
La Maison de la presse a servi de cadre à un point de presse de plus d’une centaine de partis politiques, afin de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin contre une tentative du gouvernement de dissolution des partis politiques, aussi de leur exclusion au processus de réforme politique en cours notamment des concertations autour de la relecture de la Charte des partis politiques en cours, auxquels ils ont décidé de ne pas participer. C’était le samedi 26 avril 2025, en présence de plusieurs leaders et militants politiques.
A la lecture de leur déclaration par le Président du parti APR, Oumar Ibrahim Touré, il a dénoncé la démarche du gouvernement à travers le Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, malgré leurs demandes répétées de rencontres mentionnées dans plusieurs correspondances. Il a fustigé la marginalisation des partis politiques dans les processus de concertation ainsi que la suspension de leurs activités qu’ils jugent « sans fondement juridique clair ».
Aussi, il a dénoncé les manœuvres qui les ont empêchés d’avoir la salle Bazoumana Sissoko du Palais de la Culture. En effet, ils avaient prévu, un meeting ce dimanche 27 avril, pour dire « non » à la tentative de dissolution des partis politiques en cours. La salle, disponible dans un premier temps, sera finalement déclarée « occupée » à cette date. ls ont déclaré toute leur détermination à protéger les principes démocratiques inscrits dans la Constitution. « Nous nous engageons à promouvoir la liberté d’expression, d’association et de rassemblement dans notre pays, tout en soulignant notre attachement profond à la Constitution du Mali, adoptée par plus de 3 millions de citoyens avec un taux de 96 % de votes favorables et validée par la Cour constitutionnelle le 21 juillet 2023 ».
Face à cette situation, les partis politiques ont annoncé une série de rencontres avec les autorités morales, syndicales et associatives en attendant la conclusion de la phase nationale des concertations. Ils profitent pour interpeller les autorités de la transition pour rectifier la situation et préserver le pluralisme démocratique. Selon lui, cette constitution renforce les acquis démocratiques ainsi que le rôle des partis politiques en République du Mali. Ensuite, il a réaffirmé leur soutien indéfectible à l’armée malienne et au peuple. Ils ont exhorté les autorités à privilégier un processus plus inclusif et transparent.
Avant d’exprimer certaines demandes, dont le respect des lois constitutionnelles, la garantie du pluralisme démocratique, l’abandon des politiques d’exclusion et la libération des détenus politiques. Ils appellent à l’« Union » et disent « non à l’exclusion!
En effet, un hommage a été rendu à Mamadou Traoré dit le Roi, leader politique placé sous mandat de dépôt, vendredi dernier, à la suite de ses déclarations dans les médias. Prenant la parole, le Président Mountaga Tall a annoncé : « nous (les politiques) avons été écartés ; on nous a jetés à terre ; maintenant, ils veulent nous traîner derrière eux. C’est trop, nous ne l’accepterons pas ! ». « Comment voulez-vous que 1 500 personnes (participants aux concertations nationales) puissent annuler une décision prise par plus de 3 millions de Maliens qui ont voté et adopté la nouvelle constitution », a-t-il souligné.
Pour clore son intervention, il a rappelé que, comme annoncé au point de presse précédant : « les leaders politiques ont souhaité rencontrer le Premier ministre Général Abdoulaye Maïga, qui est aussi ministre de tutelle des partis politiques. A ce jour, aucune rencontre n’a encore eu lieu, et les concertations se poursuivent avec des déclarations « hors sujets ».
Aissetou CISSE






