Après le succès du Niger organisé le 19 avril 2025 à Zinder, le Palais des pionniers de Bamako a abrité le samedi 11 juillet 2026, la deuxième édition du cercle thé sous le thème : « Vivre-ensemble et solidarité : La voix des peules de l’AES pour une cohésion durable ». Le Burkina Faso abritera très prochainement la troisième et la dernière étape du cercle du thé qui sera consacrée à la consolidation des liens.
La cérémonie a été marquée par la présence de la présidente d’EPUViMAM/OSF/APA initiatrice du cercle du thé sahélien, Mme Aïssata Kéoulé Boundy. Elle avait à ses côtés, des panelistes comme la présidente des femmes leaders de l’AES Mme Binta Diallo, l’Enseignant chercheur en sociologie-anthropologie Dr Abdoulaye Boré, le magistrat M. Boubacar Sidiki Samaké et de plusieurs autres personnalités.
Le Niger a couvert la première étape avec succès, c’est le cadre selon Mme Aïssata Kéoulé Boundy, d’une vie meilleure pour les peuples du sahel. Elle a rendu un vibrant hommage aux autorités coutumières et administratives du Niger, de l’avoir élevée au rang de « Maïrama » (princesse) fille de sa Majesté, avant d’être intronisée « Tambara » (reine des femmes du sultanat tricentenaire du Damagaram). Et de lever une équivoque : « Nous sommes des organisations de la société civile. Notre rôle n’est pas de conduire les politiques publiques. Notre rôle est de rapprocher les femmes et les hommes, de créer des espaces de dialogue, de faire vivre notre culture, de transmettre nos valeurs et de rappeler que les peuples sont, eux aussi, des bâtisseurs de paix », a expliqué la présidente Boundy.
Aussi, elle expliquera pourquoi le thé s’est imposé comme l’âme et le symbole de la démarche de son association : « Le maaya (humanisme), source de notre lumière, nous enseigne que connaitre, partager et aller vers les autres sont les chemins qui nous permettent de rayonner pleinement ». Avec cette vision, et au nom des associations dont elle est présidente notamment, « Ensemble pour une vie meilleure au Mali (EPUViMAM) », « l’Organisation Sahel sans frontières (OSF) » et « Actions pour l’Afrique(APA) », qu’est né le cercle du thé sahélien. Car chez nous, dit-elle, le thé dépasse le simple rituel de la boisson : c’est un langage en soi. C’est le symbole par excellence du respect, de la fraternité et de la réconciliation. Autour de la théière, les tensions s’apaisent, les générations se rencontrent, les expériences se transmettent et les cœurs se rapprochent », a indiqué Mme Boundy.
La présidente est contente de la création de l’alliance des États du sahel (AES) qui engendre en elle, l’idée du Cercle du thé sahélien. « L’AES n’a pas seulement rapproché des États. Elle a permis à des femmes, à des jeunes, à des chefs traditionnels, à des artistes voire des associations et autres citoyens ordinaires à se rencontrer autrement. Elle nous rappelle que, bien avant les frontières héritées de l’histoire, nos peuples partageaient déjà des familles, des langues, des traditions, des échanges commerciaux, des alliances, des parentés et une même vision de la dignité humaine. C’est cette réalité que le cercle du thé sahélien souhaite faire vivre », a révélé l’initiatrice du projet.
C’est ainsi qu’elle annoncera officiellement la tenue prochaine de la troisième et la dernière étape au Burkina Faso, pays des hommes intègres. Pour elle, celle-ci sera consacrée à la consolidation des liens afin de sceller durablement l’entente, la fraternité et la solidarité entre les peuples de l’alliance des États du sahel. Avant de laisser entendre que le « Cercle du thé est avant tout, un voyage au cœur des peuples. Un voyage qui nous invite à mieux nous connaitre, à mieux nous comprendre et à bâtir ensemble une communauté de destin. Il porte une ambition simple mais profonde : unir les peuples, valoriser nos traditions communes et construire ensemble un avenir de paix, de solidarité et de fraternité ».
Rappelons que cette deuxième édition a été marquée par l’exposition photographique consacrée au sultanat du Damagaram. Le sultanat du Damagaram : Trois siècle d’histoire, de culture et de diplomatie traditionnelle au cœur du sahel ; La signature du livre d’or du cercle du thé sahélien, qui est un geste symbolique dédié aux chefs d’États de l’AES et la remise des distinctions honorifiques à certains invités pour leur engagement au rayonnement de l’initiative.
Yacouba COULIBALY






