La Mairie de Kalaban Coro a servi de cadre à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du RENAJFFERM. C’était le samedi 14 mars, à travers une conférence débat présidée par le Sous-préfet de Kalaban Coro, Sakouba Mady Dembélé, à ses côtés Mme Salimata Konaté, Directrice exécutive du RENAJFFERM et Ada Diawara, présidente de l’ONG AFRICOD, Mahamoudou Cissé Segal de la Mairie. Une activité organisée en partenariat de l’ONG AFRICOD, financée par le projet LUCEG. Le thème de la conférence s’intitule « Les innovations du nouveau code pénal et du code de procédure pénale, favorables aux femmes et aux filles du Mali ». Une conférence animée par Mme Diallo Ramatou Ouattara .

Selon les propos de la directrice exécutive du RENAJFFERM, Salimata Konaté, le choix de ce thème n’est pas fortuit, « nous avons choisi ce thème par ce que, par rapport à l’ancien code, il y a des changements salutaires avec les 190 amendements du nouveau, qui permettront dorénavant aux femmes de dénoncer toutes formes de violences basées sur le genre. Et aussi de traduire les auteurs en justice. » Grâce à ce nouveau code, dit-elle, les migrants, les mineurs et les filles seront protégés. Bien que la journée soit dédiée aux femmes, « nous avons jugé nécessaire d’inviter les hommes pour assister, afin qu’ils nous aident dans la sensibilisation. Surtout, pour un changement de comportement et de mentalité à l’endroit de leur épouse, filles et sœurs. Toutes les autorités invitées sont des hommes, c’est dans le but de nous aider. De nos jours, les VBG font beaucoup de dégâts », a indiqué Mme la directrice exécutive.
Ada Diawara présidente de AFRICOD, a affirmé que, nous sommes réunis pour aborder un tournant majeur de notre édifice juridique : les innovations du nouveau code pénal et du code de procédure pénale. Longtemps, le droit a été perçu comme une armure parfois lourde ou incompréhensible pour les femmes.

Pour la présidente de l’ONG AFRICOD, « aujourd’hui, nous ne sommes pas ici, seulement pour lire des articles de loi, mais pour célébrer et comprendre une avancée vers plus de justice, plus de protection et plus de dignité. Ces réformes ne sont pas de simples ajustements techniques ; elles sont le reflet d’une société qui évolue et qui décide de placer la protection de la femme au cœur des mécanismes de consolidation de la paix et de la stabilité sociale. Qu’il s’agisse de la répression plus ferme des violences basées sur le genre, de l’amélioration des conditions de prise en charge des victimes ou de l’adaptation des procédures pour garantir un accès équitable à la justice, ces nouveaux textes constituent des outils puissants. Mais un outil n’est utile que s’il est connu et maîtrisé. »
Ainsi elle a souligné qu’ ignorer ces droits, c’est s’empêcher de les exercer. Notre mission aujourd’hui, est donc de transformer ce texte législatif en une réalité concrète pour chaque citoyenne. « Les femmes et les filles du Mali, sont les gardiennes de la vie, les bâtisseuses de paix, les actrices de développement. Elles portent sur leurs épaules le poids des traditions, mais aussi l’espérance des générations futures. Pourtant, trop souvent, elles sont confrontées à des obstacles qui freinent leur épanouissement: violences, discriminations, inégalités d’accès à l’éducation et aux opportunités économiques. »
Mme la conférencière Diallo Ramatou Ouattara, a expliqué que parmi les 197 amendements apportés aux textes, afin de les adapter aux réalités juridiques et sociales du Mali. Les innovations en matière de protection des droits des femmes : La prise en compte des violences basées sur le genre .

Entre autres, l’article 313-1 prévoit des dispositions relatives aux violences exercées contre les femmes en raison de leur statut ..
Cadre Juridique Actuel : Le Code pénal réprime le viol (articles 207 et 226), la pédophilie, le mariage forcé, l’enlèvement et les mutilations génitales.
Violences Conjugales : Bien que les violences physiques et sexuelles soient interdites, le viol conjugal n’est pas spécifiquement incriminé.
Pratiques Néfastes : L’excision est interdite en milieu médical et la santé de la reproduction est encadrée par la loi n°02-044, mais la pratique persiste.
Défis : L’accès à la justice pour les victimes est difficile, en raison de la lourdeur administrative, de la méconnaissance des textes et de la prévalence de la médiation.
Mady TOUNKARA






