Le CICB a abrité la célébration de la journée internationale des droits des femmes, organisée par le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires du Mali (REFAMP). C’était à travers une conférence Débat, ce jeudi 12 mars. Elle était présidée par le ministre de la Justice et Des droits de l’homme, Garde des Sceaux, Monsieur Mamoudou Kassogue, à ses côtés Mme Sina Demba, présidente du REFAMP, Mme Sidibé Moussokoro Tounkara, la représentante du ministre de la Promotion de Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme le Maire de la Commune III, Diallo Mariam Djiré. En présence, des anciennes ministres et parlementaires. Le thème de la conférence portait sur « Les droits des femmes et des filles. Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié, et souverain. »
Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Monsieur Mamoudou Kassogue a rendu un vibrant hommage aux anciennes ministres et parlementaires pour les bons et loyaux services rendus à notre pays, mais aussi, à travers le combat mené dans le cadre du Réseau (REFAMP). « Le thème de cette conférence Débat est non seulement d’actualité, mais il est révélateur de l’importance du rôle social, crucial que les femmes sont amenées à jouer dans le contexte particulier de notre pays. Il se caractérise par des défis aussi complexes que difficiles. Vous ne voyez qu’un simple slogan, mais ce thème invite à l’accès, dans le but de créer des conditions de mobilisation de toutes les intelligences, toutes les énergies pour relever les défis auxquels notre pays est confronté », a affirmé le ministre.

Il a souligné que dans cette dynamique un accent particulier doit être mis sur le rôle des femmes pour la simple raison, que c’est la frange majoritaire de la population, elles sont au cœur des questions liées à la sécurité, à la paix, à la stabilité, et à la cohésion sociale. En effet la situation actuelle de notre pays, comme d’autres dans le monde confrontés au terrorismes et d’autres criminalités transfrontalières organisées, interpellent au-delà du pouvoir publique, la conscience humaine avec l’atrocité des violences perpétrées par des organisations terroristes, criminelles, soutenues par des sponsors et leur politique impérialiste, ont décidé de semer le chaos dans nos états, pense le ministre.
« La thématique de cette conférence renferme des mots clés, suffisamment importants pour la femme malienne, pour le pays. Je vous parle de l’équipe de l’Union, de résilience et de la souveraineté. Comment peut-on parler du Mali de demain, sans promouvoir des politiques et mécanismes qui vont assurer non seulement des droits pour les femmes et des filles, pour l’émergence d’une société juste mais aussi, en tant qu’un principe de gouvernance pour leur pleine participation à la vie politique, social et économique. C’est pas seulement la liberté de chance prévue, garantit par les instruments juridiques, nationaux et internationaux, c’est surtout l’égalité des moyens, facilite l’accès des femmes aux crédits, aux technologies de pointe, aux fonciers et aux sphères de décisions », a ajouté le ministre kassogue.
Ainsi le ministre a rappelé que c’est le rôle de l’État de venir en interaction croissante, de comprendre cette réalité non seulement dans la conception des politiques publiques, mais aussi dans leur mise en œuvre effective. Je voulais féliciter l’élaboration du premier document de politique genre du Ministère de la Justice et des droits de l’homme, mais aussi la désignation des points focaux genres dans les institutions de services femmes.
Pour la présidente Mme Sina Demba, sous leadership de REFAMP, nous avons décidé de célébrer sur cette thématique. Cette initiative consiste dans notre engagement, à promouvoir les droits des femmes et des filles au Mali, à lutter contre les inégalités et les violences qui les frappent et à construire un avenir juste et plus efficace pour tous. « Le ministère de la Justice a un rôle crucial à jouer dans cette lutte, vous êtes le garant de la Justice, et de l’égalité dans notre pays. Nous vous encourageons à poursuivre ces efforts pour renforcer la législation qui protège les droits des femmes et des filles, pour améliorer l’accès à la justice, toutes formes de violence pour promouvoir l’éducation et la sensibilisation en vue d’un changement de mentalité et de compétences », a noté Sina Demba.

« Nous sortons des états généraux sur la situation de la femme de l’enfant et de la famille, sous le leadership du chef de l’État , le Général d’Armée Assimi Goïta, et le Premier ministre le Général de brigade Abdoulaye Maïga. En ce qui concerne les états généraux, il est ressorti plus d’obstacles notamment (économique, socio culturel ) et la méconnaissance des textes et procédures. Les états généraux ont formulé 11 recommandations dont 17 axes prioritaires mentionnés dans le plan d’action.
Entre autres recommandations, le renforcement de la législation qui protège les droits de la femme et de filles. La promotion de l’éducation et la sensibilisation pour changer les mentalités, des comportements et le soutien des initiatives des OSC qui travaillent pour les droits des femmes et des filles », a rappelé Mme la présidente Sina Demba .
Elle a conclu ses propos en affirmant que, cette conférence vise à réunir les acteurs de la société malienne pour réfléchir ensemble au moyen de renforcer les droits des femme et des filles. Nous visons entre autres objectifs, soutenir la compréhension du thème de cette année, à travers cette conférence débat multi acteurs, formuler des recommandations pour orienter les acteurs clés en soutien aux droits des femmes et des filles. Élaborer un plan d’action interne REFAMP pour la mise en œuvre au moins de trois actions en soutien aux droits de femmes et des filles.
Pour le représentant de coopération Suisse et agence consulaire au Mali, M. Abdoul Wahabi Dieng a rappelé que « la promotion des droits des femmes et des filles n’est pas seulement une question d’égalité ou de justice sociale. Elle constitue également un levier essentiel pour la paix, la stabilité et le développement durable, les expériences à travers le monde démontrant que lorsque les femmes contribuent activement aux processus politiques et aux instances de décisions, elles constituent à renforcer la qualité du dialogue, la cohésion sociale et l’efficacité des politiques. »
« Les femmes sont souvent au cœur des dynamiques communautaires. Elles jouent un rôle moteur dans l’éducation, la méditation sociale, la gestion des ressources familiales et le développement local. Leur participation à la gouvernance renforce donc la résilience de nos sociétés », a ajouté le représentant de la coopération Suisse.
Mady TOUNKARA






