AMAFINU : « IMPACT DE L’ENVIRONNEMENT SUR LA SANTÉ ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE » AU CŒUR DES ÉCHANGES

 

La salle de conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a abrité deux une conférences débat organisées par l’Association Malienne des Anciens Fonctionnaires Internationaux des Nations Unies (AMAFINU). Elles portaient sur deux thèmes à savoir: « Impact de l’environnement sur la santé», animé par l’Expert en Santé Publique, Dr Salif Samaké, et « Intelligence artificielle: défis et perspectives » présenté par le spécialiste en innovation numérique, Yahya Coulibaly. C’était hier jeudi 24 juillet 2025, sous la présidence de Mme Nikiema Nidjergou Noémi, Responsable de la Gestion de l’Information Sanitaire, représentant du Dr Patrick Kaboré, Représentant Résident de l’OMS au Mali, en présence de la Présidente de l’AMAFINU, l’ancienne ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Kéita Aïda M’Bo ; des membres et partenaires de ladite association entre autres.

Dans son discours introductif, la Présidente de l’Association Malienne des Anciens Fonctionnaires Internationaux des Nations Unies (AMAFINU), l’ancienne Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Kéita Aïda M’Bo a rappelé que, l’AMAFINU est une association apolitique, à but non lucratif dont les objectifs sont de soutenir et promouvoir les principes et objectifs du Système des Nations Unies, dans les limites de leurs ressources et compétences, entre autres.

Selon elle, ces deux thèmes ont été choisis par l’Association afin de contribuer à sa manière, à l’éveil des consciences sur des sujets d’intérêt national et international. «Notre environnement se dégrade de manière inquiétante avec des conséquences directes sur la santé et le bien-être de la population. La pollution de l’air, de l’eau, du sol sont des exemples qui entrainent les maladies infectieuses et d’autres effets néfastes sur la population», a-t-elle souligné.

En effet, elle a noté que ce débat pourra donner des pistes de solutions concrètes, permettant de réduire ces impacts négatifs, mais aussi de protéger notre santé. Toutefois, elle a déclaré que parler de défis et perspectives de l’Intelligence artificielle est une opportunité pour comprendre tout son sens.

Présentant la thématique : « Impact de l’environnement sur la santé », le Dr Salif Samaké, Médecin en Santé Publique, Administrateur délégué à la Fondation Santé et Environnement, a donné quelques éclairages sur les concepts clés en matière de santé, de protection de l’environnement, et aussi des interactions entre la santé et l’environnement. De même, il est revenu sur les impacts qu’il y a sur la santé en terme de morbidité et de mortalité.

A l’en croire, les questions d’environnement sont des questions transversales, qui ne peuvent se résoudre que, grâce à un mouvement collectif de la part des différentes parties prenantes, sur la question de l’environnement et de la santé. Donc, un élément important autour du One Health sur lequel chacun devrait jouer sa partition pour qu’ il y ait une synergie et une complémentarité d’action à l’effet de protéger la santé des humains, des animaux et des écosystèmes.

Le second conférencier, M. Yahya Coulibaly, Expert en transformation digitale a, dans un premier temps, définit l’intelligence en tant que telle, qui concerne les humains et les animaux. Ensuite, l’intelligence humaine et le mot artificiel. Selon lui, l’Intelligence artificielle (IA) comme l’ensemble des théories visant à permettre à des machines à simuler des formes d’intelligence comparables à celles des êtres humains.

En deuxième lieu, il a tenu à préciser que l’IA ne peut pas remplacer l’humain. On peut l’utiliser, mais ne pas se fier à tout ce qu’elle produit, car elle ne gère pas les émotions. Il dira que : « les intelligences artificielles sont calquées sur des modèles d’un environnement diffèrent, lorsqu’on pose des questions sur un autre environnement, sans préciser le contexte de l’environnement, on risque d’avoir des confusions dans la réponse. L’IA, c’est la rapidité, la vitesse d’analyse, la capacité de gérer d’immense volume de données. »

Dans son discours d’ouverture, Mme Nikiema Nidjergou Noémi, Responsable de la Gestion de l’Information Sanitaire, représentante du Dr Patrik Kaboré, Représentant Résident de l’OMS au Mali s’est réjoui de ces échanges avec les doyens, qui pour elle est une perspective joyeuse de l’avenir démontrant ainsi, de l’espoir.

Pour terminer elle dira que, le changement climatique impacte sur la santé et, l’Intelligence artificielle est un outil capital. Pour elle, de ces échanges aboutiront la production de livres sur l’expérience de ces anciens, dans la gestion des changements climatiques sur le travail, dans le système des Nations Unies, qu’ils publieront très prochainement.

Aissetou CISSÉ

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