Du 3 au 6 juin 2026, s’est tenu à Bamako, le premier forum panafricain des médias avec plus de 20 pays représentés dont le Maroc comme invité d’honneur. Les femmes des médias ont activement participé aux travaux. Elles témoignent ici, de la réussite dudit forum et de leurs souhaits quant à la pérennisation de l’évènement et la mise en application des recommandations issues de ces assises, pour que le narratif africain devienne une réalité.
Mme Dado CAMARA, Directrice de publication de l’hebdomadaire « L’Annonceur » et présidente de l’Alliance des professionnelles de la presse écrite du Mali (APPEM) :
Ce forum a permis de rassembler les journalistes africains pour parler d’une même voix. Donc ce forum a été un cadre parfait pour renforcer le réseautage entre les journalistes africains, afin qu’ils puissent collaborer pour mieux informer les populations. Toute chose qui va permettre aux journalistes africains de raconter leurs propres histoires. Je suggère que la Maison de la presse, en collaboration avec les organisations professionnelles des médias, continue la réflexion pour préparer la 2ème édition. Je félicite la Maison de la presse et la commission d’organisation pour cette initiative première qui a été une réussite. Vivement la 2ème édition.
Mme Kada TANDINA, journaliste au site d’information Mali 24 et écrivaine :
Je salue déjà ce forum qui a vraiment pu réunir plus de vingt (20) pays d’Afrique. Réunir 20 pays d’Afrique n’est pas vraiment facile. Avoir des participants à l’international ainsi que, dans la sous-région montre que la presse a vraiment besoin de s’unifier et aussi d’écrire ensemble leur narratif pour que l’Afrique ne soit pas oubliée par les africains. Mon souhait est que ça soit continuel. Que le forum qui, est à sa première édition, ne soit pas la dernière. Ce que je peux proposer c’est de documenter tout ce qui va se faire ainsi que les recommandations pour pouvoir les garder et les utiliser à l’avenir.
Mme Mariam Moussa Hari MAIGA, Rédactrice en chef adjointe de Studio Tamani :
C’est une satisfaction générale pour moi parce que j’ai vu la presse malienne mobilisée, l’Afrique francophone présente à Bamako ici. Et pendant ces 3 jours de discussions, j’ai vu la presse locale motivée du matin au soir, participant aux discussions. Donc, on est en train de décortiquer les problèmes de la presse malienne et de la sous-région en générale. C’est un lieu du donner et du recevoir. Nous sommes là, nous sommes à l’école, on partage les expériences et c’est vraiment une belle occasion de s’enrichir en connaissance.
Je tiens à souligner que les femmes ne sont pas restées derrière au cours des travaux de ce forum. Et j’en profite pour dire aux femmes de se lever et de se battre pour leur quotidien. On sait que c’est difficile de lier le travail et l’obligation familiale, mais trouver la bonne recette c’est possible.
De même, je demanderai au gouvernement malien de mettre en place un mécanisme qui peut faire la promotion des femmes dans les médias. Pourquoi ne pas faire la promotion des femmes leaders dans les médias ? Faire présenter leurs parcours de façon exceptionnelle. Pourquoi ne pas initier des bourses à l’interne dans nos écoles pour aider les femmes également à comprendre ce qu’est ce travail. Rien ne s’acquiert étant assis. Il faut qu’on se lève pour arracher notre place. Et surtout à ces jeunes également qui sont là. On nous a donné un carcan. Les femmes sont jolies à la télé, faire la présentation ou les belles voix à la radio. Mais il faut que nous commencions à occuper les rédactions, à être les directrices, les rédacteurs en chefs, à animer des rubriques comme l’économie, le sport, la politique. Pour ce qui est du forum je dirai vivement l’année prochaine. Que ce FOPAME soit une activité qui va se dessiner dans l’avenir, qui va s’éterniser. Que chaque année, on puisse avoir un rendez-vous à Bamako avec les médias africains avec d’autres thèmes.
