MUSOW KA FASOJO BARONI : 500 PERSONNES FORMÉES, DONT 90% DE FEMMES.

Un projet initié par vision Femme Mali en partenariat avec l’Ambassade du Canada au Mali a pris fin, ce samedi 23 Janvier 2026, au Musée MUSO KUNDA. Ledit projet a été lancé le 8 décembre dernier, avec comme thème « les tontines comme leviers endogènes de dialogue et d’action. » la cérémonie de clôture a enregistré la présence des femmes de Siby, les notables aux côtés de la présidente de Vision Femmes Mali, Mme Mariam Kéïta, Mme Lee-Anne Hermann, Chargée d’affaires à l’ambassade du Canada au Mali et le sous-préfet de Bankoumana Monsieur Bocar Traoré.

Aux dires de la présidente de vision Femme Mali, Mme Mariam Kéïta, « dans un contexte marqué par les changements climatiques, la pression sur les ressources naturelles et la précarité économique, les femmes rurales sont souvent les plus exposées, mais rarement reconnues comme des solutions. Ce projet a fait un choix clair : partir des tontines, ces espaces de solidarité déjà existants, pour construire une résilience durable, portée par les femmes elles-mêmes. »

Elle a affirmé que ce que nous avons vu à Siby est fort : des femmes qui diversifient leurs moyens de subsistance, des communautés qui prennent conscience de la protection de leur environnement, et des femmes qui osent désormais porter leur voix auprès des autorités.

Pour elle, le message central de ce projet est l’autonomisation économique des femmes qui est indissociable de la protection de l’environnement et de la gouvernance locale inclusive.  Mais, dit Mme Mariam, « soyons clairs : ce projet ne doit pas rester une expérience isolée.  Il appelle à être renforcé, étendu et institutionnalisé. Il faut appeler à davantage d’investissements dans les initiatives portées par les femmes, à un meilleur accès à la terre, et à des politiques climatiques qui intègrent pleinement le leadership féminin » pense la présidente.

 

Pour la représentante de l’ambassadeur, ce projet, qui vise à renforcer la résilience des femmes dans le cercle de Siby, s’inscrit parmi les dix initiatives soutenues cette année, par l’ambassade du Canada dans le cadre du fonds canadien d’Initiatives locales (FCIL) au Mali et au Niger.

Mme Lee-Anne Hermann a précisé que pour résumé, « il faut retenir que le FCIL est un fonds disponible dans les missions Canadiennes à travers le monde, depuis plus de 50ans. Il est unique dans tout l’éventail des programmes Canadiens d’aide internationale, compte tenu de ses facilités d’accès à toutes les organisations, y compris celles de base. Les projets financés par le FCIL sont conçus et mis en œuvre à l’échelle locale, ce qui conduit le fonds à être très réactif aux besoins et aux intérêts locaux. »

Ainsi, ce projet mis en œuvre par Vision Femmes Mali, a permis la formation de 150 femmes issues de 5 tontines du cercle de Siby, en vue de leur autonomisation, la sensibilisation directe de plus de 511 personnes (dont 90% de femmes) sur les effets néfastes de la coupe abusive du bois, leur rôle dans la protection de l’environnement et les enjeux liés aux changements climatiques, a rappelé Mme Lee-Anne Hermann, la chargée d’affaires à l’ambassade de Canada au Mali.

Avant de conclure, elle a remercié chaleureusement l’association Vision Femme Mali, porteuse de ce projet, et encourage les braves femmes et filles de Siby, à s’approprier pleinement cette initiative pour en garantir le succès.

Monsieur Yaya Maïga, le Coordinateur du projet a affirmé que ce projet a été conçu à partir de nos réalités. Dès le départ, notre objectif n’était pas seulement de mener des activités, mais de produire des changements concrets et durables dans la vie des femmes et des communautés de Siby.

Un autre volet important du projet a été le plaidoyer institutionnel, à travers un atelier participatif, les femmes ont contribué à l’élaboration d’un mémorandum en faveur de leur accès à la terre conformément à la loi foncière agricole. Ce document constitue une avancée importante vers une meilleure inclusion des femmes dans les politiques locales, a noté Monsieur Maïga.

C’est ainsi, qu’ il a ajouté que les résultats montrent que les tontines sont un véritable levier de résilience économique, sociale et environnementale. « Nous avons observé une amélioration de l’autonomie des femmes, une réduction progressive de certaines pratiques néfastes pour l’environnement et un renforcement du leadership féminin au sein des communautés. Cependant, les défis subsistent. Les besoins en équipements, en unités de transformation, en accès à la terre et en accompagnement à long terme, restent importants », a-t-il conclu.

Mady TOUNKARA

 

 

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