
La place du Cinquantenaire à Bamako, a abrité le lancement de la campagne nationale de lutte contre le cancer d’octobre Rose. C’était ce lundi 6 octobre, organisé par l’ANASER en partenariat avec le Ministère de la Santé et du Développement social. C’était sous la présidence de me le ministre Colonel Assa Badiallo Touré. Le thème de cette édition est « inclusion et engagement pour atteindre les groupes vulnérables. » Une cérémonie qui a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement et les partenaires techniques et financiers ainsi que, les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le cancer.
Pour la présidente du collectif des associations de lutte contre le cancer Amina Dicko, « le cancer du sein et du Col l’utérus ne doivent pas être une fatalité, s’il est dépisté à temps. En agissant à temps dans la solidarité et la détermination, il peut être guéri et traité. Malgré les avancées notoires de ces dernières années, la réalité est que derrière chaque maladie, il y a des histoires, des vies, des femmes qui se battent, des mères qui décèdent. »
Elle a poursuivi en disant que cette maladie douloureuse nous rappelle que notre engagement ne doit jamais faire défaut. Les défis sont énormes, le dépistage tardif, le prix énorme du traitement et aussi les tabous qui entourent cette maladie. « Grâce aux efforts du Ministère de la Santé, à travers la campagne de vaccination des filles de 10 ans, aux multiples campagnes de dépistage, et à la société civile. Nous avançons pas à pas vers un avenir, ou aucune femme ne mourra faute de sensibilisation. »

Amina Dicko a rappelé que les associations de lutte contre le cancer du sein et du Col de l’utérus, mènent un travail de communication de proximité, le tout, sans aucun moyen financier, technique. Nous avons besoin de votre accompagnement pour renforcer la synergie d’action sur le terrain, a noté Mme Amina Dicko.
Pour le représentant des partenaires techniques et financiers, Monsieur Mohamed Lamine, « au-delà des chiffres et des moyens, notre engagement est humain. Il est porté par la conviction que chaque femme mérite de vivre, de guérir et de sourire à nouveau. A toutes les survivantes, vous êtes les héroïnes silencieuses, votre courage a inspiré notre action et donné l’espoir à d’autres. »
« A toutes celles, qui ignorent encore qu’elles sont atteintes, nous devons aller vers elles, les informer, les dépister et les protéger », a témoigné le représentant de l’UNFPA résidant au Mali.
Le Colonel Assa Badiallo Touré dans son discours dira que, « les efforts ont été engagés par le président pour assurer la construction des unités de traitement du cancer et des outils innovants ont été acquis à travers l’obtention des cliniques mobiles et la dotation en équipement de pointes du centre de recherche et de formation sur les pathologies et les maladies infectieuses au CHU de pont G. »

Elle a affirmé que cette cérémonie est d’une importance capitale pour le Ministère de la santé et du développement social, en dédiant un mois à la lutte contre le cancer du sein couplé au cancer du Col de l’utérus. « Elle contribue au renforcement de la lutte et à la sensibilisation sur le cancer du sein et du Col de l’utérus mais aussi, à la prévention chez les filles de 10 ans, contre le virus responsable du cancer. Le Mali a introduit depuis novembre 2024, le vaccin, le virus HPV dans le programme élargit de vaccination chez les filles de 10 ans.
L’objectif de l’initiative mondial contre le cancer est de réduire la mortalité qui provoque plus de 2.5% par an et éviter 2.60 millions de décès entre 2020 à 2040, dans le monde, a noté le Colonel.
Ainsi elle a évoqué que la réalisation de cet objectif repose sur trois (3) piliers : La promotion de la santé pour une détection précoce ; Un diagnostic rapide ; une prise en charge complète du cancer.

Le cancer de Col l’utérus demeure un problème de santé majeure dans le monde. En Afrique Sud saharien 33,8% de nouveaux cas de cancer du Col de l’utérus, pour cent mille, sont détectés chaque année. 22,5% qui meurent du cancer du Col, constitue le premier cancer au Mali et la première cause de mortalité chez la femme âgée de 40 à 50 ans. Environs, 384 cas de cancer du sein, 284 cas de cancer du col de l’utérus ont été diagnostiqués en 2024, à travers le pays, selon le rapport d’analyse des données du registre du cancer.
Depuis des années, Octobre Rose contribue efficacement à la lutte contre le cancer, a souligné Mme le ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré.
Mady TOUNKARA






