
Le gouvernorat du district a abrité ce 05 mai, un point de presse organisé par le Réseau Stratégique des Observateurs de la Confédération AES ( RESO-AES). Le point de presse était animée par Mme Samaké Fatoumata H Traoré, la coordinatrice du réseau. A ses côtés, Dr Kewale Togola, Dr N’Golo Diarra, Maye Assanatou Niaré et le rapporteur Asseyidou A. Maïga, tous des experts du RESO-AE. L’objectif de la rencontre était de condamner l’attaque terroriste du 25 avril et d’apporter le soutien l’expertise à l’AES.
A l’entame de ses propos, Mme la coordinatrice dira que « L’heure est grave, mais l’heure est claire ». Le 25 avril 2026, plusieurs régions de notre pays ont été frappées simultanément par des attaques terroristes coordonnées d’une rare violence. Ce n’est ni un hasard, ni une coïncidence. C’est une attaque méthodique, planifiée, exécutée avec un dessein politique clair. Ce qui s’est passé le 25 avril n’est pas un drame conjoncturel : c’est une réponse asymétrique à notre marche souveraine. Le RESO-AES condamne avec la plus grande fermeté ces actes de barbarie. Nous les condamnons au nom du droit, au nom de la dignité humaine, au nom du peuple malien. »
Pour elle, l’assassinat ciblé du ministre de la Défense et des Anciens combattants, est un crime contre la nation. Parmi les victimes de cette journée funeste, le ministre de la Défense de la République du Mali, lâchement assassiné ainsi que, plusieurs membres de sa famille. On n’assassine pas un ministre de la Défense par hasard. On l’assassine parce qu’il défend sa nation, mais frapper son épouse, ses enfants dans leur sommeil, est l’aveu d’une barbarie sans nom. Cet assassinat ciblé n’est pas seulement un crime de sang, c’est un signal stratégique grave. Nous l’avons noté. La Justice et l’Histoire en tireront les conséquences, a précisé Mme Samaké.
À sa famille endeuillée, à ses compagnons d’armes, à toute la Nation, le RESO-AES présente ses condoléances les plus émues. Cet acte ne brisera pas l’État. Il le soudera. Ainsi, elle a précisé que, derrière la terreur, une géopolitique. Nous, observateurs stratégiques, refusons la lecture émotionnelle des événements. Nous leur opposons la lecture lucide. On ne tire pas au hasard sur un peuple qui se soumet. On tire sur un peuple qui se lève. Le terrorisme n’est pas une fatalité africaine. C’est un instrument géopolitique. Au-delà de la violence cinétique, des dynamiques exogènes et des réseaux transfrontaliers, entretiennent la déstabilisation du Sahel. L’identification précise des responsabilités relève des autorités judiciaires nationales et internationales compétentes. Mais, une chose est certaine: à chaque pas que fait la Confédération AES vers son indépendance, une réponse violente nous est servie. Cette corrélation n’est pas une opinion. C’est une observation.
Elle a ajouté que le violé, l’omerta internationale sur les crimes de masse. Pendant que les peuples du Sahel pleurent leurs morts, le silence des grandes consciences internationales est assourdissant. Quand le Sahel saigne, les conventions de Genève s’enrhument. Un message fort lancé par Mme Samaké. Elle dira « À nos héros, notre gratitude éternelle. Aux Forces de Défense et de Sécurité du Mali, qui se battent jour et nuit, parfois au prix de leur sang. Le RESO-AES, rend un hommage solennel. aux populations civiles éprouvées, aux familles meurtries, aux enfants orphelins, aux veuves silencieuses, nous disons : vous n’êtes pas seuls. Le Sahel vous porte, l’AES vous regarde.
Elle a rappelé que « le RESO-AES est un réseau d’observateurs, de chercheurs, de citoyens engagés au service de la vérité stratégique. Nous fonctionnons en réseau structuré, sous la responsabilité collégiale de la Cellule stratégique régionale qui couvre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Notre Charte de posture nous oblige à la loyauté, à la rigueur factuelle et à la neutralité partisane. Nous ne défendons pas un régime, nous défendons une trajectoire — celle de la souveraineté du Sahel » a noté Mme la coordinatrice.
Mady TOUNKARA






