PROGRAMME TOUNKARANKÉ : UNE INNOVATION DIGITALE POUR RÉDUIRE L’EXODE RURAL ET LA MIGRATION AU MALI

Les initiateurs du concept « Point Diaspora », du Programme Tounkaranké ont organisé un point de presse, afin de présenter aux médias les résultats des réalisations faites dans les zones d’intervention, à travers l’approvisionnement des commerçants détaillants en denrées dans des villages. La création des zones dites économiques et l’implantation des unités de fabrique de savon. C’était le samedi 15 novembre 2025, à l’hôtel Salam. La conférence de presse était animée par le  promoteur dudit programme, M. Cheick Sall, en présence de plusieurs personnalités du monde de la communication.

Après une longue période marquée par des moments de réflexion, sur comment se créer l’économie à la base pour lutter contre l’immigration irrégulière, suivie de la phase de conception et la matérialisation. Le concept, diaspora du programme Tounkaranké est de nos jours opérationnel dans plusieurs localités cibles du projet, a affirmé le conférencier.

Le conférencier a noté que déjà, des résultats probants ont été enregistrés par le concept. Diaspora du programme à travers l’implantation d’unités de fabrication de savon, de ravitaillement des commerçants détaillants dans les villages, entre autres.

Selon le promoteur  M. Cheick Sall : le Programme Tounkaranké est une petite entreprise privée de droit malien, qui a implanté des phases pilotes dans certaines localités, à savoir dans les cercles de : Yélimané, Nioro, Diéma, Kolokani et Oussoubidiagna. A l’en croire : « ces phases pilotes ont permis de bien peaufiner le modèle économique. La prochaine étape consiste à élargir dans chaque cercle cette initiative dans d’autres communes.

Ce concept axé sur six (6) points fondamentaux dont deux (2) points étaient au centre et cette rencontre avec les hommes de médias. Il s’agit du modèle économique : réduire l’exode rural et la migration, et le mécanisme de la chaîne d’approvisionnement du village via la digitalisation, a-t-il dit.

Le promoteur du programme a ajouté que ces 2 points sont basées sur une stratégie de faire gagner le village sous sa consommation de tous les jours et le deuxième point, encouragé, montré et donné des exemples sur l’industrialisation des villages.

Ainsi, il a expliqué que les Chefs de villages, les maires et les préfets des concernées (localités communes) ont également été associés à sa mise en œuvre à travers la signature d’une convention. Un code municipal a été fourni aux boutiquiers des villages pour faciliter leurs commerces et le paiement de leurs taxes de développement régional et local (TDRL). Des banques partenaires sont chargés des commandes et les financements sont assurés par les associations des maliens de la diaspora. Le conférencier a profité de l’occasion pour rappeler que des machines de fabrication de savon ont été mises à la disposition des communes de Bendougou et Monthiombougou; et une usine de production des matières première construite à Diéma pour approvisionner les autres localités.

Pour consolider ces acquis dans les villages d’origine auprès des maliens de la diaspora, il est prévu l’ouverture très prochainement d’un bureau d’accueil et d’orientation en France sur les idéaux du concept Point Diaspora a-t-il conclu

C’est donc parti, pour un développement par et pour les communautés à la base à travers une véritable  structuration de l’économie locale, dans les zones à forte migration au Mali.

Soumaïla Diarra, le premier adjoint au maire de la commune rurale de Monthionbougou a affirmé être  très content pour cette rencontre organisée par le programme Tounkaranké à travers son promoteur. Une occasion, pour faire vraiment la médiatisation des acquis. Des programmes nous a permis d’être doté d’une unité de transformation de savon, cette unité permettra à la commune d’avoir des bénéficies, de payer les impôts et les taxes des différents villages à travers la vente des différents boutiquiers. Cela  peut permettre aux différentes villages de réparer leurs jardins maraîchers. Chaque village peut produire des tomates, du piment pour leur approvisionnement et avoir leur propre unité de transformation locale.

Mady TOUNKARA

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