La 32 ème édition de la campagne nationale de reboisement au Mali, a officiellement été lancée le 25 Juillet 2026 par le premier ministre, chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga. Cette édition a pour thème « La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali vert et résilient ». Le slogan retenu : « Un arbre pour chacun, un Mali Vert pour tous ». C’est dans le cadre de cette campagne que, le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires du Mali (REFAMP-Mali), a tenu une activité de reboisement à l’école fondamentale de Missabougou le 8 septembre. Le thème de cette activité était : « Planter, entretenir des arbres dans les cours d’école développe le sens de responsabilité environnementale des élèves ».
La vice-présidente du REFAMP-Mali, Mme Ascofaré Ouleymatou Tamboura a souligné que «l’objectif de cette campagne consiste à mettre en terre des milliers de plants à travers le pays pour lutter contre la perte annuelle du couvert végétal. C’est pourquoi, le REFAMP-Mali résolument attaché à la cause environnementale, vous invite à soutenir cet objectif noble de l’État, porteur d’espoir, en procédant à la plantation des plants. Le choix de ce site a un double avantage car, il implique les écoliers, leurs encadreurs et les Centres d’Animations Pédagogiques. Par ailleurs, l’école constitue un site sécurisé à l’abri des animaux en divagation facilitant l’entretien, l’arrosage et le suivi régulier des arbres » a-t-elle affirmé.
Elle a profité de l’occasion pour remercier la cheffe de cabinet du ministère des transports et des infrastructures, Mme Diallo Mariam Touré, le maire de Missabougou, Jonathan Poudiougou, le chef de quartier Karim Sangaré ; les encadreurs et les agents des Eaux et Forêts, qui ont bien voulu soutenir cette initiative. La Direction Générale des Eaux et forêts a gracieusement offert 300 plants dont 100 Eucalyptus camaldulensis, 100 Moringa oleifera et 100 Gmelina arborea.
Elle pense que la mobilisation de la jeunesse demeure un symbole fort pour l’État malien car, ce sont ces jeunes qui, demain, seront les acteurs de la vie économique et sociale de notre pays. C’est dans cette perspective que le reboisement national 2026, a mis l’accent sur l’implication des jeunes générations, afin d’ancrer en eux, les réflexes écologiques durables.
Pour conclure, elle dira que « plus que jamais, le Mali dans un contexte de dégradation des terres lié au changement climatique, devra faire du reboisement une priorité absolue, une urgence vitale permettant la restauration des espaces dégradés».
La représentante des élèves, Mlle Hari Allassane Dicko, a non seulement souligné l’importance et les bénéfices des arbres, mais elle a aussi appelé à lutter contre la coupe abusive de bois. Elle interpelle également ses pairs sur leurs responsabilités en tant que jeunes. « Notre part de responsabilité est d’apprendre à respecter la nature et surtout à prendre soin des arbres que nous allons planter aujourd’hui. Plantons aujourd’hui et protégeons demain » a-t-elle souligné.
Mme Oumou Sankaré, point focal environnement, représentante du DCAP de la commune 6, dans son intervention a précisé que « l’arbre est le symbole de la vie, de la protection et de l’avenir. En choisissant d’implanter cette action au sein d’une école publique, le REFAMP pose un acte d’une portée pédagogique inestimable. L’école n’est pas seulement le lieu où l’on apprend à lire et à écrire. C’est aussi le lieu où l’on forge les citoyens de demain.
En associant directement nos écoliers et leurs encadreurs à cette plantation, nous leur transmettons une leçon vivante d’éco-citoyenneté et de responsabilité envers notre environnement » a-t-elle noté.
Elle lance un appel vibrant à toute la communauté éducative de Missabougou : Directeurs, enseignants, élèves et parents d’élèves. Plantés aujourd’hui, ces arbres deviennent notre patrimoine commun. C’est notre responsabilité de veiller sur eux, de les arroser régulièrement et de les entretenir pour qu’ils grandissent en même temps que nos enfants, en leur offrant ombre, fraîcheur et un cadre d’apprentissage sain a-t-elle souligné.
Pour clore ses propos, elle a assuré que le Centre d’Animation Pédagogique de Banankabougou jouera pleinement son rôle de supervision pour que cette action soit une réussite totale et durable.
La cérémonie a pris fin par la prise d’une photo de famille, suivi de la plantation des pieds d’arbres.
Mady TOUNKARA








