22ème ÉDITION DE LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU 6 FEVRIER « TOLÉRANCE ZÉRO» AUX MGF/EXCISION : UNE MOBILISATION DE TAILLE CONTRE LE PHENOMÈNE

La cérémonie, placée sous la présidence de Mme la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, s’est déroulée le vendredi 6 février 2026 au Centre international des Conférences de Bamako (CICB). Elle avait comme thème national : « Rôles et responsabilités des légitimités traditionnelles du Mali face aux enjeux de l’abandon des MGF/Excision ». 

La ministre de la Promotion était représentée par son secrétaire général M. Salif Tall qui avait entre autres, à ses côtés le représentant de la Coordinatrice résidente et Coordonnatrice Humanitaire au Mali, M. Mohamed Lemine Ould Beiba non moins représentant résident UNFPA , de la représentante de ONU Femmes au Mali, Mme Nizigama Marie Goreth et de plusieurs responsables d’associations féminines.

Dans son intervention, le représentant des partenaires techniques et financiers et Représentant de l’UNFPA, M. Mohamed Lemine Ould Beiba a rappelé qu’en 2003, à la suite d’une conférence organisée par le Ccomité interafricain sur les pratiques traditionnelles néfastes, les Nations Unies ont instauré la journée internationale du 6 février « Tolérance zéro » aux MGF/E afin de renforcer la mobilisation mondiale conte cette pratique.

C’est ainsi, ajoute-il, les gouvernements, les organisations nationales et internationales, les institutions de coopération bilatérale et multilatérales et le système des Nations Unies multiplient les actions stratégiques pour accélérer l’élimination de cette pratique. Avant de laisser entendre que cette aspiration est liée à l’agenda 2030 pour le développement durable sous l’objectif de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles et appelle à l’élimination de toutes les pratiques nuisibles, y compris les mutilations féminines.

Pour le Représentant de l’UNFPA, Mohamed Lemine Beiba : « Malgré les avancées, les statistiques demeurent préoccupantes : 89 % des filles et femmes âgées de 15 à 49 ans (EDS) ont subi une forme de mutilation génitale féminine et, fait encore plus alarmant, 48 % des femmes et des hommes déclarent que la pratique doit être maintenue. Ce constat interpelle l’ensemble des acteurs et appelle à une mobilisation renforcée. »

Pour sa part, le représentant de la ministre de la Promotion de la Femme soutiendra que l’instauration et la commémoration, chaque année, de la journée internationale du 6 février « Tolérance zéro » aux MGF sont la consécration des efforts conjugués par les acteurs nationaux et la communauté internationale engagés pour la transformation des normes sociale néfastes à la santé de la fille et de la femme. Aussi, M. Salif Tall ajoutera que ce thème choisit par la communauté internationale est un appel au gouvernement, et aux organismes internationaux et nationaux de renforcer les mesures et les actions en vue de soutenir davantage l’abandon des violences basées sur le genre notamment, les violences faites aux femmes et aux filles dont les mutilations génitales féminines.

Il a exprimé sa gratitude à l’ensemble des participant-e-s pour leur présence et de rendre un vibrant hommage aux autorités de la transition notamment, au Chef de l’État le Général Assimi Goïta pour son engagement à la promotion et à la protection des droits des filles et des femmes au Mali.  Enfin, M. Salif Tall va réaffirmer au nom de la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille aux acteurs engagés dans cette lutte au Mali, le soutien indéfectible de son département engagé à faire de ce combat, une réalité.

Yacouba COULIBALY

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