LA PANAFRICAINE ÉDITION 2026 À LA FAC – MR

Dans le cadre de la célébration de la panafricaine 2026, le siège de la Fondation Femmes d’Afrique et Culture-Mémorial de Rufisque (FAC-MR) a servi de cadre à une conférence débat. C’était le samedi 08 août, à Dar Salam. La cérémonie était présidée par Mme la Directrice Nationale de la Promotion de la Femme de l »Enfant et de la Famille, Mme Kanté Fatoumata Diacoumba, à ses côtés la présidente de FAC – MR Mme Konaté Aminata Traoré, d’anciennes ministres, des membres du CNT et la conférencière Mme Ly Fatoumata Kane. La modération était assurée par  Maïga Fatoumata Sogona.

Mme la Présidente de FAC – MR, dans ses propos a affirmé que pendant plusieurs décennies, l’école de Rufisque a accueilli de jeunes africaines venues du Dahomey (actuel Benin), de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

Bien au-delà de sa vocation de formation d’enseignantes. Rufisque fut un véritable creuset du panafricanisme. Ces jeunes femmes y ont appris à vivre ensemble, à partager les mêmes idéaux et à développer un esprit de solidarité qui dépassait les frontières héritées de la colonisation, a t-elle dit.

Mme Konaté a souligné que de retour dans leurs pays respectifs, elles ont contribué à la construction des jeunes États africains, en occupant d’importantes responsabilités dans l’enseignement, l’administration, la diplomatie, la culture, la vie politique et le développement. L’histoire de la FAC-MR est intimement liée à celle du mouvement panafricain des femmes.

Elle a ajouté que le 31 juillet 1962, à Dar es Salam, en Tanzanie, des femmes venues de plusieurs pays africains indépendants ont créé la Conférence des Femmes Africaines, première organisation continentale des femmes africaines, un an avant la création de l’Organisation de l’Unité Africaine.

Elle a rappelé qu’en 1974, lors du Congrès de Dakar, la délégation malienne conduite par Madame Keita Aoua Thiéro, ancienne élève de Rufisque, participa aux décisions historiques ayant conduit à la création de l’Organisation Panafricaine des Femmes et à l’institution de la Journée panafricaine de la Femme, célébrée chaque année le 31 juillet.

Ensuite elle a ajouté qu’en rappelant cette histoire, nous rendons hommage à ces pionnières dont l’engagement continue d’inspirer notre action. La FAC-MR s’attache à préserver cet héritage, non par devoir de mémoire uniquement, mais parce qu’il demeure une source d’inspiration pour relever les défis auxquels les femmes africainees sont aujourd’hui confrontées.

Selon Mme Kanté Diacoumba Fatoumata, le Mali célèbre cette année la Journée panafricaine de la Femme sous le thème: «  L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la Vision 2063 du Mali. «

Ce thème rappelle que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement constitue un droit fondamental et un enjeu majeur pour la santé, la dignité et l’autonomisation des femmes. En effet, les femmes étant au cœur de la gestion quotidienne de l’eau dans de nombreuses communautés, leur implication dans la gouvernance et la gestion durable des ressources en eau est indispensable, a t-elle noté

« La conférence-débat qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle offre une opportunité de réfléchir aux moyens de renforcer la participation des femmes à la gestion durable de l’eau et de l’assainissement et de partager des expériences susceptibles d’inspirer des actions concrètes », pense Mme Diacoumba.

Pour clore ses propos Mme la directrice nationale de la Promotion de la Femme de l »Enfant et de la Famille, a réitéré l’engagement de Mme la ministre de la Promotion de sa disponibilité à accompagner toute initiative contribuant à l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles et au renforcement de leur participation au développement du pays.

La conférencière Mme Ly Fatoumata Kane a abordé la thématique avec précision sur les problèmes liés à l’eau, le changement climatique, le problème de financement et d’investissement. L’accès à l’eau potable de 65% était prévu pour 2015, mais en deçà jusqu’à cette année 2026. L’accès à l’eau est financé à 98% par les partenaires techniques et financiers. Le programme d’accès à l’eau potable est d’offrir à toute la population une eau saine et adéquate. Le secteur souffre aussi des problèmes liés aux transferts de compétences au niveau local et national, entre autres a signifié Mme Ly.

La conférence s’est terminée par des questions-réponses et des contribution pertinentes des participantes.

Mady Tounkara

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