Ce vendredi 28 août 2026, les membres de l’Association pour l’Autonomisation des Femmes en milieu Rural et Urbain-AFARMU, ont rendu visite à NYELENI Magazine, pour bien s’imprégner du travail de leur partenaire. Les femmes ont été reçues par la promotrice et son équipe, qui se bat à travers la plume pour promouvoir les droits de la femme depuis 1992.
Les membres de AFARMU à leur tête la Vice-présidente Salimata Pérou ont été reçus par la fondatrice du magazine, Mme Maimouna Traoré et quelques journalistes. Mme Traoré a souhaité la bienvenue a AFARMU qui est aussi partenaire de NYELENI Magazine. Après les présentations, l’historique du journal a été dévoilée aux visiteuses « En février 1990, avec des amis, nous avons créé le Journal d’information général « AURORE », j’ai trouvé qu’on y parlait moins des préoccupations des femmes. Vous savez que la presse a été le fer de lance de la démocratie, elle parlait plus de politique. J’ai ainsi, voulu créer un organe qui fait la promotion des droits des femmes et montre leurs savoir-faire. D’un projet, la création effective s’est opérée en août 1992, après mon retour du Sommet mondial de la terre à Rio de Janeiro. J’ai décidé alors, d’y adjoindre l’environnement et le développement .»
Pourquoi l’appellation NYELENI ?
Nieleni est tiré du riche patrimoine bambara. Nieleni ou Gneleni, un prénom destiné à une première fille, la préférée d’un mari polygame etc. Nieleni est cette championne des travaux champêtres, qui a su dompter la culture du fonio, protéger son environnement. L’écriture a été modifiée pour faire la différence avec le prénom d’origine « J’ai juste opté pour le Y dans Nieleni, mais je vois que c’est ce qui a plu. C’est un plaisir de voir que j’ai contribué au changement d’orthographe dans un prénom. Avant moi, il y avait le centre de tissage de Ségou et un atelier de couture à Niaréla et c’était Nieleni dans les deux cas ». a-t-elle expliqué.
NYELENI Magazine rend hommage à toutes les femmes battantes. La fondatrice a souligné que Nyeleni a participé à plusieurs rencontres internationales dont celle préparative de Beijing en 1995 à Dakar. Le journal a eu de beaux jours surtout avec le magazine d’une trentaine de pages en couleur. Aujourd’hui, il y a un hebdo et un site web, les difficultés aussi sont là. Elle a aussi expliqué comment se fait la production, de la collecte à l’impression en passant par le traitement de l’information et le montage. «Parmi les journaux que vous tenez en main, il y en a de 30 ans. L’archivage aussi compte beaucoup dans le travail que nous faisons », a précisé la directrice.
La satisfaction des visiteuses
Les femmes ont suivi avec attention, toutes les explications, exprimé leur étonnement, quant à la longue chaine de production d’un journal. Elles ne trouvaient pas aussi compliqué le travail. Certaines disent connaitre le journal de vue, mais ne savent pas qu’il fallait toutes ces étapes pour produire un journal. Salimata Pérou la Vice-présidente de AFARMU, a remercié la directrice pour l’accueil et toutes ces explications sur un monde que la plupart d’entre elles ignoraient.
Ainsi, elle a déclaré que « les femmes devraient être curieuses pour découvrir le monde qui nous entoure. Il ne suffit pas d’aller à l’école pour comprendre certaines choses, même sans être instruite on peut les comprendre. Je ne me suis jamais intéressée réellement à la fabrication d’un journal, mais ces quelques explications m’ont permis de comprendre, comme tous les membres de l’association ici présentes. Nous sommes satisfaites de cette rencontre et nous tenons à exhorter la directrice et son équipe de pérenniser ce genre d’activité pour nous faire découvrir d’autres choses hors de nos connaissances. Il y’ a des archives ou nous avons vu les photos des anciennes premières dames Adam Ba Konaré, Mme Touré Lobbo Traoré, la première femme gouverneur, Mme Sy Kadiatou Sow, la première femme, premier ministre, feue Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé etc.
Nous avons vu aussi des femmes rurales, les paysannes en pleine activité, cela prouve que NYELENI n’a oublié personne, quel que soient les horizons, tout le monde est pris en compte. » D’autres membres ont fait des suggestions qui seront prises en compte dans les jours à venir. La visite a pris fin par une photo de famille.
Mady TOUNKARA







