SUBVENTION GC7 DU FONDS MONDIAL CONTRE LE PALUDISME AU MALI : LES ACTEURS A PIED D’OEUVRE POUR ZERO (0) CAS EN  2030   

L’Hôtel Radisson Collection, ex-Sheraton a abrité la conférence de lancement de la subvention GC7 Paludisme organisée par le Programme National de Lutte contre le Paludisme et son partenaire Catholic Relief Services (CRS), récipiendaire principal de ladite subvention. C’était mardi 04 février 2025, sous la présidence du Médecin Colonel Aïssata Koné, Directrice du PNLP, en présence de Dr  Cheick Sidi Yaya Gassama, Chef du projet  GC7 ; entre autres.

Au cours de son intervention, le représentant du CRS, Dr Cheick Sidi Yaya Gassama a indiqué que, l’objectif de cette subvention est de renforcer la lutte contre le paludisme au Mali. Cela, à travers des stratégies innovantes et une gestion plus efficace des ressources, avec l’ambition d’éliminer la maladie d’ici 2030.

Pour lui : « ce présent projet a été conçu selon une approche inclusive, sous le lead du CCM qui est le mécanisme de coordination des subventions du Fonds mondial dans les pays ».

Il a annoncé que, cette subvention GC7 couvre la période de trois (3) ans, allant du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2027. Avec un budget total de 84 852 647 Euros, soit 55 659 687 768.18 F CFA.

Selon lui, elle met l’accent sur une meilleure couverture des populations vulnérables, une distribution efficace des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide (MII), ainsi qu’un renforcement des campagnes de Chimio prévention du Paludisme Saisonnier (CPS).

En effet, il a réaffirmé que, des progrès ont été certes réalisés, mais la lutte est loin d’être terminée. Car, le paludisme reste un défi majeur de santé publique, et il est impératif de redoubler d’efforts pour éradiquer le paludisme d’ici 2030.

Pour sa part, la Directrice du PNLP le Médecin Colonel Aïssata Koné à salué le Fonds mondial et le CRS pour leur accompagnement. Elle a insisté sur la prévention à travers le test et la sensibilisation pour diminuer le nombre de cas de paludisme. Toute chose qui selon elle, nécessite l’implication de tous. Elle a exhorté les hommes de médias, à jouer leur rôle, à travers l’information et la sensibilisation de la population par rapport à la prévention.

« Nous comptons sur vous pour informer, sensibiliser les populations par rapport à la prévention pour qu’à la fin de ce GC7, nous parviendrons à avoir de très bons résultats », a-t-elle renchérit. Avant de  déclarer que, c’est quand on arrive pas à prévenir la maladie qu’on fait le traitement.

A l’en croire, d’ici les six (6) ans restants, tout le monde doit mouiller le maillot pour pouvoir atteindre en 2030, le stade de pré élimination du paludisme : « le ministère de la Santé ne pourra jamais y parvenir sans le concours des autres départements. »

Dans sa présentation, le Chef de la division suivie évaluation au PNLP, Dr Ibrahim Alkamiss Cissé a déclaré que, selon les données du Système National d’Information sanitaire (SNIS) de 2023, le paludisme bien qu’il constitue l’une des priorités de la politique nationale de santé, est la première cause de morbidité avec 37% et de mortalité avec 25%. Il ressort que les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les couches les plus affectées.

Il dira que, bien qu’au cours des trois années du projet, sur 10 803 580 cas confirmés de paludisme, 10 687 590 ont été traités conformément au protocole national de prise en charge, soit une réalisation de 99% par rapport à l’objectif de 100%, le chemin reste long.

Il est à noter que les principales interventions de cette nouvelle subvention comprennent, entre autres, la lutte anti vectorielle à travers la distribution de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide, la chimio prévention saisonnière chez les enfants de 3 à 59 mois, le traitement préventif intermittent, entre autres.

Aissetou Cissé

 

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