Le Musée national de Bamako a servi de cadre le jeudi 23 avril 2026, à l’exposition des 40 ans de l’artiste Oumar Kamara Ka, non moins Ddirecteur général du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia-BFK. L’artiste consacre exclusivement une partie de ses œuvres aux femmes, dénommées les « Jocondes noires » mettant en relief, les valeurs qu’elles véhiculent dans la société.

Cette cérémonie était placée sous la présidence du ministre de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé et parrainée par l’ancien premier ministre Ousmane Issoufi Maïga. C’était en présence de plusieurs personnalités, des étudiants (tes) et collaborateurs de l’auteur.
Les tableaux exposés étaient au moins, une centaine d’œuvres produites durant 40 années de création, de résilience et d’amour. L’exposition comprend cinq (5) principaux parcours : La décennie académique; Les cantatrices du Mali ; La dimension esthétique et philosophique du musicien Salif Keïta ; Les Jocondes noires et les acteurs de la transition malienne.

L’exposition relative à la séquence « Jocondes noires » qui immortalise les femmes, a attiré l’attention des visiteurs. Pour l’auteur, « Cette séquence de l’exposition est présentée au public pour la première fois. Elle est inédite en ce sens qu’elle interroge la tradition de l’art de la Renaissance, à travers l’image emblématique de la Joconde de Leonard de Vinci, transposée dans une dimension africaine. Ce dernier qui est italien d’origine, est considéré selon M Kamara Ka, comme le plus grand artiste dans le monde ayant laissé des traces.
Il ajoutera que cette exposition est une série de portraits de femmes du Mali, qui sont devenues célèbres auprès de leurs contemporains grâce à leur beauté et leur élégance. Et d’ajouter que ces femmes ont marqué les esprits et façonné les attitudes de leurs concitoyens au sens esthétique du terme. Avant de se féliciter pour son choix : « La femme c’est l’expression la plus achevée. C’est la création au sens divine du terme », a-t-il soutenu.
En outre, à travers cette exposition, Oumar Kamara Ka invite à la fois, les artistes ainsi que la jeunesse au travail : « Si la création se limitait à l’idée de création, il n’y aurait jamais eu de création. On ne peut pas rester à croiser les bras, mais l’artiste doit produire et je voulais montrer comme ça à la jeunesse que seul le travail paye », a-t-il souligné.

De même, il perçoit cette exposition comme une expression d’un sentiment personnel qui met en avant, quatre décennies d’intenses productions, l’impact culturel du vécu, les espoirs et parfois les sautes d’humeurs empreintes de profonds ressentiments, mais sans rancœur ». Et de soutenir que « c’est un témoignage vivant de résilience, de création et d’amour ».Toutes ces histoires que vous allez raconter dans ces œuvres sont mes histoires. Chacun des tableaux raconte une histoire. Et toutes ces histoires sont liées à ma vie », a indiqué le héros du jour.

Le ministre de tutelle est comblé : « l’exposition des 40 ans de l’artiste Oumar K m’a plongé dans un souvenir, en me confortant d’être toujours fier de ce Mali. Les travaux de ces 40 ans, relatent le passé glorieux du Mali, son présent et son futur. Ces joyaux de l’auteur continueront d’inspirer la jeune génération. Ses œuvres sont à saluer, on y trouve les valeurs du Mali », s’est exprimé le ministre de la Culture M Mamou Daffé.
Rappelons que ce projet d’exposition consacre les 40 années de la carrière artistique de l’auteur sous l’angle d’une carrière artistique de transmission de la mémoire aux générations futures. À travers elle, le directeur du Conservatoire rend à sa manière, un vibrant hommage à ces nombreuses personnes anonymes parmi lesquelles ses muses, qui lui ont servi de sources d’inspiration à sa création d’œuvres artistiques. L’objectif de ladite exposition est de faire connaitre les œuvres de l’artiste, l’environnement dans lequel elles été réalisées ainsi que, les diverses techniques de peinture expérimentées tout au long d’un parcours académique passionnant et inspirant. Les œuvres sont composées de peintures, de croquis et de portraits.
Yacouba COULIBALY






