LE RÔLE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DANS LE DEVELOPPEMENT LOCAL : LA COMAGESC MISE SUR LA SENSIBILISATION

 

Ils étaient membres de la COMAGESC, des partenaires, des OSC à prendre part le mercredi 10 juin 2026, à la cité UNICEF de Niamakoro en commune VI, à une conférence débat portant sur le « Rôle de la société civile dans le développement communautaire : Cas de la COMAGESC ».

Cette cérémonie qui entre dans le cadre de la quinzaine de l’environnement, a été marquée par la présence de la présidente de la Coalition malienne genre, sécurité et changement climatique(COMAGESC) non moins présidente de ENERGIA Mme Keïta Aïda M’Bo, le représentant du maire de la commune VI du district de Bamako, le chargé des affaires courantes de la mairie M. Fousseyni Cissé et de plusieurs participants.

Après avoir mis l’accent sur l’importance du thème, Mme le ministre Keïta Aïda M’Bo, indiquera que le développement communautaire ne peut être l’affaire exclusive de l’État ou des collectivités territoriales, ajoutant que ceci repose sur une participation active de tous les acteurs.  Notamment la société civile, qui constitue selon elle, un pilier essentiel de la gouvernance locale et du développement durable.  Pour elle, la société civile regroupe les associations, ONG, organisations communautaires, mouvements de jeunes, organisations féminines, réseaux citoyens et autres structures engagées dans la défense de l’intérêt général et de soutenir que ladite société civile agit comme un trait d’union entre les populations, les autorités publiques et les partenaires au développement.

Par ailleurs, la présidente de ENERGIA soulignera quelques rôles de la société civile citant par exemple la sensibilisation et l’éducation citoyenne ; la mobilisation communautaire ; le plaidoyer et la défense des intérêts des communautés ; le renforcement de la cohésion sociale ; et l’accompagnement du développement durable.

En outre, elle ajoutera quelques défis liés entre autres, au manque de ressources financières ; au renforcement des capacités des acteurs ; à l’accès aux partenariats stratégiques ; à la pérennisation des initiatives communautaires. Face à ces défis, suggère Mme Keita Aïda M’Bo, il est nécessaire de renforcer la collaboration entre l’État, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, le privé et les organisations de la société civile afin de construire des communautés plus résilientes, inclusives et durables.

De même, elle soutiendra que le développement communautaire durable ne peut être atteint sans une société civile forte, organisée et engagée ajoutant que celle-ci est un acteur de proximité, un moteur de mobilisation et un partenaire incontournable dans la recherche de solutions aux défis auxquels nos communautés sont confrontées.

« En cette Quinzaine de l’Environnement, renouvelons notre engagement à soutenir les initiatives citoyennes et à promouvoir une participation active de tous pour bâtir un Mali plus vert, plus solidaire, plus prospère et en paix », a laissé entendre l’ancienne ministre Keïta Aïda M’Bo.

C’est ainsi que, le chargé des affaires courantes de la mairie de la commune, M. Fousseyni Cissé, va réagir : « Parler de l’environnement aujourd’hui, n’est pas un luxe aux regards des enjeux. Quand on regarde comment notre cadre de vie est carrément dégradé avec les pollutions, les coupes abusives de bois ça nous interpelle. Nous sommes interpellés à plus d’un titre. C’est au regard de tout ça que le rôle de la société a tout son sens, qui est de jouer un rôle de sentinelle, de lanceurs d’alertes, de sensibiliser et d’éduquer la population », a-t-il indiqué avant de réaffirmer l’accompagnement de la mairie de la commune VI aux responsables de la COMAGESC dans leurs initiatives.

 

Enfin, à l’issue des travaux, les échanges ont porté sur le rôle de la société civile dans le développement à la base ; l’expérience de la COMAGESC dans le développement local : la gouvernance locale, la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre les changements climatiques ; entre autres.   Les participants recommandent à ce que l’État, les collectivités et la société civile travaillent en synergie pour booster le développement communautaire ; la gestion des déchets ; l’accès au document foncier pour la réalisation des projets des femmes au niveaux des collectivités, et communautés ; de sécuriser les espaces maraichers aménagés pour les femmes, le renforcement des capacités des femmes dans les techniques de transformation des déchets en engrais organiques, entre autres.

Yacouba COULIBALY

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