Cette 3ème édition a eu lieu le jeudi 27 août 2026, au Centre international de Conférences de Bamako (CICB), avait comme thème : « Conceptualiser les chaines de valeur : de la production responsable à la consommation durable ».
La cérémonie a été marquée par la présence de la représentante de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Kadia Dicko, du gouverneur du District de Bamako, M. Abdoulaye Coulibaly, la présidente et fondatrice de l’ONG Wassa Karité, Mme Diakité Mariam Koné et de plusieurs organisations féminines.
Au cours des échanges, les recommandations retenues ont été entre autres : d’accélérer l’industrialisation du karité et des produits locaux ; de renforcer les investissements dans les unités de transformation ; de favoriser l’accès aux financements pour les femmes et les jeunes ; de développer les exportations des produits transformés ; de promouvoir la consommation des produits maliens, de faire du Mali un leader africain de la transformation du karité.
La présidente de l’ONG Wassa karité rappellera que le Mali dispose d’un potentiel exceptionnel avec des millions d’arbres de karité repartis sur une grande partie du territoire national et une place de premier plan parmi les producteurs mondiaux. Pourtant, ajoute-elle, : « malgré cette richesse, une grande partie de notre production continue d’être exportée sous forme brute, avec une faible valeur ajoutée pour notre économie », a-t-elle déploré.
Elle a surtout insisté sur l’industrialisation tout en priorisant les femmes rurales : « Aucune industrialisation durable ne sera possible sans les femmes. Les femmes sont au cœur de la filière karité. Elles sont les gardiennes d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération, mais qui doit être modernisé. L’autonomisation économique des femmes rurales doit rester une priorité nationale. Le développement de la filière karité constitue aujourd’hui, l’un des moyens les plus efficaces de renforcer leurs revenus et leur indépendance économique », a soutenu Mme Diakité Mariam Koné.
Pour Mme Koné, l’industrialisation du karité doit aller de pair avec celle de nos produits locaux, notamment, le fonio, le miel, le sésame, le néré, les fruits transformés, les céréales locales, les plantes médicales et l’artisanat malien, qui constituent selon elle, des trésors encore insuffisamment valorisés. « Nous ne pouvons pas bâtir une économie forte en exportant uniquement des produits bruts sous peu développés », a-t-elle martelé.
Aussi, la présidente de l’ONG Wassa karité estime que les défis résident dans la transformation, la labellisation et la commercialisation sur les marchés mondiaux. C’est ainsi, qu’elle invitera toutes les sensibilités du Mali et les partenaires techniques et financiers à accompagner davantage les coopératives féminines, les PME et les jeunes entrepreneurs qui souhaitent investir dans la transformation locale. Avant de laisser entendre que le manque d’équipements modernes, de financement et d’unités industrielles demeure un frein majeur à la compétitivité de la filière.
Les travaux de cette 3e édition ont été clôturé par la visite des stands agricoles, notamment des produits locaux transformés par les femmes de l’ONG Wassa karité.
Yacouba COULIBALY








