Le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) a reçu, le samedi 11 juillet 2026, à son siège national à Hamdallaye ACI 2000, une délégation du collectif « Justice pour Yaya Cissé ». Face à l’état de santé du détenu et aux besoins d’accompagnement de ses proches, le CSDM s’associe aux démarches. Un plan d’action humanitaire et légal a été validé, comprenant l’organisation d’une levée de fonds internationale et l’appui aux procédures de demande de révision du dossier.
La rencontre s’est tenue sous la direction du président du CSDM, M. Baidy Dramé, assisté de son vice-président, M. Kandé Sidibé. Le bureau a échangé avec M. Kalil Sarmoye Cissé, président du Collectif, accompagné des membres de la famille du détenu.
Cette concertation, initiée en marge du 16ème Conseil suprême de la diaspora, vise à structurer l’assistance à apporter à Yaya Cissé, en sa qualité de ressortissant malien à l’étranger. Condamné initialement en Mauritanie, son transfert à la prison centrale de Kénioroba au Mali, a été fait il y a un peu plus d’un an et qui s’est déroulé dans le cadre de la coopération judiciaire bilatérale. La famille sollicite désormais des précisions administratives sur son statut actuel et prépare la constitution d’un conseil juridique pour mener les démarches requises.
Point de la situation sur l’état de santé et le suivi médical
Le Collectif et la famille ont partagé leurs observations concernant la condition physique de Yaya Cissé, après 14 années de détention (13 ans en Mauritanie et plus d’un an au Mali). Le détenu requiert une attention médicale continue en raison de pathologies cardiaques et d’une hypertension artérielle documentées.
Lors d’une visite le 11 juin dernier, les membres du Collectif ont pu constater la fragilité de son état de santé. Les autorités compétentes ont formellement autorisé la réalisation d’un bilan médical. La famille précise toutefois que l’ensemble des examens programmés n’a pas pu être finalisé au cours de la même journée, et formule le souhait que le diagnostic soit complété afin de définir les soins adaptés.
Gestion des charges financières et démarches auprès des organismes
Face à la spécificité de son état de santé, la famille de Yaya Cissé apporte un soutien constant en prenant en charge les compléments nutritionnels et les traitements médicaux spécialisés qui ne sont pas disponibles en milieu carcéral. Pour faire face à ces coûts, le Collectif a sollicité l’accompagnement de plusieurs entités : La CNDH, partenaire du dossier depuis 2019, la Commission Nationale des Droits de l’Homme a indiqué, par la voix de sa présidente par intérim, ne pas disposer de lignes budgétaires nécessaires pour un soutien financier direct. Selon le président du Collectif, Kalil Sarmoye Cissé, le soutien de la CNDH s’est fortement réduit depuis quelques temps.
Le CICR : L’organisation humanitaire a répondu favorablement à la sollicitation et prévoit d’effectuer prochainement une visite médicale spécialisée à la prison de Kénioroba ; Le rapprochement familial : Le Collectif recherche les financements requis pour organiser le transport aérien sécurisé de l’épouse mauritanienne de Yaya Cissé et de leur fille, de Nouakchott à Bamako.
Le CSDM et le Collectif ont validé d’un commun accord une feuille de route articulée autour de deux axes principaux : Une levée de fonds internationale : Le CSDM parraine l’ouverture d’un compte bancaire et d’un compte PayPal administrés par le Collectif. Ces canaux permettront de recueillir les contributions volontaires destinées aux frais de santé et à la défense du détenu.
Aissetou CISSÉ








