En prélude au lancement officiel de la campagne nationale « Novembre bleu » prévu pour le jeudi 5 novembre 2026 au CICB, une conférence de presse a été organisée à cet effet, le mardi 3 novembre 2026, dans les locaux du ministère de la Santé. C’était sous le thème : « Le cancer de la prostate, un mal qui peut guérir, mobilisons-nous ! ».
Cette conférence de presse était placée sous la présidence de Mme le ministre de la Santé et du Développement social représenté par son secrétaire général, M. Bouyagui Traoré. Elle a été coanimée par le directeur général de l’Office nationale de la santé de la reproduction (ONASR), le Dr Haïdra Ben Moulaye, le président de l’Association malienne d’urologie (AMU), le Pr Mamadou Lamine Diakité, en présence de plusieurs partenaires et journalistes.
Dans une note introductive, les conférenciers ont expliqué que « le cancer de la prostate survient lorsque des cellules anormales se multiplient de manière incontrôlée dans la prostate, une glande située sous la vessie. La maladie peut évoluer sans symptômes au début. L’âge est un facteur de risque majeur ; les antécédents familiaux peuvent également augmenter le risque », ont-ils indiqué. Ils ont surtout ajouté que les retards de consultation, les difficultés d’accès aux examens et aux soins spécialisés ainsi que, la peur ou la honte peuvent retarder la prise en charge. Avant d’indiquer que la campagne doit donc associer une communication claire, une mobilisation communautaire, l’information des professionnels et un circuit fiable d’orientation des personnes vers les services adaptés.
Selon eux, « l’objectif général est de contribuer à réduire les retards de recours aux soins liés au cancer de la prostate grâce à l’information, à la sensibilisation, à l’orientation et au renforcement des capacités ».
En outre, les objectifs spécifiques sont : « d’informer les hommes et leurs familles sur la maladie, les facteurs de risque, les symptômes nécessitant une consultation et les possibilités de prise en charge ; d’encourager une discussion éclairée avec un professionnel de santé sur l’opportunité des examens, selon l’âge, les antécédents et les préférences de la personne ; de renforcer les capacités des prestataires et des médias à diffuser des informations exactes, compréhensibles et non stigmatisantes ; d’améliorer l’orientation des personnes présentant des symptômes ou un risque accru vers les services compétents; et de mobiliser les partenaires institutionnels, communautaires et financiers autour d’une réponse durable ».
C’est ainsi que, les conférenciers dresseront le bilan de la première édition de 2025 : « 832 hommes ont été dépistés sur une cible de 2 000, soit 41,6 %. La tranche d’âge de 55 ans y est indiqué comme la plus représentante (69,5%), et la clinique mobile comme le dispositif ayant enregistrée le taux le plus élevé (58,89%). Les dénominations et méthodes de calcul de ces deux derniers pourcentages doivent être explicités ».
Aussi, durant tout ce mois de novembre, promettent les initiateurs de la campagne nationale « Novembre bleu », de : sensibiliser 800 000 personnes; dépister 2 000 ; former 100 prestataires; orienter 50 professionnels des médias dans le district de Bamako et environs.
Rappelons que « Novembre bleu 2026 » est une campagne de sensibilisation consacrée au cancer de la prostate et à la santé masculine. Elle vise à améliorer les connaissances, à réduire les tabous et à encourager le recours précoce aux services de santés. Enfin, « Novembre bleu » est associé au mouvement international November, lancé en australe en 2003.
A noter que la moustache et la couleur bleue sont des symboles de mobilisation autour de la santé masculine.
Yacouba COULIBALY







