
A l’instar des autres pays du continent, la journée panafricaine des femmes a été célébrée le jeudi 31 juillet 2025 au CICB. Cette cérémonie qui est une initiative des femmes de l’OPF en partenariat avec le ministère de tutelle a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance à l’endroit de certaines pionnières dont la directrice de NYELENL Magazine, Maïmouna Traoré. Une distinction qui honore son engagement pour la cause des femmes et des filles au Mali.
L’édition 2025, était placée sous la présidence du Premier ministre le général de division Abdoulaye Maïga qui a été représenté par la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille Mme Diarra Djénéba Sanogo. C’était en présence de la Vice-présidente de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), Mme Diallo Kama Sakiliba et de plusieurs membres du gouvernement et organisations féminines.

En effet, le thème retenu par l’OPF pour la célébration de l’édition 2025, est « Promouvoir la justice sociale et économique pour les femmes africaines par le biais des réparations ». Celui, de l’Union africaine est intitulé : « Justice pour les africains et les personnes d’ascendances africaines à travers les réparations ».Quant au thème national, il s’intéresse á comment « Faire avancer la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes du Mali, à travers la promotion de leurs droits. »

Dans son intervention Mme Diallo Kama Sakiliba dira que « la journée de la femme africaine, célébrée chaque année le 31 juillet, marque un moment crucial pour rendre hommage aux contributions historiques et actuelles des femmes africaines à la libération, au développement et à la transformation sociale du continent. » Et de plaider au passage, pour la considération de la situation des femmes et des filles dans la justice réparatrice réclamée par l’Union africaine et de plusieurs organisations féminines à travers l’Afrique. Par ailleurs, Mme Sakiliba estime que lesdites « réparations devraient être comprises non par comme une compensation financière, mais comme un processus holistique, qui restaure la dignité, corrige les inégalités socioéconomiques et garantit une gouvernance sensible au genre. » Toutes choses qui impliqueraient selon elle, les représentations significatives des femmes dans les négociations, les politiques publiques, de la gouvernance ainsi que, la mise en œuvre des cadres protégeant leurs droits et assurant leur pleine participation aux prises de décision.

Aussi, elle indiquera que l’appel aux réparations repose sur un impératif de responsabilité, de restitution et de justice réparatrice notamment, pour les femmes et les filles africaines dans les zones de conflits exposées à un risque accru de violences, de déplacements et d’exclusions économiques. C’est ainsi que la Vice-présidente de l’OPF dira que « les dimensions de genre des réparations exigent aussi, les investissements dans les politiques sociales, les services publics et les infrastructures pour alléger et redistribuer le travail domestique non rémunéré, garantir l’accès universel à des fin de santé sensibles aux genres et assurer une éducation de qualité aux filles et aux femmes. »

Pour sa part, la ministre de tutelle estime que cette présente cérémonie est bien plus qu’un moment de célébration mais plutôt « un rappel vibrant à la mémoire, à la solidarité mais surtout, à l’action des peuples et des instances de l’Union africaine, de l’AES et du Mali, par la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes et les filles. » En outre, la ministre de la Promotion de la Femme Mme Diarra Djénéba Sanogo saluera la mémoire des femmes pionnières et visionnaires, y compris des hommes engagés, qui ont cru au pouvoir des femmes et soutenu les idéaux d’indépendances, de liberté, de souveraineté et de développement de l’Afrique. Avant de rendre un vibrant hommage au président de la transition le Général d’Armée Assimi Goïta, pour toutes ses œuvres sociales, ses initiatives et actions prises en faveur de la réalisation des droits de la femme au Mali.

Rappelons que la cérémonie a été clôturée par la remise des attestations de reconnaissance aux personnes qui se sont battues et continuent de se battre, contre vents et marrées, pour la préservation des droits des femmes et des filles au Mali. Parmi les heureuses distinguées figure la directrice de NYELENI Magazine, Maïmouna Traoré. Une distinction qui la réconforte non seulement dans son combat mais va certainement inspirer la jeune génération à emboîter le pas.
Yacouba COULIBALY






