
En prélude de la commémoration de la journée de l’Afrique, « une journée de sensibilisation et de réflexion sur la citoyenneté malienne et les initiatives de la MISAHEL au Mali et au Sahel » a été concomitamment organisée le jeudi 21 mai 2026, à la Fondation pour l’enfance ATT par la mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) et l’Association d’appui aux initiatives de paix, de cohésion sociale et de développement (AAIPCD).
L’ouverture de cette cérémonie était présidée par le chef de mission par intérim de la MISAHEL M. Fulgence Zeneth, qui avait à ses côtés la présidente de l’Association d’appui aux initiatives de paix, de cohésion sociale et de développement (AAIPCD) Mme Dembélé Mariam Diarra, en même temps paneliste. Les deux autres panélistes M. Fousseyni Doumbia responsable pour le renforcement des capacités de l’AJCAD, le chef de l’unité droits de l’homme et genre à la MISAHEL M. Hugues Penda et de plusieurs participants et participantes.
Selon les organisateurs, le choix de ce thème s’explique par le contexte actuel du Mali marqué, par de nombreux défis sociaux, économiques et sécuritaires face auxquels, il est important selon eux, de renforcer l’esprit citoyen et l’engagement des acteurs de la société civile dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement, y compris dans les rapports avec certains partenaires comme la MISAHEL. Ils estiment que la citoyenneté ne se limite pas uniquement aux droits fondamentaux tels que le droit à l’éducation, à la santé, à la sécurité, à la liberté d’expression et à la participation à la vie publique. Mais soulignent-ils, la citoyenneté, implique aussi des devoirs dont chaque citoyen et citoyenne est invité à faire preuve de responsabilité en respectant les lois du pays, en préservant les biens publics tout en contribuant au développement de sa nation.
Pour eux, les attentes sont : « les participants sont outillés d’une part sur le sens de la citoyenneté, son importance dans le contexte de crise multidimensionnelle, la nécessité de promouvoir la citoyenneté comme un vecteur de stabilisation. D’autre part, une large diffusion sur les interventions de la MISAHEL permet également aux participants de prendre la mesure de la contribution de l’Union africaine à la stabilisation du Mali, comme en témoigne cette organisation.

Dans son intervention, Mme Dembélé Mariam Diarra est revenue sur les zones d’interventions de son association, son rôle et de lancer un appel à l’union. « L’Association d’appui aux initiatives de paix, de cohésion sociale et de développement (AAIPCD), est une organisation de la société civile engagée dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale, de l’égalité de genres et du développement communautaire. Elle intervient sur plusieurs axes notamment, les renforcements des capacités, l’autonomisation des femmes et des jeunes, les questions de socialisations des personnes vulnérables et marginalisées, la promotion du vivre-ensemble et la participation des citoyens à la citoyenneté active », a indiqué la présidente de l’AAIPCD. Elle salue le partenariat entre son association et la MISAHEL et invite toutes les sensibilités du Mali à s’unir autour de l’essentiel pour la sortie durable de la crise.
Pour sa part, le Chef de mission par intérim de la MISAHEL M. Fulgence Zeneth, a rappelé que cette journée entre dans le cadre de la célébration de la journée de l’Afrique, qui a lieu chaque année, le 25 mai et ce, depuis 1963, date de création de l’Organisation de l’Unité africaine(OUA). « Cette journée c’est pour magnifier l’unité entre les États, leur souveraineté », indique-t-il. Et d’ajouter « Nous voulons un monde de paix, un monde où toute la population se sente à l’aise pour vaquer à ses différentes occupations. Nous voudrions que la paix devienne une réalité et que la paix ne soit pas quelque chose de chimérique ». Et de laisser entendre que pour « la MISAHEL, ces associations qui travaillent auprès de différentes populations semblent être des cibles privilégiées pour porter ce message là et amplement dans les différentes couches de la société ».
Rappelons que la MISAHEL a été établie en 2013, pour assurer une présence quasi permanente de l’UA, proche de l’épicentre de la crise du Mali et des autres pays de la région du Sahel. Son mandat repose sur quatre 4 piliers notamment : la politique, les droits de l’homme, le genre et l’action humanitaire et le développement.
Yacouba COULIBALY