Mme Fatou DIABY, journaliste reporteur à l’ORTM
J’avoue que le forum a été une réussite absolue parce que déjà, nous avons eu la chance de côtoyer d’autres journalistes d’ailleurs et nous avons appris beaucoup de choses ensemble dans les échanges, notamment, autour des discussions sur les différentes thématiques traitées. Déjà, le thème même de la rencontre est évocateur et on peut dire qu’à travers uniquement ledit thème, le forum est une réussite. On s’est donné des idées durant ces trois (3) jours de discussions. Et pour que la narration africaine soit vraiment à l’image de l’Afrique, je pense que beaucoup de solutions ont été adoptées et seront mises en pratique pour le développement de l’Afrique. Aussi, je pense que si on commence à s’unir, l’Afrique va se relever encore beaucoup plus forte que jamais. Enfin, pour clore mon propos, je demande à ce que ce forum se pérennise. Que les actions concrètes soient posées après. Je dis merci aux organisateurs pour l’initiative, parce que ça a été un espace du donner et du recevoir pour tous les journalistes africains qui y ont pris part et on espère vraiment que ça va continuer.
Mme DIARRA Djénéba KEITA, journaliste réalisatrice et présidente des femmes de l’ORTM :
Je suis très contente de l’organisation de ce forum. Et je préfère aussi dire aux dirigeants et aux organisateurs dudit forum d’en organiser beaucoup. Il faut qu’il y ait beaucoup de foras, de grandes rencontres pour qu’on échange. C’est dans les échanges qu’on saura le niveau de tout un chacun, parce qu’aujourd’hui, être journaliste n’est pas facile. Ce n’est pas parce que tu veux, que tu peux être journaliste. Il faut passer par des écoles de journalisme.
Ensuite, je rappelle mes confrères que nous sommes en situation de guerre. Nous devons faire attention aux informations que nous relayons. Nous sommes issus de cette population et c’est elle qui souffre en premier. Vraiment, je donne un conseil à tous mes confrères, femmes ou hommes qui sont dans le métier du journalisme de revoir leurs publications.
Mme TRAORE Hanane KEITA, Directrice du quotidien Nouvel Horizon :
Franchement, je suis très ravie parce que c’est la première édition et en voyant ce monde, tu te rends compte que ça a été vraiment un succès. Surtout, quand on raconte que la situation sécuritaire est inquiétante et que plus de 20 pays se mobilisent, le résultat ne peut qu’être satisfaisant. Bravo au président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté. J’espère que tous les sujets qui ont été abordés durant ces quatre jours seront pris en compte. Bref, je suis très contente parce que je vois que tout va bien et que les gens continuent à aller et venir et que le pays n’est pas enclavé. Et ça fait chaud au cœur.
Mme Charlotte GUEZERE, journaliste présentatrice à la télévision Togolaise :
Je suis impressionnée par le déroulement de ce forum dont nous sommes à son quatrième jour. Et depuis le début, je pense que la mobilisation sur l’évènement est à saluer. Cela prouve de l’engagement de la volonté exprimée de nous journalistes, des professionnels de médias, mais pas que, des universitaires. En tant que femme surtout, ce quatrième jour, j’ai été très ravie de voir qu’il y a eu un panel consacré à la représentativité des femmes dans les médias. C’est important pour nous qu’on en parle pour que les gens comprennent ce que nous également jouons comme rôle dans le traitement et la transmission de la bonne information. Donc, dans son ensemble ça a été un succès. C’est pour nous le lieu de dire merci au peuple malien pour l’accueil chaleureux, mais également aux autorités maliennes mais surtout, la Maison de la presse de Bamako, pour avoir donc porter cette initiative. Nous souhaitons bon vent au projet. Et à nous revoir l’année prochaine pour évaluer les résultats, les retombées concrètes de tout ce qui a été discuté durant ces quatre jours ici à Bamako.
Témoignages recueillis par Yacouba COULIBALY













