RÉSEAU ISLAM POPULATION ET DÉVELOPPEMENT (RIPOD) ET SES PARTENAIRES RENFORCENT 100 FEMMES DANS LE MILIEU PROFESSIONNEL SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE.

Dans le cadre de son projet « Horizon d’Espoir » le programme d’amélioration des conditions de vies des jeunes filles et femmes Migrants, déplacées et issues de familles à revenus modestes, de Bamako et environs, a tenu un atelier de sensibilisation de 100 femmes au Mémorial Modibo Kéïta, ce mardi 19 Aout 2025.  L’activité était présidée par Mme Traoré Nana Sy membre de la délégation spéciale de la commune IV, à ses côtés Imam Mamadou Traoré, président du Réseau Islam Population et Développement  (RIPOD)  et Mme Sanogo Gnagna Sène, la représentante du Réseau pour l’Émergence des jeunes femmes ( NYWE) et le Réseau des jeunes  femmes leaders des partis politiques et des organisations de la société civile (REJFPO), Fodié Magassa du Groupe Pivot droit et citoyenneté.  Ce projet est réalisé grâce au partenariat de WILDAF, Groupe Pivot Droit  et Citoyenneté financé par l’ambassade des Pays Bas.

Pour le président de RIPOD lmam Mamadou Traoré, l’objectif de cet atelier est de nous aider à « sensibiliser la population pour préparer un environnement sain, pour qu’on puisse améliorer les conditions de vie des aides ménagères, les démunis et les femmes déplacées internes. C’est les femmes de milieu universitaire qu’on a approché pour travailler ensemble dans ce cadre, parce qu’elles subissent ( les femmes ménagères) sont employées par ces femmes. On peut pas changer les comportements sans impliquer celles-ci, a noté le chef de RIPOD. Nous sommes en consortium avec WILDAF et le groupe Pivot Droit et Citoyenneté, financé par l’ambassade des Pays Bas pour une durée de 3 ans. C’est l’autonomisation de la femme en général et l’amélioration des conditions de la femme à revenus faible » a précisé Monsieur Traoré.

Dans son discours d’ouverture, la Présidente de la Commission éduction de la délégation spéciale de la Mairie de la commune IV, Mme Traoré Nana Sy, s’est dit contente de cette rencontre qui contribuera à trouver des réponses aux questions cruciales. « Je suis optimiste, les recommandations qui vont être proclamées, à la fin de cette rencontre, une fois mise en œuvre, réduiront de beaucoup ces problèmes. Elle a ensuite réaffirmé la disponibilité et l’accompagnement de la Mairie de la com IV du District de Bamako, dans la mise en œuvre du plan d’action issu de cette rencontre.

Quant à Mme Sanogo Gnagna Sène, la représentante du REJFPO et NIWE, elle pense que « la thématique abordé en ce jour, est très intéressante car, c’est pas un sujet qu’on attend tous les jours, l’initiative prise par RIPOD, est qu’on en parle, au milieu universitaire, car ce sont des gens qui sont au boulot, en général, quand on regarde dans nos familles au Mali, il est rare de voir une famille sans aides ménagères. Le fait qu’on soit en train de parler de leurs difficultés, de voir, comment nous, en tant que mère et sœur pouvons les aider et faire respecter leurs droits est une bonne chose. Elles sont des travailleuses, elles ont des droits comme tout le monde », a précisé Mme Sanogo

Selon Mme Sanogo Gnagna « Nous devons vulgariser leurs droits pour que les familles d’accueil sachent comment se comporter avec elles. Mais à elles, comment se comporter avec leurs employeurs. Les réseaux que  je représente ici, travaillent pour l’émergence de la jeune fille, notamment dans la prise de décision, en renforcement des capacités, à connaître leurs droits. Les deux réseaux sont complémentaires, ils travaillent tous, pour l’émergence de la jeune fille, surtout en plaidoyer, a-t-elle conclu.

En somme, le projet vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de 200 000 personnes de ces groupes cibles, à travers ces deux axes d’interventions, dont l’accès à la santé ( prévention et prise en charge des cas de (VBG) et promotion des DSSR et l’autonomisation économique des jeunes filles et femmes dans une perspectives d’entrepreneuriat féminin durable, sans oublier leur éventuel acquis en capacité de bien dépenser et de bien épargner pour la stabilité future de leur foyer.

Mady TOUNKARA

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