27ème EDITION DE LA QUINZAINE DE L’ENVIRONNEMENT :  L’ONG ENERGIA RESPONSABILISE LES FEMMES FACE AUX DEFIS

Dans le cadre de la célébration de la quinzaine de l’environnement, l’ONG ENERGIA-Mali en collaboration avec la Coalition malienne genre, sécurité et changement climatique (COMAGESC) a organisé le lundi 8 juin 2026, à l’hôtel Onomo de Bamako, une conférence débat autour du thème « Le rôle des énergies renouvelables dans l’autonomisation des femmes et la résilience climatique »

 

Cette cérémonie était placée sous la présidence du directeur général de l’AMADER M Amadou Sidibé en présence de la presidente de ENERGIA Mme Keïta Aïda M’Bo et de plusieurs participants. Les sous thèmes ont été débattus par les panelistes dont la modératrice était Mme Keita Mariam Touré de la COMAGESC.

La thématique  portant sur  «  Le rôle des énergies renouvelables dans l’autonomisation des femmes et la résilience climatique » a été animée par la présidente de la CAFO, Mme Guindo Sissoko ; la deuxième  relative à   « Quelles énergies renouvelables  pour les pays sahéliens comme le Mali, le Burkina et le Niger », a été animée  par  le directeur exécutif de Mali-Folkecenter Nyetaa, M. Karamoko Diarra et la dernière portant autour du « Rôle des autorités communales dans la promotion des énergies renouvelables », a été animée par le maire de Kéla, commune de Minidjan, (cercle de Kangaba) M. Mamady Diabaté.  .

Dans son mot de bienvenue, Mme Keïta Aïda M’Bo explique la motivation : « L’ONG ENERGIA a retenu d’organiser cette rencontre avec la COMAGESC, autour d’un thème qui touche à la fois à la dignité humaine, à la justice climatique ». À travers cette activité, dit-elle, « nous nous engageons à accompagner le gouvernement du Mali dans la célébration de la 27e édition de la quinzaine de l’environnement 2026 ».  Et de rappeler que le Mali, comme de nombreux pays sahéliens, fait face à une triple urgence notamment, l’urgence énergétique, climatique et énergétique. Elle affirme que ces trois défis se croisent aujourd’hui dans la vie quotidienne des femmes.

Aussi, la présidente Keïta Aïda M’Bo déplore : « Dans nos villages, ce sont les femmes qui parcourent plusieurs kilomètres pour chercher du bois de chauffe. Ce sont elles qui subissent les effets de la désertification, des inondations, des sécheresses et de la pauvreté énergétique ».  Elle a saluer la présence du directeur de l’AMADER, d’autres partenaires et l’ensembles des membres de la COMAGESC pour leur forte mobilisation autour de cet évènement d’intérêt national.

Dans son exposé sur : « Le rôle des énergies renouvelables dans l’autonomisation des femmes et la résilience climatique », la présidente de la CAFO articulera son intervention autour d’un message central en ces termes : « Les énergies renouvelables ne sont pas seulement une solution environnementale ; elles constituent également un puissant levier d’autonomisation économique des femmes et de résilience des communautés aux changements climatiques ». Mme Guindo Sissoko estime qu’au Mali, comme dans de nombreux pays africains, les femmes sont en première ligne face aux effets du changement climatique. Et d’ajouter qu’elles assurent également, la production agricole, la transformation des produits, l’approvisionnement en eau et en énergie des ménages, ainsi que la gestion quotidienne des ressources naturelles. Pourtant, constate la conférencière « elles restent parmi les plus exposées à la pauvreté énergétique et disposent encore d’un accès limité aux ressources, aux financements et aux technologies », a-t-elle déploré.  C’est ainsi, qu’elle formulera un certain nombre de recommandations qui sont entre autres: Le renforcement de l’accès des femmes aux financement verts ; les lignes de crédit, garanties, subventions ciblées, mécanismes adaptés aux entrepreneures ; Le développement des formations techniques dans les métiers des énergies renouvelables ; Le soutien les coopératives féminines dans l’acquisition d’équipements énergétiques productifs.  La présidente de la CAFO a ensuite laisser entendre que lorsqu’une femme a accès à l’énergie, c’est toute une chaine de valeur locale qui se transforme.

Pour parler des défis liés aux énergies renouvelables des trois pays de l’AES, le directeur exécutif Folkecenter Nyetaa, M Karamoko Diarra, relève que ces trois pays notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quelque chose en commun et partagent les mêmes réalités.  Parmi les trois pays, dit-il, le Mali est en avant avec un taux qui varie d’environ 54,5%, le Burkina Faso a 21% et le Niger 8%, toute chose qui signifierait selon lui, que l’accès à l’énergie n’a pas totalement dépassé les 80% dans l’espace AES. Toutefois, le responsable de Mali-Folkecenter, exhorte les autorités de l’espace à s’engager financièrement avec les partenaires afin de permettre aux populations d’accéder aux énergies renouvelables technologiques adaptables aux climats. Il s’agit notamment, du solaire photovoltaïque, les systèmes de pompages, les bioénergies et l’éolienne.

De même, évoquant le rôle des autorités communales dans la promotion des énergies renouvelables, le maire de Kéla témoigne sur ce que l’ONG ENERGIA et COMAGESC ont fait dans son village, c’est un cas d’école, l’ONG ENERGIA à travers le projet : « Autonomisation économique des femmes à partir des énergies renouvelables dans le village de Kéla-Commune de Minidjan, cercle de Kangaba », a formé plus de 300 femmes sur les technologies des énergies renouvelables ; plus de 1200 foyers améliorées en banco adoptés ; plus de 1000 arbres plantés et plus de 400 femmes accompagnées sur la technique des cuissons propres. D’où la satisfaction du maire de Kéla paneliste : « Je remercie Mme la ministre Keïta Aïda M’Bo pour avoir pensé à ma commune et singulièrement à mon village à travers notamment l’ONG ENERGIA».  Et de soutenir que l’ancienne ministre a aidé les femmes de Kéla à connaitre leur droits, devoirs et la prise en compte de leurs préoccupations dans le programme de développement communal. Avant de souligner quelques rôles des autorités communales dans la promotion des énergies renouvelables. Pour lui, il s’agit de la planification, la sensibilisation et la mobilisation, notamment dans les actions de reboisements ; la protection de l’environnement.

Rappelons que ENERGIA est un réseau national constitué d’organisations et de personnes ressources engagées dans la promotion du développement durable, l’égalité du genre et l’amélioration des conditions de vie des communautés vulnérables au Mali, la sécurité alimentaire, l’autonomisation économique des femmes et des filles, entre autres.

Quant à la Coalition malienne genre, sécurité et changement climatique (COMAGESC), est une association à but non lucratif de droit malien qui a pour mission de promouvoir le genre, la sécurité et lutter contre les effets du changement climatique à travers notamment la gestion durable des ressources naturelles en répondant aux exigences politiques, aux programmes de développement économique, sociale et environnementale.

Yacouba COULIBALY

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