
Ce lundi 17 novembre 2025, une étude intitulé les trajectoires de femmes dans les processus de paix au Mali a été présentée. Cette œuvre a pu être réalisée grâce aux partenaires FES Mali ( Friedrich Elbert Stiftung) et AC-RSS Alliance Citoyenne pour la Réforme du Secteur de la Sécurité. C’était au siège de FES, une cérémonie de présentation présidée par le représentant de Mme la représentante de FES Mali, Monsieur Abdourahmane Dicko, à ses côtés IIlo Allaye Diall, Mme la coordinatrice de AC-RSS et Mme Amina A. Dicko présidente de Solidaris 223.
Aux dires de la coordinatrice Mme Nana Alassane Touré, l’objectif principal de cette étude est de capitaliser les motivations, les parcours, les obstacles ( défis) et perspectives des femmes maliennes engagées dans les différents processus de négociation et de médiation des crises et conflits.
Pour elle l’étude s’est attelée à faire ressortir entre autres les éléments : L’implication des femmes dans la prévention et le règlement des conflits et des crises, ainsi que dans le processus de négociation et de médiation ; Le portrait des trajectoires des femmes dans le processus de paix, soulignant leurs défis et contraintes, ainsi que leurs contributions et impacts, a noté la coordinatrice.
Elle a souligné que « nous avons rencontré pas mal de difficultés qui ne nous ont pas empêché d’atteindre notre objectif. Nous avons eu un souci avec les données que nous avons reçu, les données n’étaient pas assez détaillées pour la simple raison, que nous n’avons pas effectué le déplacement mais, on avait des relais, qui ont fait la collecte des données et à travers les entretiens téléphoniques. Le moment a coïncidé avec l’inondation. Mais aussi, les déplacements de femmes pour beaucoup de raisons à Bamako, à cause de la situation sécuritaire, elles ont changé de zones. Certaines se sont retrouvées à Bamako, et dans d’autres localités du Mali. Autre difficulté était la non-prise en compte des femmes (au marché, ou qui se trouvent au bureau mais ne milite pas), celles qui n’ont pas eu la chance de participer au processus de paix » a-t-elle ajouté.
Il est ressorti un certain nombre de constat, le taux de scolarité des femmes est faible, et les violences dues à l’insécurité dans beaucoup de régions du Mali, de manière disproportionnée, les femmes manquent de soutiens pour organiser des initiatives, un problème financier qui bloque les associations qui travaillent sur les questions de paix et de sécurité et la prévention des conflits. Elles nous ont fait savoir que les femmes jouent un rôle crucial dans la médiation au sein de la communauté, les contributions de ces femmes sont rarement reconnues au niveau national, quand on met en place le programme humanitaire, les résolutions de conflits.
Mme Nana Alassane Touré a cité les trois principales causes qui font le poids des pesanteurs sociaux.
Les facteurs économiques ( elles évoluent dans le secteur informel), et les contextes d’ordre politique, la discrimination au niveau institutionnel et au niveau opérationnel, qui limite la participation des femmes dans le mécanisme de prévention et de gestion des conflits.
Les recommandations :
Renforcer les capacités et les compétences des leaders traditionnels et religieux ; Fournir plus d’efforts pour le maintien des filles à l’école, à travers le parrainage des élèves filles par des femmes leaders et d’autres actions pertinentes dans le domaine ; Valoriser les femmes médiatrices vivant au niveau communautaire et les faire participer aux processus de médiation en fonction de leurs capacités et efficacité au même titre que les hommes ; Favoriser plus l’implication des femmes dans les processus de paix.

Le représentant de FES Monsieur Abdourahmane Dicko a rappelé que la « Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a été fondée en 1925 ; elle est la plus ancienne fondation politique d’Allemagne. Elle doit son nom, son existence et sa fonction à l’héritage politique de Friedrich Ebert, le premier président allemand élu démocratiquement après la République de Weimar. FES appuie son action sur les valeurs fondamentales de la social-démocratie que sont la liberté, la justice et la solidarité. Organisation à but non lucratif, la FES travaille de manière autonome et indépendante » a souligné Monsieur Dicko.
Ainsi il a affirmé qu’une société libre et solidaire qui promeut l’égalité de chances en matière de participation politique, économique, sociale et culturelle, sans distinction d’origine, de sexe ou de religion ; Un État social qui garantit de meilleurs systèmes de formation et de santé, lutte contre la pauvreté et met en place les protections contre les principaux aléas de la vie ; Un pays qui assume ses responsabilités pour la paix et le progrès social.
Mady TOUNKARA






