Dans le cadre de la poursuivre du dialogue et de la sensibilisation sur le diabète, qui touche chaque année, des milliers de personnes au Mali, les responsables de l’association « Ensemble pour le Mali » dirigée par Mme Aïssata Boundy, ont tenu le jeudi 12 décembre 2024, dans la salle de conférence du Centre de médecine du Sport, les Journées d’échange d’EPUViMAM volet II. Ces journées d’échanges sont placées sous le thème : « Les rencontres du diabète, témoignages des diabétiques : les médecins à l’écoute».

Le représentant du ministre de la Santé et du développement social M Abdoulaye Koné, qui présidait la cérémonie avait à ses côtés, celui de l’OMS Dr Ousmane Sow, le directeur du Centre de médecine du Sport Dr Bagna Baby, Dr Kadidia Konaté, médecin diabétologue, le médecin Chef du Centre de lutte contre le diabète(CLCD), Dr Boukenem Lehbib et de plusieurs malades de diabète.
En effet, Mme Fatimata Boundy, témoigne que son état de diabète ne l’a pas empêché de faire son pèlerinage, ajoutant que le diabète nécessite une surveillance sérieuse de la part des patients. Elle suit régulièrement les conseils donnés par son médecin et s’en félicite pour l’amélioration de son état de santé. « Je ne dirais pas que mon taux est totalement stable, mais aujourd’hui, ça va ». Cet autre intervenant, diabétique lui aussi, depuis quelques années, affirme que les maliens sont en grande partie, exposés au diabète, à cause de la consommation des aliments sucrés. En outre, Dr Djibrilla Maïga, salue l’association « Ensemble pour le Mali » pour cette initiative. Il préconise la pratique du sport et déconseille fermement la sédentarité, l’auto-médicamentassions surtout de ne pas s’affoler devant la maladie de diabète.
Par ailleurs, les mêmes conseils ont été évoqués par M Dantouma Koïta, proche d’une mère diabétique décédée il y a quelques années. Il invite l’entourage des malades de diabète à jouer pleinement leur rôle d’accompagnement. C’est ainsi que cet octogénaire M Keoulé Keïta soutiendra qu’il faut bien se discipliner avec le diabète et de respecter rigoureusement les conseils de son médecin. Il se souvient encore quelques conseils qui lui ont été donnés par son médecin dans les années 1970 à Paris, début de traitement de sa maladie. « Pour vivre longtemps avec le diabète, il faut diminuer le sel, le sucre et l’huile », a-t-il rappelé. Pour lui, il faut prendre soins aux aliments pour les diabétiques et de faire beaucoup d’efforts pour que ces derniers puissent supporter davantage la maladie.
Les médecins qui prêtaient oreilles aux difficultés et défis des différents intervenants diabétiques se disent heureux et rassurés. Ils ont recommandé entre autres, l’accompagnement des familles qui jouent selon eux, un rôle important dans la prise en charge des malades de diabète et de faire le dépistage régulier dans les différents centres de santé à travers tout le pays.
La présidente de l’association « Ensemble pour le Mali » Mme Aïssata Boundy, l’initiatrice de ces journées d’échanges entre médecins et malades du diabète es tune bonne initiative, maladies et Médecins partagent les mêmes sentiments des médecins. Elle estime que le diabète n’est pas une fatalité et d’ajouter que grâce au congrès de la médecine et une meilleure compréhension de la maladie, il est possible de vivre avec le diabète et de mener une vie normale. Pour y parvenir, dit-elle, « il est essentiel de travailler ensemble, de partager des connaissances et expériences en vue de lutter efficacement contre ce fléau ». Avant d’inviter toutes les sensibilités du Mali, à s’unir pour le même objectif qui est d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de diabète.
Yacouba COULIBALY






