Le grin littéraire initié par la FAC-MR, a reçu le samedi 24 octobre 2026, l’économiste à la retraite non moins auteure du livre « Douleurs et souffrances silencieuses de femmes », Mme Konaré Nafissatou Guindo. Un livre qui dépeint les difficultés des femmes qui souffrent dans le silence au quotidien.
Cette rencontre s’est tenue au sein de la bibliothèque Sira Diop à Darsalam, dans le 3e arrondissement de Bamako, en présence de la secrétaire exécutive de la fondation Femmes d’Afrique et Culture-Mémorial de Rufisque (FAC-MR) Mme Daoulé Diallo Ba et de plusieurs élèves et membres de la fondation.
Dans son livre « Douleurs et souffrances silencieuses de femmes » édité par les éditions « La Sahélienne », l’auteure explique les « mécanismes qui ont conduit à la paupérisation des ménages maliens et propose des pistes concrètes pour réhabiliter le monde rural et redonner aux femmes leur rôle central d’éducatrices et de citoyennes respectées ».
Mme Konaré Nafissatou Guindo raconte sa motivation : « La première réalité que j’ai acceptée difficilement, c’était de voir des femmes en permanence dans la rue, assisses dans la rue, mangeant dans la rue, vendant dans la rue, souvent accompagnées de petits enfants qui tètent ou sont par terre. Cela n‘était pas courant dans mon enfance et c’est la raison principale qui m’a poussée à vouloir faire quelque chose pour qu’elles puissent rester à la maison, s’entretenir, et s’occuper des enfants », a-t-elle indiqué. Elle ajoute : « Mon ouvrage s’articule autour des récits des femmes que j’ai rencontrées dans ma vie parce que, j’ai été pour les aider, leur faire des projets de développement et ces femmes m’ont impressionnées, j’ai donc essayé d’écrire leur vie » a confié Mme Guindo. Avant de souligner le cas de Aïché, qui, a bravé tous les obstacles de la vie notamment, le mariage forcé, les difficultés scolaires entre autres, avant de créer une école de fortune au profit des enfants délaissés.
L’ancienne ministre Mme Diallo Aminata Sidibé témoigne : « C’est un livre merveilleux, rempli d’enseignement, très éducatif et d’actualité. Il apporte beaucoup de solutions aux systèmes éducatifs maliens », dit-elle soutenant que l’école malienne a besoin de guide et de lumière comme l’auteure Mme Konaré Nafissatou Guindo.
Pour Mme Sidibé, l’écrivaine a apporté sa contribution au système éducatif en donnant des pistes pour l’amélioration des conditions d’apprentissages des élèves ; pour un meilleur accès à l’école ; d’aider les femmes dans leur vie personnelle, entre autres. Et d’inviter les élèves à écrire, mais, ajoute-t-elle, pour le faire, il faut d’abord étudier avant de laisser entendre que c’est l’école qui permet d’écrire.
Aussi, Mme Madelaine Gbedo du Benin ajoutera : « je félicite beaucoup l’auteure. Ce qu’elle traite comme sujet, est celui que nous vivons aujourd’hui. C’est la réalité que toutes les femmes vivent au quotidien », a-t-elle témoigné.
Enfin, rappelons que l’ouvrage analyse « comment les programmes d’ajustements structurels et l’urbanisation forcée ont brisé les solidarités anciennes sans offrir de filet de sécurité, transformant les femmes en « bêtes de somme » urbaines. Malgré la dureté du constat, l’ouvrage célèbre la solidarité féminine, la générosité dans le dénuement et la capacité de ces femmes à se réinventer ».
Yacouba COULIBALY










