CLOTURE OFFICIELLE DE LA CAMPAGNE DES 16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET FILLES, ÉDITION 2025.

Les rideaux sont tombés sur l’édition 2025, des16 jours d’activisme, ce samedi 13 décembre à l’ACI 2000. Une cérémonie qui a enregistré la présence massive de la société civile malienne. Elle était présidée par Mme la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo. A  ses côtés, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, la présidente de CSWA-Mali, Samaké Fatoumata H. Traoré, Mme Assétou Founé Samaké Migan, la représentante de la marraine de l’évènement, Mme Bouaré Bintou Founé Samaké et le parrain Sidy Danioko, le PDG de SPIRIT et de GPAG. Le thème était « Ensemble faisons du 13 décembre un tournant historique contre les VBG du Mali. »

Mme la ministre, Mme Diarra Djénéba Sanogo a chaleureusement salué le Comité Permanent de la Session Alternative Africaine sur la Condition Féminine (CSWA-Mali) et tous ses partenaires pour la coordination magistrale de cette campagne. « Votre initiative, notamment avec la campagne digitale inédite au Mali, a réveillé les consciences et a transformé un combat en une conversation nationale. Nous nous étions donné rendez-vous autour d’un thème fort : « Ensemble, faisons du 13 décembre 2025, un tournant historique contre les VBG au Mali. »

Elle a ensuite ajouté qu’aujourd’hui, nous pouvons le dire : « ce tournant est pris. Nous avons collectivement témoigné du pouvoir de l’engagement public. Le « Mur Digital des Engagements » ce que nous avons découvert n’est pas qu’une simple œuvre technologique ; c’est un serment national. Chaque clic, chaque message, chaque nom inscrit est une promesse faite à nos mères, à nos sœurs, et surtout à nos enfants. C’est le compteur de la dignité, qui doit désormais toujours s’élever », a affirmé Mme la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille. Elle s’est dit profondément touchée par le Bilan de la Campagne présenté. Et qu’au-delà des chiffres, ce sont les témoignages des survivantes, «.. qui nous rappellent l’urgence de notre mission. À ces femmes et enfants, nous disons : vous n’êtes plus seules. Votre courage est notre bouclier, et votre guérison est notre victoire » a-t-elle déclaré.

Ainsi Mme la ministre a ajouté que Nous allons bientôt procéder à la signature solennelle de la Charte Stop VBG (la Charte des engagements). Cette charte doit devenir la boussole de nos actions quotidiennes, dans nos foyers, dans nos communautés, dans nos institutions. Mais l’engagement le plus fort, le plus malien, est celui que nous incarnons par le « Maaya ». Le Maaya, c’est l’essence même de l’humanité, de la noblesse, de la courtoisie, de la bonne conduite. Un Mali où règne le Maaya est un Mali, où il n’y a pas de place pour la violence. C’est pourquoi, elle s’est dit honorée de remettre les 10 Trophées « Maaya » aux champions et championnes du changement. Vous êtes les ambassadeurs et ambassadrices de cette valeur. Vous avez prouvé que l’influence, l’entreprise, le leadership et l’art peuvent tous être mis au service de la protection de nos plus vulnérables.

Pour la présidente Samaké Fatoumata H Traoré, elle s’est réjoui et affirmé que « Nous l’avons fait ! Ensemble, nous avons fait des « 16 Jours d’Activisme contre les VBG » une campagne nationale historique. Grâce à la mobilisation inédites des hommes et des femmes, grâce à Madame le Ministre, pour votre parrainage, grâce à nos partenaires pour leur soutien indéfectible, et grâce aux femmes et filles maliennes débout comme un seul être, nous avons réussi ! » Pour elle, « nous avons réussi le pari de l’engagement inconditionnelle, le pari de la détermination  retentissante et le pari de la mobilisation sans précédent. Notre campagne digitale, avec son « Mur Digital et sa Charte des Engagements », a prouvé que la parole des leaders, des personnalités influentes et des citoyens peut se transformer en un bouclier collectif contre la violence», a -t-elle ajouté.

Au-delà des likes, des partages et des chiffres de mobilisation, a dit Mme Samaké Fatoumata, il y a le cœur de notre combat : les femmes et les enfants qui ont été blessés. La Violence Basée sur le Genre n’est pas un fait divers. C’est une pandémie silencieuse qui brise des vies, mine la cohésion sociale et freine le développement de notre nation. Derrière chaque statistique, il y a une histoire de courage, de douleur, et surtout, de résilience.

En tant que Présidente du Comité Permanent de la Session Alternative Africaine sur la Condition Féminine, elle a lancé un appel solennel « Par ma voix est celle de milliers de femmes qui exigent la dignité : Stop à l’Impunité : Nous appelons à l’application rigoureuse des lois pour que chaque acte de violence trouve une réponse ferme et exemplaire de la Justice. La protection est illusoire sans la sanction. L’Éducation, Notre Arme Suprême : Nous devons intégrer le respect, l’égalité et les valeurs de notre Maaya dans l’éducation de nos enfants, pour que la prochaine génération n’ait même pas à mener ce combat. »

A propos de la Charte Stop VBG : « Bientôt, nous serons invités à signer la Charte Stop VBG. Que cette signature ne soit pas une formalité, mais un serment sacré que nous honorerons par nos actions quotidiennes. C’est l’engagement de la société civile, des leaders traditionnels, des entreprises, et de chaque citoyen », a expliqué Mme la présidente du CSWA-Mali.

La grande mobilisation pour clore la campagne des 16 jours d’activisme activité couronnée par des Slameurs et un match amical de Football, qui a opposé les femmes du CSWA-Mali, à l’équipe de football féminin d’Hamdallaye, et la remise de trophées Mayaa à 10 personnalités pour leurs implications dans la lutte contre les VBG.

Mady TOUNKARA

 

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