BAMAKO VIBRE AU RYTME DE LA 3ème ÉDITION DU FESTIVAL ATTIÉKÉ POISSON

 

Lancée ce jeudi 23 avril à Bamako, la 3ème édition du Festival Attiéké Poisson Braisé (FAPB) promet quatre jours de festivités culinaires et musicales sur l’ïle Crocod’ île. Entre saveurs ivoiriennes et hospitalité malienne, l’événement s’impose comme le nouveau rendez-vous incontournable des gourmets sur les berges du Niger.

Le cadre est enchanteur, presque hors du temps. Sur l’Île Crocodile, au bord du fleuve, les effluves de poisson braisé et d’attiéké frais accueillent les visiteurs dans une ambiance paisible de « village reculé ». C’est ici que Serge Tebede et N’Djim Aboubacar, les deux co-promoteurs du festival, ont choisi de célébrer la richesse de la gastronomie africaine.

 

Un concept panafricain né d’une amitié

Si l’attiéké évoque immédiatement la Côte d’Ivoire, Serge Tebede tient à rectifier le tir : « Ce concept est purement africain. Que l’on soit au Mali ou ailleurs, nous sommes tous des Africains. Notre objectif est de promouvoir nos mets et de réunir toutes les nationalités vivant ici autour d’un plat commun. »

L’aventure, qui a débuté en 2011, par des soirées privées à la Villa Soudan, a bien grandi. Sous l’impulsion de son ami N’Djim Aboubacar (alias Bouba), le projet a muté en un véritable festival d’envergure en 2023. Malgré une année de pause due aux inondations à Bamako, l’équipe revient plus forte pour cette 3ème édition, portée par l’autofinancement et le soutien fidèle de partenaires comme BraMali et Extrella Foods.

« Aboudjama », concerts et convivialité

Durant quatre jours (du 23 au 26 avril), les festivaliers pourront découvrir l’attiéké sous toutes ses formes, notamment le célèbre  « Aboudjama », accompagné de poissons braisés, poulets frits, dindons ou encore de sauces crevettes. Pour les restauratrices comme Aminata Haïdara, promotrice Restaurant Ivoire Food,  ce festival est une vitrine essentielle : « C’est une opportunité de tisser des liens et de conquérir une nouvelle clientèle avec nos spécialités de cailles et de pigeons. »

Côté ambiance, la Troupe Babemba a ouvert le bal ce jeudi. Dès vendredi, la « crème des jeunes artistes » prendra le relais pour des concerts live qui promettront de faire danser Bamako jusqu’au bout de la nuit.

 

Un succès populaire déjà visible

Le public, lui, est déjà conquis. Maïmouna et Fatouma, attirées par une publicité sur TikTok, ne cachent pas leur enthousiasme : « Le cadre est splendide, accueillant, et les plats sont vraiment délicieux. On invite tout le monde à venir ! »

Avec un ticket d’entrée à 2 000 FCFA et des plats accessibles à toutes les bourses (dès 2 000 ou 3 000 FCFA), les organisateurs ont misé sur la proximité. « Nous ne sommes peut-être pas encore les numéros 1, mais nous sommes les prochains sur la liste », confie Serge Tebede avec optimisme.

Pour Michael Zensah, représentant d’Extrella Foods, soutenir cet événement est une évidence : « C’est une opportunité d’affaires, mais surtout une façon d’accompagner des jeunes courageux qui créent de la valeur. »

Le festival ouvre ses portes chaque jour dès 13h. Aux amateurs de bonne chair et de bon son : l’Île Crocodile est, ce week-end, le cœur battant de l’intégration africaine à Bamako.

Aissetou CISSÉ

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