ATELIER NATIONAL DE CLÔTURE – PROJET DANBE : PRESERVER LES ACQUIS

L’hôtel de l’Amitié de Bamako a abrité le mercredi 25 février 2026, la cérémonie de clôture du projet Danbe (Communautés pour l’honneur et la dignité des Maliens). Le projet qui est à son terme avait comme cibles, les femmes et les adolescentes dans les régions de Ségou, San, Koutiala et de Bougouni. Ledit projet permettait aux bénéficiaires d’être plus autonomes tout en protégeant leurs droits fondamentaux.

La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de  Mme la ministre de la Santé et du Développement durable représentée par son Conseiller technique, M. Hamadoun Tolo.  Il avait à ses côtés, le représentant du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Mehidi Diakité, le directeur Pays IMC (International Medical Corps) et porte-parole du Consortium IMC-Santé Monde Dr Jean Mukenga, le représentant de l’ambassadeur du Canada au Mali, M. Hamadoun Dicko et de plusieurs personnalités.

Au nom du Consortium IMC-Santé Monde, Dr Jean Mukenga a exprimé sa gratitude aux autorités maliennes et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers   pour leur accompagnement auprès des acteurs du projet.  Et d’ajouté que : « Depuis février 2022, nous avons porté ensemble une ambition claire et déterminée : permettre aux adolescentes et aux femmes des régions de Ségou, San, Koutiala et Bougouni d’exercer pleinement leur droit à des services de santé adaptée, de qualité et à une vie exempte de toute forme de violence ».

Parlant des résultats, Dr Jean Mukenga soutiendra que depuis le lancement du projet Danbé en 2022, seule une femme ou adolescente sur cinq (5) avait recours aux services de santé de la reproduction. « Aujourd’hui, près de trois sur cinq y accèdent. Derrière cette progression significative se trouvent des réalités concrètes : des vies protégées, des grossesses mieux suivies, des décisions éclairées, une autonomie renforcée », a-t-il soutenu.

En outre, le porte-parole du Consortium IMC-Santé Monde a mis un accent particulier sur des avancées qui ont été enregistrées dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre.  Il  relève qu’en 2022, une femme ou adolescente sur quatre déclarait avoir subi des violences et d’ajouter que ce ratio est désormais passé de une sur douze. Pour lui, ces chiffres traduisent une amélioration tangible des environnements de vie, devenues plus sûrs, plus respectueux et lus protecteurs.

Toutefois, Dr Jean Mukenga, demeure conscient que la clôture administrative d’un projet ne marque pas la fin des défis. Et d’indiquer que le chemin vers l’égalité, la dignité et la justice sociale reste exigeant. « Mais aujourd’hui, nous pouvons affirmer que les bases sont solides : les capacités sont renforcées, les mécanismes de coordination sont établis et surtout la volonté collective est bien ancrée », dit-t-il.  Avant de réaffirmer au nom du Consortium IMC-Santé Monde, son engagement à demeurer aux côtés des autorités maliennes et des communautés pour continuer à promouvoir la santé des droits et la dignité des femmes et des adolescentes.

Pour sa part, le représentant de la ministre de la Santé et du Développement durable M. Hamadoun Tolo, soutiendra que la santé des femmes et des adolescentes est une priorité pour le gouvernement malien engagé résolument dans l’atteinte des ODD tels que édictés par les Nations Unies.

Enfin, il va rassurer les acteurs du projet Danbé, la disponibilité des autorités administratives et politiques pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations pertinentes qui ont été formulées pendant les travaux de clôture.

Rappelons que le projet Danbé qui avait une durée de quatre (4) ans, a été financé par Affaires mondiales Canada pour une somme estimée à 12 millions canadiens.  Le projet  a bénéficié de l’accompagnement de quatre départements ministériels notamment, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, celui de la Santé et du Développement durable, le ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, et de l’Éducation nationale.

Yacouba COULIBALY

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