36ème ÉDITION  DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT : LA  PROTECTION DES DROITS DES ENFANTS, UNE PRIORITÉ MONDIALE.

 

Le Centre international de Conférences de Bamako (CICB) a abrité le jeudi 20 novembre 2025, la journée internationale des droits de l’enfant. La cérémonie  était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo.

C’était en présence  des chefs de file des partenaires techniques et financiers, des organisations et associations intervenants dans le domaine de la protection des droits des enfants, des membres d’institutions et de  plusieurs  personnalités.  Le thème international est « Ma journée, mes droits » et le thème national porte sur la « Planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant ».

En effet, Rokia Camara a,  au nom de la présidente du Parlement des enfants du Mali, déploré entre autres, les crises sécuritaires dans le pays, ayant  provoquées des déplacés dans le rang des  enfants dont  certains d’entre eux n’ont pas accès à  des services sociaux de base. « Certains enfants souhaitent étudier mais, ne peuvent pas le faire parce que les écoles sont fermées, brulées ou transformées en lieux non destinés à la scolarisation », a ajouté la première vice-présidente du Parlement des enfants  avant de laisser entendre que  chaque école fermée est un rêve qui s’éteint, une ambition brisée, un future compromis.

Après  avoir réaffirmé  le soutien du département aux  enfants du Mali,  Mme la ministre a fait savoir  que malgré les défis, des progrès réels en termes de budgétisation ont été enregistrés dans chacun des grands domaines des droits de l’enfant à savoir, la survie, le développement, la protection et la participation  de l’enfant.  Et de relever  qu’entre 2012 et 2023, les dépenses publiques totales ont été multipliées par 2,75 avec une croissance annuelle moyenne de 9,6%. Elle précise que cette augmentation est principalement due aux dépenses  courantes, tandis que les dépenses en capital ont fléchi depuis 2017, restreignant les capacités de mise en œuvre des politiques de développement social.

Dans le domaine de l’éducation, Mme Diarra Djénéba Sanogo se félicite, «  Les dépenses ont plus que doublées passant de 233 milliards de francs CFA en 2010, à 558 milliards de francs CFA en 2025, soit plus de 105%.   L’éducation de base  représente près de la moitié de ces dépenses, avec une croissance de 19% entre 2018 et 2024.  L’éducation secondaire générale, bien que  modestement financée est passée de 9 à  65 milliards de francs CFA sur la même période », a-t-elle indiqué et d’ajouter que  la part du budget national consacrée à l’éducation est restée relativement stable autour de 19-20% ».

De même, poursuit-elle, les dépenses dans le secteur de la santé ont augmenté de 29% entre 2011 et 2025, passant de 120 154,4 milliards de francs CFA. Malgré cette hausse, souligne la ministre du département,  leur part  dans le budget total reste autour de 7%. Pour Mme Diarra Djénéba Sanogo,  les programmes de soins de santé primaires et de lutte contre la maladie en absorbent environ un tiers. C’est ainsi, qu’elle va déplorer que  les dépenses pour la disponibilité de médicaments et de vaccins, bien qu’en forte progression (de 9 à  65  milliards de francs CFA entre 2018 et 2024), demeurent insuffisantes face aux  besoins ». Et de préciser que les fonctions liées  à la promotion de  l’enfant et de la famille reste très faiblement financée,  avec des allocations représentant  moins de 1% du budget total (0,4% en 2018 ; 0,2% en 2024). Avant  d’inviter l’ensemble des acteurs à renforcer les actions de plaidoyers, à adopter  des stratégies et plans, afin de rendre effective, l’approche planification et budgétisation sensibles aux droits des enfants  pour que le slogan «  pour chaque enfant,  tous ses droits », soit une réalité.

Rappelons que la cérémonie a été clôturée par la lecture et la remise officielle de la note de plaidoyer  à  Mme la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, visant à renforcer davantage la promotion et la protection des droits des enfants au Mali.  La date du 20 novembre marque l’adoption par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies de la déclaration des droits de l’enfant en 1959, et celle de la signature de la  Convention  relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1989, que le Mali a ratifiée en 1990.

Yacouba COULIBALY

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