La Maison des jeunes de Kati a refusé du monde, ce samedi 28 mars, à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. La cérémonie était organisée par l’Union des femmes leaders pour le développement du cercle de Kati, en partenariat avec l’ONG Horizon d’Espoir. C’était en présence de plusieurs personnalités, notamment la marraine Mme Mata Samaké, le parrain El Hadj Fassalouma Keïta, Dr Bocar Alaye Diallo de l’horizon d’espoir, les autorités administratives et politiques, ainsi qu’une forte mobilisation des associations féminines, des jeunes et des populations locales.

L’événement a été marqué par des activités artistiques et culturelles ( un théâtre) et la projection d’un film sur les réalisations des femmes leaders et la remise d’attestations et d’équipements aux femmes déjà formées, au nombre de 950. Elles ont été formées, en coiffure, maquillage, tatouage, perlage et, saponification. La cérémonie a débuté par une minute de silence, suivie de l’hymne national. Le thème de la journée était « le rôle des femmes dans la promotion de la gouvernance locale et la culture de l’intégrité ».
Dans son discours Elhadji Fassalouma Keita, le parrain a insisté sur l’importance de pérenniser ce type d’initiatives, compte tenu de son importance et sa pertinence, pour mieux informer les femmes sur leurs droits et devoirs. Il a salué les efforts des femmes leaders du cercle de Kati et réaffirmé son engagement à les accompagner. Ainsi, il a remercié les femmes de Kati pour la confiance placée en lui. Il les a exhorté les à continuer à aider les autres pour un Mali plus prospère où elles deviendront autonomes, a-t-il précisé.

L’honorable Adam Sidibé membre du CNT, invitée d’honneur, a souligné que cette journée constitue un moment de réflexion sur les acquis et les défis, mettant l’accent sur l’équité des chances, l’accès égal à l’emploi et la nécessité de poursuivre le combat pour les droits des femmes. Elle a également rappelé les avancées enregistrées, notamment en matière d’éducation des filles et les progrès à travers la loi 052, tout en appelant à une meilleure application des textes. Elle a enfin exhorté les femmes à renforcer leur cohésion et à dépasser les divisions.
La présidente Mme Diakité Djénébou Sangaré a salué les partenaires et encouragé les femmes à redoubler d’efforts pour leur autonomisation. Elle a présenté les actions de son organisation, axées sur la lutte contre la pauvreté, la formation professionnelle, la protection de l’environnement et la défense des droits des femmes et des enfants. Plus de 500 femmes et jeunes filles ont été formées cette année dans plusieurs métiers, tandis que 925 femmes déplacées, les aides ménagères ont bénéficié de formations et de kits d’insertion.
L’Union s’implique également dans des actions sociales, dont la distribution de vivres aux personnes vulnérables, et ambitionne de renforcer l’autonomisation des femmes à travers des initiatives durables, notamment avec l’ouverture d’un centre multifonctionnel à Kati. Plus qu’une simple association, l’Union des femmes leaders pour le développement du cercle de Kati s’impose aujourd’hui, comme un véritable levier de transformation sociale. À travers ses actions, elle incarne une vision claire : bâtir une société plus équitable, où les femmes occupent pleinement leur place dans le développement. Solidarité, émancipation, développement : des devises qui résument l’engagement de ces femmes déterminées à écrire une nouvelle page de l’histoire du cercle de Kati.
La cérémonie a pris fin par la remise d’attestation aux femmes formées et chacune a reçu un kit dans son domaine pour devenir autonome, sous une prestation musicale d’artistes.
Vivement d’autres mars!
Mady TOUNKARA






