
Les rideaux sont tombés sur les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille, ce Mardi 16 septembre 2025, au CICB . Une journée de synthèse des six thématiques traitées au cours des trois mois de travaux (16 juin-16 septembre). Elle était placée sous la présidence du Premier ministre Général de division Abdoulaye Maïga, représenté par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, M. Bakary Traoré. En présence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, la présidente de la Commission nationale, Mme Maïga Sina Damba, des anciens ministres et parlementaires, des gouverneurs et de plusieurs organisations féminines.
« Ce que nous avons entendu ici n’est pas une plainte, c’est un appel à l’action ». C’est par ces mots pleins d’engagement que la présidente de la Commission nationale Mme Maïga Sina Damba a invité toutes les sensibilités du Mali à s’approprier les recommandations formulées lors de ces assises, qui donnent espoir aux femmes et filles sur toute l’étendue du territoire national.

Après avoir exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des forces vives de la nation, les autorités du pays et les membres de la Commission nationale, la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo a indiqué que cette présente rencontre est un acte de continuité et une étape décisive dans la construction d’un Mali nouveau. « Un Mali qui place l’humain et particulièrement la femme et l’enfant au centre de toutes ses politiques publiques », dit-elle.
Pour elle, ces états généraux sont bien plus qu’un cadre de dialogue. « Ils sont l’expression concrète d’une volonté politique affirmée notamment, celle de remettre la femme, l’enfant et la famille au cœur du projet de société malienne. « C’est dans cette démarche ajoute la ministre Sanogo, que ces états généraux s’inscrivent dans le programme d’action gouvernementale du Premier ministre en faisant de la promotion du capital humain une priorité nationale », a indiqué Mme Diarra Djénéba Sanogo.

Par ailleurs, la présidente de la Commission nationale ajoutera que les états généraux ne sont pas un simple événement. Mais plutôt, « un acte politique fort, le reflet d’une volonté nationale de regarder en face les défis qui entravent l’épanouissement des femmes, la protection des enfants et la stabilité des familles maliennes ». Aussi, elle se félicite de l’engagement des participants et participantes dans les débats. « Ce que nous avons entendu ici n’est pas une plainte, c’est un appel à l’action », a souligné Mme Maïga Sina Damba et de relever quelques points saillants des recommandations qui sont au total 470.
Il s’agit des recommandations portant sur la réforme du cadre juridique pour garantir les droits fondamentaux des femmes et des enfants ; l’institutionnalisation de la budgétisation sensible au genre dans tous les secteurs ; le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de prise en charge des violence ; la valorisation du rôle de la famille comme socle de cohésion sociale et de résilience ; le développement d’un partenariat public-privé comme stratégie pour l’accès conséquent des femmes aux ressources financières et aux opportunités d’emploi et de développement de l’entreprenariat féminin ; l’allocation permanente et soutenue de ressources supplémentaires nécessaires au développement de ce secteur intersectoriel et transversal et la mise en place d’un cadre de suivi et d’évaluation des politiques en faveur du genre , de l’enfance et de la famille ; décréter l’année 2027, année de la femme.
En outre, elle lance un appel vibrant à tous les ministères y compris toutes les institutions à s’approprier davantage ces conclusions. Car, poursuit la présidente de la Commission nationale, « la promotion de la femme, la protection de l’enfant et le renforcement de la famille ne relèvent pas d’un seul département. C’est une mission nationale, transversale, urgente », dit-elle. Avant de laisser entendre que « Ce n’est pas la voix des femmes qu’il faut amplifier, c’est l’écoute qu’il faut affiner. Quand les femmes avancent, c’est toute la société qui progresse ».
Pour le ministère de la refondation Monsieur Bakary Traoré les concertations qui viennent de s’achever ont sans nul doute permis d’établir un diagnostic partagé, suivant une approche participative, et de proposer des orientations concrètes pour renforcer la cellule familiale, la protection des enfants, ainsi que l’autonomisation et l’inclusion des femmes.
Il a remercié pour la mobilisation, et la participation active aux débats, aux termes d’intenses travaux qui se sont déroulés durant plusieurs semaines, à travers des concertations régionales et nationales. « Ceci témoigne de l’intérêt que vous accordez à ce chantier majeur, celui d’un Mali refondé, où la femme est respectée et valorisée, où chaque enfant bénéficie de protection et de l’opportunités, et où la famille demeure le pilier indéfectible de notre société ».
Il a conclu en se disant satisfait de ce débat national, dont les conclusions contribueront significativement à bâtir un avenir plus juste et prospère pour les femmes, les enfants et les familles.
M. Bakary Traoré a, au nom du premier ministre, réitéré le soutien indéfectible du département. « Soyez rassurées qu’une attention particulière sera accordée aux recommandations formulées, qui seront traduites en action concrètes suivies et évaluées, afin que chaque enfant et chaque famille en ressentent les effets au quotidien ».
Rappelons que les travaux des états généraux sur la situation de la femmes et de l’enfant, ont porté pendant les trois sur six thématiques : la gouvernance inclusive ; l’autonomisation des femmes ; la protection des enfants ; la lutte contre les violences basées sur le genre et la valorisation de la cellule familiale. La Commission d’organisation dirigée par Mme Maïga Sina Damba promet de remettre le rapport final de ces assises aux autorités du pays.
Yacouba COULIBALY et Mady TOUNKARA






