A l’occasion du 8 mars, édition 2026, NYELENI Magazine rend hommage à une dame qui a impacté sa ville. Il s’agit de Mme Hiri Maguiraga de Nioro, qui nous a quitté il y a quelques années.

Née en 1949 à Nioro du Sahel, une ville de la région de Kayes. Hiri Maguiraga était une institutrice et militante engagée pour les droits des femmes, diplômée de l’ancien Institut pédagogique d’enseignement général (IPEG), mère de six (6) enfants. Mme Hiri Maguiraga est décédée en 2017. Elle affirmait très souvent : « On ne peut espérer un monde stable tant que le droit à l’éducation n’est pas garanti à tous et que l’éducation des femmes n’est pas une priorité. »
Conseillère pédagogique, responsable de la scolarisation des filles et du développement des femmes. Madame Hiri Maguiraga était passionnée par l’idée de promouvoir l’émancipation féminine et de préparer les jeunes filles d’aujourd’hui, à devenir les femmes de demain. Son travail englobait l’information, l’éducation, la communication (IEC), l’organisation de réunions et d’assemblées générales, la mise en place de projets, la recherche financière, ainsi que la création et le développement de partenariats.
Le combat qui animait Hiri Maguiraga remonte à l’avènement de la démocratie au Mali. Ce dernier a favorisé le développement des associations de femmes dans la région de Nioro du Sahel, qui ne comptait que deux associations en 1991, contre plus de 33 aujourd’hui. Ce développement a eu des conséquences rapides dans la région, car la majorité des femmes rurales constatent aujourd’hui, que certains de leurs droits sont désormais reconnus, notamment dans la prise de décisions au niveau local. Grâce à l’action de Hiri Maguiraga et de ses collègues, les femmes participent à la gestion de leur communauté. Il s’agit d’une avancée majeure dans un long cycle de féodalité latente qui régissait les relations entre hommes et femmes.
Désormais, les femmes ont les mêmes chances d’accéder à l’emploi, au travail, à une rémunération professionnelle et à l’éducation. Sous l’impulsion d’Hiri Maguiraga et de ses collègues du mouvement féministe, les associations de femmes s’opposent fermement aux mariages forcés. Elles soutiennent le mariage civil et l’abolition de l’excision, une pratique néfaste.
Chargée de la scolarisation, puis de la protection de la femme et de la famille au niveau de la Coordination des associations et des ONG féminines du Mali (Cafo), qu’elle présidait à Nioro, elle est décédée en 2017.
La Rédaction
Source : CAFO Nioro et Fatoumata Oumar de AFIP






