MALI : PEINE DE MORT POUR LE MEURTRIER DE LA CAPRALE AÏCHÉ BARRY

 

 

Quatre ans, après le drame qui a bouleversé le pays, la Cour d’appel de Bamako a rendu un verdict historique ce mardi 19 mai 2026. Mohamed Haïdara a été condamné à la peine capitale pour le meurtre de son épouse, tandis que son complice écope de 7 ans de prison. Un signal fort de la justice malienne contre l’impunité des féminicides.

Un verdict exemplaire

La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a tranché avec fermeté. Reconnu coupable du meurtre de sa conjointe, la caporale de la Garde nationale Aïché Barry, Mohamed Haïdara a été condamné à la peine de mort. Son complice, Bakary B. Sangaré, a quant à lui été condamné à sept ans de réclusion criminelle. Ce procès, initialement prévu en avril et impatiemment attendu par la société civile, marque un tournant judiciaire majeur au Mali.

Rappel d’un drame absolu

Le calvaire de la victime remonte à la nuit du 9 au 10 mai 2022. La caporale Aïché Barry avait été brûlée vive dans sa chambre à Hamdallaye, Bamako. Après l’horreur est venue l’indignation : arrêté juste après les faits, Mohamed Haïdara s’était évadé de sa garde à vue à la gendarmerie, avant d’être capturé à nouveau en juin 2022, dans les environs de Sangarébougou.

Le symbole de la lutte contre les féminicides

Cette affaire a suscité une vive émotion à travers tout le pays. Portée par des organisations de défense des droits des femmes et des figures publiques, elle est devenue le symbole de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) au Mali. En prononçant cette sentence, la justice malienne envoie un message clair : honorer la mémoire d’une femme militaire arrachée aux siens, et briser définitivement l’impunité face aux violences conjugales.

Aissetou CISSÉ

 

 

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