DEUXIÈME ÉDITION DU « PRIX AWLN DE L’EXCELLENCE AU FÉMININ » : LES LAURÉATES SONT LES DAMES BOUARÉ BINTOU FOUNÉ SAMAKÉ ET FATOUMATA MAÏGA.

 

Dans le cadre de la célébration de la Panafricaine des femmes, édition 2025, le chapitre malien du « Réseau des femmes leaders africaines » ( AWLN / MALI) a organisé ce 7 août, au Centre Aoua Keita, une conférence-débat sur « La Convention de l’Union Africaine sur l’élimination de la violence á l’égard des femmes et des filles ». Les deux lauréates du prix AWLN 2025 sont Bouaré Bintou Founé Samaké, ancienne ministre et présidente de WILDAF et Fatoumata Maïga présidente de AFIP. Elles reçoivent ces prix  d’excellence pour la lutte contre les violences faites aux femmes et pour le combat pour l’instauration de la paix et la sécurité.

 L’évènement s’est déroulé en présence du représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, non moins  Secrétaire général du département, M. Salif Tall ; la Conseillère technique du Ministère de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargée des questions de genre, Mme Flaurence  Douyon, le représentant de WANEP-Mali, Ibrahima Traoré, Me Soyatta Maïga et de plusieurs membres de la plateforme AWLN international.

 Me Soyatta Maïga a planté le décor en rendant un hommage mérité aux devancières, mais aussi, aux deux lauréates sélectionnées pour leurs engagements en faveur de la protection des droits des femmes.

En ce qui concerne les critères de sélections  des lauréates, Me  Soyatta, indique que c’est sur la base de sondages menés par la commission de sélection. C’est sur la thématique portant sur les violences basées sur le genre que l’ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, présidente de WILDAF-Mali, Bintou Founè Samaké a été sélectionnée comme lauréate.  S’agissant de Mme Fatoumata Maïga,  celle-ci a été choisie au niveau du volet agenda femme, paix et sécurité.

Et  Mme Soyatta d’expliquer que AWLN international est une plateforme continentale, mise en place par les Nations Unies en 2027 et de l’Union Africaine en 2018. Aussi, elle précise que AWLN travaille sur un certain nombre de thématiques qui sont entre autres : La gouvernance politique et le leadership des femmes ; l’autonomisation  économique des femmes ; les droits humains ; les violences basées sur le genre ; l’agenda femme, paix et sécurité ; la mobilisation sociale et surtout les constructions intergénérationnelles.

Selon Mme Florence Douyon, « la violence fondée sur le genre  est l’une des violations des droits humains  les plus rependues et les plus tolérées dans nos sociétés. Qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle ou économique, elle détruit les corps, anéantit les esprits et fragilise nos communautés. »  Et d’indiquer que ces violences sont aggravées en période de conflits, des crises humanitaires, de déplacements forcés. Elle ajoute aussi, que lesdites violences existent aussi dans les espaces  ordinaires de la vie quotidienne au sein des familles, dans les lieux publics, dans les écoles, dans  les prisons et dans les institutions. Elle a réaffirmé l’engagement du Ministère de la Justice à renforcer davantage le cadre juridique national ; d’améliorer l’accès à la justice pour les femmes et les filles victimes ; de lutter contre l’impunité ; de promouvoir la sensibilisation communautaire et d’instaurer une coordination multisectorielle.

Pour Ibrahima Traoré de WANEP Mali, une ONG partenaire de AWLIN Mali, « promouvoir l’éducation, c’est promouvoir l’enfant et promouvoir l’enfant c’est d’en faire autant pour la femme. » A-t-il dit avant de saluer l’engagement et la détermination  des femmes du Mali pour leur combat quotidien.

DES DISTINCTIONS AMPLEMENT MÉRITÉES 

Parlant des lauréates, les intervenants retiennent d’elles, des femmes exemplaires surtout d’inspiration. Fatoumata Maïga est connue à travers son rôle prépondérant sur l’éducation des femmes, tant rurales qu’urbaines sur les dangers liés aux  armes non contrôlées. Elle milite fortement pour l’instauration de la paix au Mali. Mme Fatoumata Maïga, très honorée va brièvement  rendre un vibrant hommage  à Me Soyatta Maiga, ses frères, parents et collaborateurs qui l’ont soutenu corps et âmes, dans son combat.

Quant à  la seconde lauréate, elle a marqué les esprits dans le cadre de la défense des droits des femmes et des filles au Mali.  Mme Bouaré Bintou Founè Samaké dirige l’ONG WILDAF Mali, qui regroupe en son sein,  plusieurs organisations féminines, dont certaines d’entre elles affirment avoir bénéficié de son soutien dans la réalisation de leurs différents projets d’autonomisation économique.  La Commissaire à la CNDH  et ancienne ministre Bouaré Bintou Founè Samaké, indique que  « ce prix  est non seulement, une source de motivation supplémentaire  pour continuer à travailler avec passion et détermination, dans le respect  des lois et principes de la République du Mali.   Mais également, à transmettre à la jeune génération les bonnes expériences  surtout les acquis. »

Le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Secrétaire général, M. Salif Tall a félicité les responsables de AWLN Mali pour cette initiative  qui témoigne selon lui, de la valeur et  des compétences des femmes  du Mali, á œuvrer pour l’abandon de toutes sortes de violences basées sur le genre au Mali. Les  deux  heureuses lauréates , promettent de continuer la lutte  pour  l’élimination  définitive de la violence à l’égard des femmes et des filles au Mali, un souhait largement soutenu par l’Union Africaine.

Rappelons que  cette cérémonie était placée sous l’égide du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. A cet effet, elle a été  sanctionnée par une conférence débat autour de  la thématique : « Convention de l’Union Africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles ». Ce panel a été animé par la magistrate Mme Dembélé Aïssata M’Baye. Celle-ci a parlé de la nouvelle Convention de l’Union africaine contre l’élimination de toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles. Cette initiative vient comme complément au protocole de Maputo qui s’inscrit dans le cadre de la promotion des droits des femmes en Afrique. Une fois, l’adhésion des 15 pays recommandés, les membres de la plateforme AWLN rassurent que  des insuffisances ayant été constatées dans le protocole de Maputo seraient revues dans la nouvelle Convention. Et pour sa mise en œuvre, elle a besoin de la ratification de 15 pays mais depuis février, seulement 5 pays ont ratifiée. Plus particulièrement, il s’agit du Liberia, de Djibouti, la Gambie, la RDC. le Liberia et l’Angola.

Me Soyatta et les autres membres de AWLN, entendent engager des démarches pour sa vulgarisation, afin que le Mali soit le sixième pays à ratifier cette loi, qui matérialise la lutte pour l’élimination de toutes sortes de violences faites  à l’égard des femmes et des filles au Mali.

Yacouba COULIBALY 

 

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