
L’ancien local du Conseil de cercle de Kati, a servi de cadre à un forum communautaire. Une activité organisée grâce au partenariat avec l’organisation canadienne Journaliste droits humains (JDH) et l’Association des Professionnelles de la presse écrite du Mali (APPEM). C’était le samedi 30 août 2025. La conférence était présidée par la Secrétaire générale de l’APPEM, Mme Bintou Danioko, à ses côtés la présidente des femmes leaders de Kati, Mme Djénébou Sangaré, le chef de quartier de Kati, Monsieur Tiécoura Koné. Le thème de la conférence était « vitalité de la désinformation et des discours de haine sur les réseaux sociaux et groupes communautaires, Facebook, WhatsApp, Tiktok » et ses conséquences. Les conférenciers étaient Mme Dado Camara et Monsieur Aliou Diallo.
Aux dires du Coordinateur National de l’organisation canadienne, Journalistes Droits Humains (JDH), « nous sommes une organisation de défense et de protection des droits humains, dans le secteur de l’information et des médias. Notre mission, c’est d’engager ces organisations communautaires de base, les mettre en lien. Également, les acteurs de Kati, autour des thématiques qui sont en lien avec la promotion des droits humains, la lutte contre la désinformation et les discours de haines. »
Pour lui, le choix de ces organisations émane d’une activité préliminaire que JDH avait organisé à Bamako, en début d’année. Des organisations féminines qui protègent les droits des femmes ont été identifiées. C’était lors d’un renforcement de capacités des organisations de la société civile. Elles ont été formées sur comment mieux communiquer sur les sujets des droits des femmes et des jeunes. Mais aussi, créer des relations entre ces organisations professionnelles, les organisations féminines. et les journalistes.
L’objectif de cette activité a été atteint, parce qu’en réalité, ce forum visait à engager les femmes leaders qui sont vraiment actives sur les questions des droits des femmes communautaires, de les mobiliser dans un espace sécurisé afin de dialoguer, d’échanger et d’apprendre sur la désinformation, les fausses nouvelles, les discours de haine au Mali, a noté Monsieur Diallo. Il a ensuite souligné que notre pays est en crise. Nous sommes en période de transition et de réformes également. Donc, les organisations communautaires de base ont un rôle à jouer dans le processus de l’information actuelle, dans le processus d’élaboration et de la mise en œuvre des réformes qui ont été adoptées.
Cette activité visait surtout, à engager les femmes, afin qu’elles puissent participer à la lutte contre la désinformation et les discours de haine, de contribuer à renforcer les droits humains, la bonne gouvernance et à améliorer la position sociale. Quant á la jeunesse, le Coordinateur dira que d’autres types d’activités de renforcement des capacités sont programmées. C’est pour faciliter sa collaboration de façon professionnelle et durable avec les médias, pour qu’elle puisse mieux communiquer, sensibiliser sur les thématiques, telles que les questions et les solutions qui sont en lien avec leurs droits et le cadre juridique. Mieux connaitre les lois, les règlements et les politiques nationales, qui protègent leurs droits qui sont destinés à renforcer leur autonomisation a rappelé Monsieur Diallo.

Mme Diakité Djénébou Sangaré, présidente des femmes leaders de Kati a affirmé que ce forum vient à point nommé, « nous avons compris beaucoup de choses qu’on ignorait avant. Comme le fait qu’on ne doit pas partager tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux. En le faisant, nous pourrons être victime de problèmes, on peut créer des ennuis à d’autres personnes. J’ai été confrontée á cela, il y a juste quelques jours. Quelqu’un a voulu nous arnaqué sur les réseaux, grâce à notre vigilance, nous avons pu échapper. Donc, nous recommandons la pérennisation de ce genre d’activité. Nous ferons la restitution aux autres membres de l’association qui n’ont pas pu assister.»

Tiécoura Koné, chef de quartier de Kati, « ce forum leur a beaucoup édifié sur des choses qu’il ignore avant. Compte tenu de l’importance, nous ferons la restitution où qu’on se trouve. Nous avons des inquiétudes face à l’utilisation des réseaux sociaux. Si nous comprenons la différence entre l’information, et la désinformation, la mésinformation, ça nous évitera trop de problèmes. Il y a eu des évènements malheureux à Kati, qui ont terrifié la population. Nous vous demandons de la pérenniser afin d’améliorer notre contact avec les réseaux sociaux. »
Dicko Coulibaly, présidente de l’association « Warkandje » (Autodéfense de droits des femmes et des jeunes devant les tribunaux) a déclaré que « la désinformation est une très mauvaise chose, qui a beaucoup de conséquences sur tout le monde mais en particulier, la jeunesse. Dans les jours á venir, nous programmons de faire une conférence sur la cybercriminalité et inviterons le Procureur Adam Coulibaly, pour nous former sur les enjeux de la Cybercriminalité. On a beaucoup appris aujourd’hui, nous souhaitons que cela se reproduise, pour nous faire comprendre davantage. Car beaucoup ont eu des problèmes, parce qu’ils ne savaient pas en réalité. »

Rappelons que les thématiques abordées par les conférenciers étaient entre autres : Comprendre l’information ; La fausse information ; Le discours de haine et la loi sur la Cybercriminalité.
Mady TOUNKARA






