JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE VIH SIDA : LA RIPOSTE ENDOGÈNE, UN DÉFI À RELEVER.

 

Le Centre international de Conférences de Bamako (CICB) a abrité ce lundi 1er décembre 2025, la commémoration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida couplée au mois de la lutte contre le Sida.  La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Président de la transition représentée par le ministre secrétaire général de la présidence de la République Dr Alfousseyni Diawara.

A la cérémonie la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, avait à ses côtés le Secrétaire exécutif du Haut Conseil National de lutte contre le SIDA (HCNLS), Dr Ichaka Moumouni Koné, des membres du gouvernement et du CNT, des ambassadeurs et corps accrédités au Mali, les représentants des ONG et organisations de la société civile.

Le thème mondial retenu pour cette année est : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au Sida » et le thème national est : « SIDA, crise, financement extérieur, une opportunité pour promouvoir le financement souverain ».

Après avoir exprimé sa gratitude au Président de la transition le Général d’Armée Assimi Goïta, président du Haut Conseil national de lutte contre le Sida pour son intérêt à la cause, le Secrétaire général du HCNLS Dr Ichaka Moumouni Koné a mis l’accent sur un élément structurant.  Notamment, d’une note diagnostique relevant d’une forte dépendance du pays aux financements extérieurs estimés à plus de 80% des ressources de la riposte. Lesdites ressources proviennent essentiellement  des partenaires internationaux.

Il a ajouté que « cette exposition fragilise notre capacité de planifier sur le long terme et nous rend vulnérable aux fluctuations des aides internationales ».  Par ailleurs, malgré cette crise persistante de financement qui affecte profondément la mise en œuvre des interventions, M Koné soutiendra que le Secrétariat a poursuivi avec détermination son mandat de coordination nationale et de la riposte. « Cette année, le secrétariat a piloté plusieurs études et initiatives stratégiques majeures ». Plus particulièrement, il s’agit de « l’actualisation de l’auto-évaluation de la prévention, l’amorce de l’élaboration de la feuille de route pour le financement endogène et durable et la révision de la loi VIH, les estimations et projections des données VIH », entre autres. Et de laisser entendre que ce combat n’est pas seulement contre le virus mais, celui de la dignité, la justice sociale et la souveraineté du Mali.

Pour la ministre de la Santé Colonel-Major Assa Badiallo Touré, la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida est un moment privilégié pour prendre la mesure des enjeux, des défis et les perspectives sur la riposte mondiale à l’épidémie du VIH et faire preuve d’une solidarité agissante.  Elle a appelé à  l’action, à un leadership politique durable axé sur les droits de l’homme pour mettre fin au SIDA d’ici 2030.  Mme la ministre a aussi indiqué que c’est un moment privilégié de renforcer les actions de plaidoyers pour promouvoir le financement innovant et souverain dans l’optique de soutenir  les programmes de luttes contre le VIH/Sida, afin d’honorer les engagements auxquels le Mali a souscrits.

Le ministre Secrétaire général de la présidence de la transition, Dr Alfousseyni Diawara représentant du Chef de l’Etat s’est félicité de l’efficacité de la riposte nationale prise par le Mali depuis 2010.  Il souligne entre autres : La réduction de la prévalence dont le taux chez les adultes est passée de 1, 3% à 0,8% et 1% chez les femmes ; La baisse de la mortalité qui s’explique par la diminution des décès liés au Sida, (une diminution   de 40%) ; et le recul des infections.

De même,  malgré des avancées,  M Diawara a déploré les défis liés notamment  à la persistance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, et la mortalité  des enfants due au Sida. « C’est une réalité qu’il faut combattre avec précision et d’efficacité », a martelé le représentant du président de la transition. Pour lui, surmonter les perturbations, « c’est repenser notre manière d’agir. Le VIH ne se combat pas seulement dans les hôpitaux encore moins, dans les écoles, dans les familles, les communautés. Notre riposte doit être résiliente, inclusive, équitable et efficiente » a-t-il indiqué.

Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestations à certaines personnalités du pays, connues pour leur engagement dans la lutte contre le VIH Sida au Mali.

Yacouba COULIBALY

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