LEADERSHIP FÉMININ ET GOUVERNANCE SPORTIVE INCLUSIVE AU MALI.

Le mémorial Modibo Keita a servi de cadre à un séminaire National de trois (3) jours,  une rencontre organisée par le Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM). Du 22 au 24 octobre 2026, le Comité National Olympique et Sportif du Mali, à travers sa Commission Femmes et Sports. « Leadership féminin et gouvernance sportive inclusive au Mali : de l’engagement à l’action » était le thème de la rencontre. Ce séminaire faisait suite à celui des 20 et 21 juin 2025 dernier, « Briser le plafond de verre ». Il visait quatre résultats : valider un Plan d’action 2026-2028, obtenir de chaque fédération au moins un engagement concret, adopter une Déclaration nationale et installer un dispositif de suivi. Il a réuni des responsables du CNOSM, des fédérations sportives nationales, du Ministère chargé des Sports, des partenaires, des universitaires, des athlètes et des journalistes, ainsi que Mme Germaine MANGUET, Présidente de la Commission Femmes et Sport de l’ACNOA Zone II.

La thématique du Jeudi 22 octobre, premier jour de travail, portait sur « comprendre et contribuer au Plan d’action ».  Après la cérémonie officielle d’ouverture, la première communication a dressé l’état des lieux : « les femmes n’occupent en moyenne qu’environ 17,6 % des sièges des comités exécutifs, des fédérations étudiées, du fait des barrières structurelles, culturelles, organisationnelles, symboliques et individuelles. » Ensuite, ce fut au panel de consacrer son travail aux parcours des femmes leaders du sport malien, de montrer que ces barrières peuvent être franchies par la formation, le soutien des pairs et l’audace. Le projet de Plan d’action, présenté en communication 2, a été examiné axe par axe, dans cinq ateliers.

Toutes les actions ont été jugées pertinentes et réalistes. Les ateliers ont proposé deux actions nouvelles : une commission des athlètes mixtes, comptant au moins 30 % de femmes, et le maintien et la reconversion des femmes vers les responsabilités et précisé une vingtaine d’actions. L’axe 3 a été élargi au plaidoyer et au lobbying. Le Vendredi 23 octobre, jour 2 concernait la mobilisation, l’engagement et la contribution à la Déclaration Un second panel, s’est penché sur le rôle des fédérations, a partagé les bonnes pratiques applicables au Mali, notamment l’expérience du Comité Olympique Cap-Verdien, du Comité National Paralympique et de la Commission Femmes et Sport du CNOSM.

La troisième communication a présenté la fiche d’engagement, puis l’atelier « De l’intention à l’engagement » qui a permis à 28 organisations sportives de formaliser leurs engagements. Les plus fréquents portent sur la formation des femmes au leadership, la présence d’au moins une femme dans chaque délégation, des cibles chiffrées de représentation, la création de commissions Femmes et Sport et la désignation de points focaux. Plus rares, mais essentiels : la prévention du harcèlement, les budgets dédiés et la révision des statuts.

Après la quatrième communication, trois (3) ateliers ont examiné le projet de Déclaration : 109 participants, dont 82 femmes. Le texte a été jugé exact, ambitieux et cohérent. Les ateliers ont demandé de renforcer l’inclusion des femmes en situation de handicap et des femmes des régions, la protection des femmes et des filles contre toutes formes de violences, et d’élargir les appels au secteur privé et à la société civile. Samedi 24 octobre, le thème était axé sur le plaidoyer, la validation et le passage à l’action Le troisième panel de haut niveau, a montré comment passer de l’engagement institutionnel au changement durable : volonté politique, textes, formation dans l’enseignement supérieur, exemplarité des dirigeants et accompagnement de l’État.

La plénière quant à elle, a validé le Plan d’action 2026-2028 (cinq axes, trente actions) et adopté la Déclaration nationale de Bamako. Sur proposition du Comité de rédaction, les quatre points en suspens ont été chargé de cibler d’ici la fin 2028; au moins une femme dans le comité exécutif de chaque fédération dont le renouvellement est prévu d’ici à fin 2028.

Atteindre l’objectif des 30 % de quotas  de femmes, dans les instances dirigeantes et l’atteindre au terme du prochain cycle électif. Aussi, ce seuil de 30 % sera inscrit dans les statuts du CNOSM et proposé aux fédérations à travers le guide-modèle statutaire. Au moins chaque organisation crée une ligne budgétaire dédiée à la promotion du leadership féminin, dotée de ressources conséquentes, sans pourcentage uniforme imposé. Le Respect des engagements qui consiste pour chaque fédération à travers son point focal de  rendre compte tous les six mois, sous peine de sanction disciplinaire du CNOSM (rétention de financement ou non-éligibilité de projets). La cinquième communication a installé le dispositif de suivi-évaluation, qui est un point focal par fédération ; un tableau de bord : des rapports semestriels au 30 juin et au 31 décembre ; un rapport annuel public et une revue à mi-parcours fin 2027 et une évaluation finale fin 2028.

La matrice consolidée des engagements a été présentée et les points focaux confirmés.

Les Principaux résultats attendus sont entre autres :Un Plan d’action 2026-2028 validé, enrichi par les contributions des participants; Une déclaration nationale de Bamako adoptée, ouverte à la signature des fédérations nationales; Une matrice des engagements couvrant 28 organisations sportives, avec leurs points focaux. Et enfin un dispositif de suivi installé, avec un premier rapport semestriel attendu le 31 décembre 2026. Les Recommandations sortis de ces trois jours  sont de créer le Réseau des femmes leaders du sport malien, qui rassemblera les dirigeantes, les anciennes championnes, les arbitres, les entraîneures et cadres pour l’entraide , mais aussi le mentorat et le plaidoyer, en s’appuyant sur les associations de femmes existantes (action A2.6 du Plan d’action) .

Et aussi Faire confirmer les engagements par les Présidents des fédérations dans 30 jours et officialiser les points focaux ; Compléter chaque engagement avec une cible, un indicateur, une échéance, un responsable et une preuve de réalisation ; Obtenir les fiches des fédérations qui n’en ont pas encore remis, pour tendre vers les 54 fédérations ; Mobiliser l’État, la Solidarité Olympique, l’ACNOA et les partenaires pour financer la mise en œuvre du Plan. Publier les versions définitives du Plan et de la Déclaration, puis le rapport général du séminaire.

Mady TOUNKARA

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