
La salle de réunion de l’Agence Nationale des Énergies Renouvelables et des Bioénergies (ANERB) sise l’ex CRES à Badalabougou, a servi de cadre le jeudi 16 avril 2026, à la toute première session du Comité de pilotage du projet national du Programme Africain de Mini-Réseaux (AMP).
La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Energie et de l’Eau, Pr Tiémoko TRAORÉ qui avait à ses côtés le Directeur général de l’ANERB, M. Adama Yoro SIDIBÉ, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Ademonkoun Rodolphe MISSINHOUN et de plusieurs participants.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de l’ANERB, M. Adama Yoro SIDIBÉ a, au nom de l’ensemble du personnel de l’agence remercié le ministre de tutelle, Pr Tiémoko TRAORE et les partenaires techniques et financiers, pour l’appui constant au projet. Il indiquera que ledit projet s’inscrit parfaitement dans la vision nationale en matière de politique énergétique nationale et de stratégie de développement des énergies renouvelables et de développement de l’électrification rurale.

Pour lui, les objectifs principaux sont : Accroitre la viabilité financière des solutions d’énergie propre en milieu rural ; attirer des investissements privés significatifs dans le marché des mini-réseaux solaires ; créer un environnement réglementaire et politique favorable au déploiement massif et à grande échelle de mini-réseaux verts. Avant de laisser entendre : « Nous voudrions rassurer les membres du COPIL et nos partenaires à travers le PNUD que tous les efforts seront déployés pour la mise en œuvre efficiente et efficace du projet, en particulier les orientations et recommandations qui sanctionneront les travaux de la présente session du COPIL », a rassuré le DG de l’ANERB M Adama Yoro SIDIBE.

Pour sa part, le représentant résident du PNUD Ademonkoun Rodolphe MISSINHOUN soutiendra que « le leadership du gouvernement du Mali, à travers la mise en place de ce Comité de pilotage, témoigne d’une volonté claire : piloter l’innovation avec rigueur, transformer les projets pilotes en reformes durables et faire de l’énergie, un levier central de souveraineté, de résilience et de croissance inclusive ». Et d’ajouter que « les mini-réseaux renouvelables représentent un levier stratégique majeur. Ils permettent d’accélérer l’électrification rurale, de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, de soutenir les activités productives locales et de créer un cadre attractif pour l’environnement privé dans un cadre sécurisé », dit-il.
Par ailleurs, M Ademonkoun Rodolphe MISSINHOUN rappelle que le Mali fait face aujourd’hui à « une équation énergétique complexe : une demande d’électricité en croissance rapide (de l’ordre de 10 % par an, un mix énergétique encore fortement dépendant des sources thermiques et un taux d’accès national à l’électricité estimé à 43,6, avec de fortes disparités territoriales ». Selon lui, ces défis sont exacerbés par la volatilité des marchés énergétiques mondiaux et les effets des changements climatiques sur les ressources hydriques. Dans ce contexte souligne le représentant du PNUD : « la transition vers des solutions énergétiques décentralisées, propres et résilientes constituent une condition nécessaire à la transformation économique, à la cohésion territoriale et à la stabilité sociale en parfaite cohérence avec la vision Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement Durable », a-t-il indiqué. Il a réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner le gouvernement du Mali et l’ensemble des parties prenantes, afin de faire de ce projet, une référence nationale et régionale.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau Pr Tiémoko TRAORE a au nom du gouvernement malien exprimé sa gratitude au PNUD et au Fonds pour l’Environnement mondial, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers : « Votre appui constant est la preuve que l’énergie n’est pas seulement une ressource. Elle est la clé de la dignité humaine, de la prospérité économique et de la justice sociale », a soutenu le ministre TRAORÉ. Et d’ajouter que cette première session du Comité de pilotage est un moment décisif. « Elle doit tracer la voie, donner les orientations stratégiques et garantir une mise en œuvre efficace », a indiqué le Chef de département. Avant d’exhorter les participants à examiner avec rigueur les documents soumis, à formuler des recommandations pertinentes et à valider un plan de travail qui soit à la hauteur des attentes du Mali.
Rappelons que ledit projet est mis en œuvre dans le cadre d’un programme régional regroupant 21 pays, grâce à un financement multipartenaire, avec une coordination globale régionale permettant des échanges d’expériences et de bonnes pratiques. Pour le Mali, affirme le Directeur général de l’ANERB, le coût du projet est évalué à 1,25 milliards de F CFA, financé entièrement par le Fonds pour l’environnement mondial et le PNUD.
Les résultats attendus de ce projet sont entre autres, l’état d’avancement du projet est présenté et examiné ; le plan de travail et le budget annuels du projet examinés et validés ; des orientations et recommandations recueillies pour une mise en œuvre réussie du projet, entre autres.
Yacouba COULIBALY






