LUTTE CONTRE LA CONSOMMATION DE DROGUE AU MALI : UN DÉBAT CITOYEN ENTRE ACTEURS AFIN DE PRÉVENIR ET RÉDUIRE LES RISQUES

 

Le Comité de plaidoyer du projet LFPS, sous le leadership de WiLDAF Mali, en consortium avec l’ONG AZHAR et, en partenariat avec ONU Femmes ont organisé une conférence-débat citoyenne en vue d’échanger sur les conséquences désastreuses de la toxicomanie sur la jeunesse malienne, et à mobiliser les réponses collectives en face pour en venir à bout de cette menace transversale. C’était le mardi 12 août 2025, au CNDIFE, sous la présidence de la Directrice de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Djélika Coulibaly, en présence de la représentante de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Mme Bouaré Bintou Founé Samaké ; des leaders communautaires et religieux ; des femmes et jeunes ; des membres des organisations de la société civile ; ainsi que des partenaires financiers techniques ; entre autres.

 

Placé sous le thème : « La consommation de la drogue et les autres stupéfiants au Mali ainsi que, les mesures pour juguler ce phénomène croissant », l’objectif général vise à aborder ce sujet d’intérêt mondial, en vue d’alerter  de sensibiliser et proposer des solutions concrètes pour son éradication. Cette journée a été une occasion d’échanges conversationnelles entre les leaders communautaires, experts, jeunes, femmes et représentants des institutions.

Prenant la parole, la représentante de WILDAF Mali, Mme Touré Coura Bouaré a estimé que le Mali, depuis quelques années fait face à une crise multisectorielle creusant  un fossé entre les citoyens. A cet effet, les efforts se convergent pour en venir à bout de la toxicomanie, ce phénomène silencieux, qui se propage dans le milieu jeune.  Elle a déploré que notre pays jadis, zone de transit de stupéfiant est aujourd’hui, un potentiel consommateur, avec la saisine d’environ 128 tonnes de drogues par la douane, entre juin 2024 et juin 2025.

Toutefois, dira-t-elle, selon les données de l’Office Central des Stupéfiants  (OCS), au cours de l’année 2024, des quantités considérables de drogues ont été saisis, notamment : « Cannabis : 89 briques, 1.952 kg, 625 boules, 16 paquets et 5.568 sachets, ainsi que la destruction de 20.498 pieds de cannabis ; Skunch : 30 kg 12 grammes et 2.206 sachets ; Kusch : 121 kg, 34,5 boules et 1.479 sachets ; Cocaïne : 31 kg 325 grammes et 4.078 doses.; Dérivés d’héroïne : 130 grammes et 1.964 doses.»

Cependant , souligne -t-elle,  les conséquences de ce fléau, qui compromet l’avenir du pays se font sentir à tous les niveaux : une multiplication des actes de violence, augmentation des cas d’overdose, suicide, meurtre, troubles mentaux, décrochage scolaire, marginalisation sociale, augmentation des réseaux criminels.

Elle a félicité les partenaires pour leur leadership et leur engagement en faveur de la lutte contre la toxicomanie.  «  Votre dévouement et celui de votre équipe sont des piliers essentiels dans la réussite de cette initiative (la lutte contre la drogue) et dans la construction d’un environnement sain et propice à la paix et au vivre ensemble », a-t-elle déclaré.

Dans son discours d’ouverture  la Directrice de la Promotion de la Femme  de l’Enfant et de la Famille, Mme Djélika Coulibaly s’est réjoui de cette présente initiative qui a permis un cadre d’échange sur les causes et conséquences individuelles et collectives de la consommation de drogues et de stupéfiants dans notre société.

Il est à noter qu’au cours de la cérémonie, trois (3) panels ont été débattus par des experts de l’OCS, du Club Malien de Convergence et l’ONG Terre des Hommes, à savoir : les impacts de la consommation, les dispositifs de prise en charge et les actions urgentes à mener.

En effet, après des interventions ciblées des femmes leaders et des experts, il a été question de discuter des défis et opportunités. Plusieurs recommandations ont été apportées afin de protéger la jeunesse et renforcer la résilience sociale. Une photo de famille a mis fin aux travaux.

Aissetou CISSÉ

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *