
Après « Destin croisé » qui a obtenu le prix de la Francophonie et « Le Parjure », Mahamadou Sissoko vient de lancer sa nouvelle pièce de théâtre dénommée « Le Virus ou sanctions des inconséquences humaines ». La cérémonie de lancement a réuni le samedi 6 septembre 2025, à la Faculté de Médicine d’Otondo-Stomatologie (FMOS), des amis de l’écrivain et des professionnels de la chaîne du livre.
La cérémonie de dédicace était parrainée par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, représenté par son chargé de communication, Drissa Kantao. Comme lui, beaucoup de participants à la cérémonie de lancement de cette pièce de théâtre, ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’homme du jour.
Cet ouvrage est une chronique romancée. Il est inspiré par la survenue de deux graves urgences sanitaires, qui ont affecté l’humanité dans le dernier tiers du vingt-et-unième siècle et les deux premières décades du vingt-et-unième siècle pour la première, et depuis l’an 2019, pour la seconde. Celle-ci, a d’ailleurs toujours cours au moment de la rédaction de ces lignes en 2022. Elles furent respectivement dénommées ÉBOLA et COVID-19, leurs acronymes.
Selon l’auteur, le vocable « virus » est employé dans son sens de germe pathogène », c’est-à-dire d’agent provocateur de maladies. L’auteur le considère de ce fait comme une réalité unique, qui est la même pour toutes les maladies, mais qui s’actualise en fonction de la maladie qu’il fait naître. Son actualisation n’affecte en rien son essence de germe pathogène, d’agent contagieux. Ce sont ses formes de manifestation qui changent et qui, selon les signes cliniques qu’il imprime à l’organisme humain, amènent les hommes à « inventer » un nom conventionnel qu’ils attribuent en même temps à la maladie qu’il provoque. D’où l’auto description suivante que « Virus » se fait de lui-même :
« Je suis un virus, le même que ceux qui m’ont précédé, que ceux qui me suivront ; qui sont d’essence identique à la mienne, mais se distinguent de moi par, entre autres, leur contexte de naissance, les particularités de leur réalité biologique et de leur contagiosité. Ils ne constituent que des formes de mes manifestations qui sont illimitées, imprévisibles. « Pour m’identifier à chacune de mes apparitions, on ne trouva mieux que de me coller l’étiquette de la maladie provoquée et dont le nom est une construction des hommes. Ainsi, en fonction de mes signes cliniques, je fus dénommé tour à tour peste, rage, grippe espagnole, VIH Sida, grippe aviaire, hépatite C, rougeole, méningite, strass. Mais je suis toujours un virus. Je suis toujours le VIRUS », a fait savoir l’écrivain.
Dans cette pièce de théâtre de 235 pages, l’auteur du livre ne manque pas d’inspiration pour mettre à nu le comportement peu orthodoxe de nos dirigeants. L’incapacité de certains proches du président à lui dire la vérité. Chose courante aujourd’hui en Afrique.
Mahamadou Sissoko appartient au monde de l’éducation. La quarantaine d’années de service actif qu’il a effectuée dans ce domaine, lui a permis d’assurer les plus hautes responsabilités aux niveaux, notamment, des enseignements fondamental et secondaire. En effet, il fut tour à tour, maitre du second cycle chargé de l’enseignement du français, de l’histoire et de la géographie, Professeur de philosophie au lycée, Inspecteur de l’enseignement fondamental, directeur d’académie, pour ne citer que ces fonctions très techniques. Mais, il lui fut confié également des responsabilités plutôt technico-politiques comme celles de chargé de missions ; de conseiller technique ; de chef de cabinet dans différents départements ministériels.
Mahamadou Sissoko mène par ailleurs une vie associative intense, qui enrichit constamment son expérience des hommes. En effet il est membre actif de l’AEPAM (Association des Écoles Privées Agréées du Mali) et de l’UNEREC (Union Nationale des Enseignants Retraités de l’éducation et de la Culture).
Ce parcours professionnel lui a permis d’avoir une certaine expérience de la vie qu’il souhaite partager avec ses compatriotes. D’où son engagement dans l’écriture, qui l’a poussé à produire, pour le moment, les ouvrages suivants : « Chronique d’une Révolution », La Sahélienne, 2006 (Fait une relation de la vie politique du Mali de 1968 à 1991) ; « Destins croisés », La Sahélienne, 2017 (Prix Union Européenne du premier roman à la rentrée littéraire du Mali en 2018) et « Le Parjure », La Sahélienne, 2019 (Pièce de théâtre dont le titre est assez évocateur du contenu).
M.SANGARÉ






