WANEP MALI ET EUCAP SAHEL MALI, OUTILLENT LES OSC FÉMININES SUR LE NOUVEAU CODE PENAL DANS LE CADRE DU 8 MARS 2026.

Le Wanep Mali en partenariat avec Eucap – Sahel Mali, a organisé une journée de conférence débat sur « le rôle des femmes et des organisations de la société civile dans l’application des nouvelles dispositions du Code pénal au Mali ». C’était ce 31 mars à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye . Une cérémonie présidée par la représentante du Ministre  de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille,  Aissa Seyba, directrice de la Maison de la femme du District ,  à ses côtés, Alexis Kalambry de Wanep Mali et Katia Hoorne de Eucap -Sahel Mali . La conférence était animée par Maitre Habibatou Maïga, la présidente de l’association des femmes juges du Mali et Maître Mariam B Traoré de l’association des juristes maliennes.

Pour Alexis Kalambry, Vice-président du Conseil d’Administration de Wanep, « la rencontre qui nous réunit, constitue un espace d’échanges privilégié pour mieux comprendre les innovations du Code pénal récemment révisé et promouvoir leur appropriation par les acteurs de la Société civile en particulier les femmes et les jeunes. Wanep -Mali demeure résolument engagé aux côtés de ses partenaires pour promouvoir une gouvernance inclusive, renforcer le rôle des femmes dans le processus de paix et de sécurité, et soutenir les initiatives visant à garantir un accès équitable à la justice pour toutes et tous », pense Alexis Kalambry. Il a ensuite  conclu par «  Ensemble, faisons en sorte que les réformes juridiques ne restent pas des textes, mais deviennent une réalité tangible dans la vie de chaque femme et de chaque fille au Mali. »

Dans son discours, Katia Hoorne de EUCAP -Sahel Mali a souligné que le Mali a franchi une étape décisive avec la récente révision du code pénal, qui renforce la lutte contre les violences basées sur le genre, améliore la protection des victimes et rapproche davantage la législation nationale des normes internationales. « Ces avancées sont majeures, mais leur impact dépendra de leur bonne compréhension et de leur appropriation par celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour la sécurité, la justice et l’accompagnement des victimes. ». Katia Hoorne a précisé que nous ne saurions aborder la question des droits des femmes sans reconnaître la contribution essentielle des organisations de la Société civile féminine, en première ligne pour défendre les droits, accompagner les victimes, mobiliser les communautés et porter les voix des femmes dans les instances locales et nationales. Les femmes maliennes restent des actrices essentielles de la cohésion sociale, de la prévention des conflits et de la résilience économique, malgré les discriminations persistantes et les violences qu’elles subissent. « Œuvrer pour leurs droits n’est pas seulement une obligation juridique mais c’est une condition sine qua non pour bâtir un Mali stable, solidaire et prospère », a-t-elle ajouté.

Mme Aissa Seyba  dira que la célébration du 8 mars va au-delà d’une simple commémoration. Elle constitue un moment privilégié pour reconnaître, valoriser et célébrer les contributions inestimables de nos mères, épouses, sœurs et filles à la construction de notre société. Elle a précisé que, ce thème met en lumière l’impérieuse nécessité de renforcer les mécanismes juridiques et institutionnels, afin de garantir une protection effective des droits des femmes et des filles, notamment face aux violences basées sur le genre. Mme la directrice a souligné que malgré les avancées enregistrées, les femmes et les filles au Mali continuent de faire face à de nombreux défis, notamment en matière de violences basées sur le genre, d’accès à la justice et la connaissance des textes juridiques.

Ainsi  Aissa Seyba a affirmé que, c’est dans ce contexte que s’inscrivent les réformes récentes du Code pénal et du Code de procédure pénale, promulgué le 13 décembre 2024, qui constitue une avancée majeure pour le renforcement du cadre juridique national. « Ces réformes introduisent notamment, le renforcement de la répression des violences basées sur le genre ; une meilleure protection des victimes . l’amélioration des procédures judiciaires. Ces innovations traduisent une volonté forte de promouvoir une justice plus équitable et inclusive, en particulier pour les femmes et les filles », a cité Mme la directrice.

Les panelistes ont expliqué le nouveau Code pénal de 2024. Comme elles le disent, aucun code n’est parfait, il y’a des manquements. Et comment la société civile peut se servir de ce code pour défendre les droits des victimes des violences basées sur le genre. Les panelistes ont demandé aux organisations de la Société civile de bien s’approprier de ce Code pénal, afin de défendre les victimes.

Mady TOUNKARA

 

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