COLLOQUE SUR L’ASSAINISSEMENT DE BAMAKO : LES ACTEURS SE CONCERTENT.

 

L’hôtel Colibris de Bamako a servi de cadre à un colloque qui a regroupé les acteurs de l’assainissement autour d’une table de discussion. Un atelier de deux jours qui a débuté ce 13 novembre. Il est organisé grâce au partenariat de Friedrich Elbert Stiftung (FES) et le CERM (Centre d’études et de Réflexion au Mali). Une cérémonie présidée par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), Monsieur Niarga Oule Dembélé, à ses côtés, Monsieur Abdourhamane Dicko, le représentant de la représentante Résidente de FES au Mali et le président du CERM Monsieur Amadou Diop. Le thème de la rencontre s’intitule «  Quelles pistes pour améliorer durablement l’assainissement de la ville de Bamako ? ».

Selon le président du CERM, « l’assainissement de nos villes et particulièrement de notre capitale constitue un sujet majeur pour le cadre de vie de nos compatriotes depuis de nombreuses années déjà. En dépit des efforts entrepris, par les différents gouvernements, la situation reste, nous pouvons l’admettre largement en deçà de nos attentes. »

Monsieur Amadou Diop a affirmé qu’à travers ces deux jours d’échanges, de discussion et de débats, pouvoir engendrer des recommandations voire, des propositions pour nous approprier davantage la politique nationale de l’assainissement. Mais aussi, comprendre et analyser ce qui est en cours dans ce domaine, y compris les dispositions légales et réglementaires en la matière, identifier les contraintes spécifiques concentrées par les acteurs du secteur privé et de la société civile, ainsi que les opportunités existantes et explorer des pistes de solutions concrètes et innovantes, à court, moyen et long terme pour contribuer à relever les défis majeurs du secteur.

Dans son discours, le représentant de FES Abdourhamane Dicko, a souligné qu’au regard de nos objectifs et de nos actions, vous aurez compris la pertinence de la thématique du colloque pour la FES. L’eau et l’assainissement sont des droits humains fondamentaux comme le dit très clairement l’ODD 6 : « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Cet objectif vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables, a-t-il dit.

Monsieur Dicko a ajouté que la pertinence se situe aussi, dans la contribution à la réalisation d’un bien public dans ses dimensions de protection de la santé, de l’environnement et de la responsabilité des collectivités. Aussi, que cette pertinence est également bien cernée par notre partenaire de longue date, le CERM qui consacre son second colloque à une thématique majeure comme l’assainissement, après celui dédié à l’eau dont est issue une excellente analyse de notre modérateur du jour que nous remercions et félicitons pour l’expertise partagée. Cette présentation en 2 phases contribuera assurément à une meilleure appropriation de ces droits fondamentaux et à partager les idées en vue de la résolution des défis multiples, a noté le représentant de FES.

Quant au directeur national de DNACPN, Monsieur Niarga Oule Dembélé, il a déclaré que l’assainissement des eaux usées est indissociable de la gestion des déchets solides, eu égard aux réalités de Bamako. « Nous devons travailler pour une meilleure coordination des actions des différents services, afin d’arriver à une synergie d’actions qui puisse impliquer toutes les parties prenantes à savoir : le secteur formel et informel.

« Les défis sont nombreux, mais notre détermination est sans faille. En agissant ensemble, en unissant nos efforts, nous pouvons bâtir un Bamako, plus propre et plus prospère pour les générations futures », pense Monsieur Dembélé .

Pour pallier la problématique de façon holistique sur toute l’étendue du territoire national, le ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable a initié la relecture de la Politique Nationale d’Assainissement, en prenant en compte les questions des changements climatiques, du genre de l’équité, de l’inclusion et les recommandations des Assises nationales de la refondation sur le volet assainissement, a souligné le directeur Dembélé.

Mady TOUNKARA

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