LES OSC FÉMININES SE MOBILISENT FACE A LA CRISE DU CARBURANT ET PROPOSENT UNE CELLULE DE CRISE

 

 

Ce vendredi 7 novembre, s’est tenue la phase de restitution sur la crise du carburant avec les femmes à la base. C’était au CNDIFE sous la présidence, de Mme Maïga Sina Demba, présidente du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires du Mali et ancienne ministre de la Promotion de la Femme de l’enfant et de la Famille . Ladite restitution a fait un point sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays et particulièrement celle économique à travers la pénurie de carburant. Aux côtés de Mme Maïga, Me Kadidia Sangaré, ancienne ministre des droits de l’homme et Mme Keïta Fatoumata Keïta, ancienne directrice nationale de la Promotion féminine, Mme Haïdara Djénéba Haïdara, présidente du COFEM  et plusieurs militantes des organisations de femmes.

 Cette rencontre se tient suite à l’invitation de Mme le ministre, Diarra Djénéba Sanogo, adressée aux faîtières des organisations féminines, le 1er novembre, afin de trouver des solutions idoines à cette crise de carburant. Mme Sina Demba, dans son discours de bienvenue a remercié les participants et leur a lancé un cri de cœur, de sauver le Mali. Elle a interpellé les maliennes de tous les bords à se donner la main pour une sortie de crise, en faisant confiance à nos autorités et à l’Armée qui se bat au front pour le Mali.

L’objectif a-elle dit, est que chaque femme qui se trouve ici, soit la messagère de la paix à sa base. « La crise de carburant est faite dans le but de freiner ou d’arrêter notre économie, voir notre développement, car ils savent que le carburant est le nerf de tout le secteur. Ce pays est béni, et résistant, sinon beaucoup de complots externes et internes ont été ourdi contre lui, mais ont échoué. Nous interpellons les maliens à la vigilance et à la clairvoyance, surtout à la résilience et à la retenue. » Elle a surtout insisté sur le fait qu’on cherche à créer la zizanie entre nous et nos dirigeants, c’est l’objectif que les ennemis cherchent. Après tant d’efforts soyons reconnaissant envers notre Armée qui a perdu des soldats pour sauver notre honneur de 2012 à nos jours.`

Maître Kadidia Sangaré membre du CNT, a dit « il y’a un homme au CNT qui me disait l’autre jour, que les femmes sont capables d’arrêter cette crise, elles en ont la capacité ». Je suis convaincue de ces propos. « Je trouve salutaire cette initiative de regrouper les femmes au sein d’un idéal, de trouver une issue à cette crise. Elle n’a rien avoir avec la religion, la religion nous oblige à faire du bien et non le contraire. Les actes ignobles comme le viol, le vol, l’assassinat n’ont rien avoir avec la religion . Battons-nous pour l’idéal le Mali, c’est notre bien commun. Et nous allons prier tous les jours pour que les ennemis aient des problèmes qui vont leur faire oublier le Mali »,a noté Me Kadidia.

Mme Keïta Fatoumata Keïta a affirmé que la femme est un vecteur clé de la société, nous sommes soucieuses de notre pays. Pourquoi, nous sommes arrivées à ce stade ? Que peuvent être les conséquences sur nous? Au sein de la communauté, les femmes veillent à tout. Le gouvernement a beaucoup fait, qu’est-ce que nous les femmes, pouvons faire pour arrêter cette crise ?. La présence de la jeunesse est à féliciter, car elle est la relève. Nous interpellons nos religieux de sortir de leur silence, pourquoi ce silence ? Des questions posées par Mme Keïta.

Elle a continué en disant que « nous sommes fatiguées, nos enfants sont morts. Nous avons demandé à rencontrer le syndicat des transporteurs, pas pour leurs faire des remontrances, mais pour leur magnifier notre gratitude, notre soutien. Nous sommes prêtes à rencontrer tout le monde, pour savoir quel est le problème, qu’est ce qui nous arrive ? Nous sommes tous les filles et fils de ce pays, nous ne devons pas nous faire souffrir, nous sommes fatigués. Celles qui savent où se trouve Amadou kouffa et Iyad Ag Ghaly dites-leur, au nom de toutes les femmes du Mali, que nous sommes fatiguées, rencontrons-les, s’il le faut, aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali », Mme Fatoumata Keïta a lancé ce cri de cœur.

 Les recommandations retenues 

Être des relais dans les communautés au nom de toutes les femmes du Mali ;

Refuser de payer le carburant à des prix exorbitants ;

Trouver une solution au terrorisme médiatique, en mettant en place des initiatives, telles que la collaboration avec les blogueurs, les associations de presse en ligne, pour freiner ce terrorisme communicationnel sur les réseaux sociaux ;

Rester unies ;

Rencontrer les chauffeurs et les remercier pour leur sacrifice pour ce pays ;

Rencontrer les opérateurs économiques pour les féliciter, surtout nos sœurs qui en font partie ;

Rencontrer les leaders religieux de toutes les confessions, surtout la religion pour laquelle ils commettent tous ces actes, le Mali est un vieux pays de religion ;

Mettre une commission de crise sur place.

Rencontrer la jeunesse, à travers leur ministère pour une réorientation.

Rencontrer les faîtières médiatiques comme la Maison de la presse, l’URTL d’être des garants de la bonne sensibilisation pour une sortie de crise ;

Informer nos sœurs à la base et leur demander d’arrêter les comportements inappropriés qui peuvent enflammer le problème, comme la vente illicite de carburant ;

Lutter contre l’insalubrité de la capitale, surtout aux alentours des stations,

Mady TOUNKARA 

 

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