À l’occasion de la 27ème édition de la Quinzaine de l’Environnement, l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali (ANGESEM) a franchi une étape cruciale dans la lutte contre la pollution hydrique. L’agence a orchestré le jeudi 11 juin 2026, une journée de sensibilisation de grande envergure à la station d’épuration de Sotuba, située en Zone Industrielle. Cet événement majeur a mis en lumière l’urgence de traiter les eaux usées de la teinturerie artisanale, un secteur clé où l’essor économique doit désormais conjuguer avec l’exigence écologique.
Placée sous le thème fédérateur « Un environnement sain commence par des pratiques de teinturerie durable», cette rencontre stratégique a mobilisé de nombreux acteurs institutionnels, des professionnels du secteur et des partenaires internationaux de premier plan, à l’instar de l’organisation néerlandaise SNV Mali.
Conjuguer survie économique et urgence écologique
Si la teinturerie artisanale constitue un pilier socio-économique vital pour des milliers de familles maliennes, l’impact environnemental de ses rejets chimiques bruts exige une réponse institutionnelle rigoureuse. C’est tout le sens de l’action de l’ANGESEM. En initiant ce dialogue direct avec les artisans, l’agence réaffirme sa vision : ancrer durablement la protection des écosystèmes et de la santé publique au cœur du développement économique national.
Cette démarche proactive a reçu un écho très favorable de la part des autorités locales et des partenaires au développement. Le représentant du maire de la Commune II, ainsi que la Directrice pays de SNV Mali, ont tour à tour salué la pertinence de l’initiative, réitérant leur soutien indéfectible aux actions de l’ANGESEM.
Représentant le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD), le Conseiller technique Drissa Traoré, a insisté sur la portée de ces actions pour l’amélioration concrète du cadre de vie des populations urbaines.
Un appel gouvernemental à la responsabilité collective
M.Traoré a également mis en avant les investissements massifs du gouvernement malien et de ses partenaires financiers pour doter le pays d’infrastructures d’épuration de pointe. Toutefois, le succès de ces investissements repose sur l’implication des premières concernées. Le représentant ministériel a ainsi interpellé les actrices de la teinturerie sur trois responsabilités majeures : S’approprier pleinement les infrastructures modernes mises à disposition ; Adopter systématiquement les bonnes pratiques environnementales au quotidien ; Pérenniser les installations pour garantir un impact écologique à long terme.
L’ANGESEM, bras armé de l’assainissement au Mali
La journée s’est articulée autour d’un panel d’échanges interactifs sur les défis structurels du secteur, suivi d’une visite guidée de la station d’épuration de Sotuba. Cette immersion technique a permis aux participants de découvrir concrètement le circuit de dépollution des eaux usées avant leur rejet dans la nature.
Mme Doussouba Doumbia, Directrice générale de l’ANGESEM, a réaffirmé à cette occasion le rôle central de son institution comme garante de la santé publique et de la biodiversité. Elle a rappelé que le mandat de l’agence s’articule autour d’objectifs stratégiques majeurs.
Aissetou Cissé









