14ème EDITION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA RADIO 2025 : LES EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE AU CŒUR DES PREOCCUPATIONS 

   

A l’instar des autres pays, les responsables de la Fondation Hirondelle (Studio Tamani) et de l’Union des radiodiffusions libres du Mali (URTEL) ont célébré le jeudi 13 février 2025, à la Maison de la presse, la journée mondiale de la radio. Le thème national pour cette année est : « La radio face aux enjeux climatiques : Alerter, sensibiliser, agir pour la résilience au Mali ».

Cette cérémonie était placée sous l’égide du ministre de la Communication et de l’Economie numériques de la Modernisation de l’administration, représenté par le secrétaire du département, M Alkaïdi Amar Touré en présence, du représentant national de la Fondation Hirondelle, les directeurs de Studio Tamani, Espérant Mulumba, de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, du président de l’URTEL Mamoudou Bocoum et de plusieurs professionnels des médias.

Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de tous les professionnels de médias disparus au Mali, le président de l’URTEL Mamoudou Bocoum dira « qu’au cours des dernières décennies, grâce aux médias, les concepts liés au changement climatique ont été présentés de manière claire et compréhensible, ce qui a permis au public de mieux cerner la nécessité de protéger notre environnement ».  Aussi, il indique que la radio est aussi l’une des sources d’information les plus fiables, aspect particulièrement important à l’ère de la désinformation et des fausses nouvelles et d’ajouter que cet outil de communication présente également l’avantage de pouvoir émettre en toutes circonstances, y compris en cas d’urgence, de catastrophes climatiques.

Selon M Bocoum, les médias en général et particulièrement les radios de proximité aussi bien géographique que culturelle et linguistique sont incontournables pour la réduction des risques de catastrophes liés au changement climatique. Par ailleurs, il va souligner quelques difficultés auxquelles, les professionnels de la radio souffrent. « Nous souffrons de problèmes de tous les ordres. Le problème demeure les charges de salaires, d’électricité, de téléphonie et autres charges de déplacement, d’entretien du matériel, point important pour la survie de nos médias ».  Et de conclure qu’il n’est pas évident de survivre à côté de nouveaux acteurs qui ont investi l’espace numérique, avant de réaffirmer la disponibilité de toutes les faitières, à investir davantage dans la sensibilisation des auditeurs et auditrices pour un changement de comportement propice à la préservation d’un environnement sain et durable.

La journée a été clôturée par la remise du prix international à l’animatrice de la radio Bèlèkan de Kati, Mme Lalla Keïta pour son engagement exceptionnel et une contribution à la sécurité et à la réduction de la pauvreté. La lauréate réagit : « je suis contente de recevoir ce prix car, cela m’encourage à aller plus loin, je profite de l’occasion pour souhaiter une bonne et heureuse fête à tous les professionnels(les) de radio à travers le Mali et le reste du monde », a-t-elle témoigné avant de soutenir que la radio est un outil efficace au développement du toute une nation.  Ce prix a été décerné par les responsables des radios rurales internationales.

Rappelons que l’UNESCO a proclamé en 2011, la journée mondiale de la radio, et regroupe chaque année, plusieurs acteurs (trices) autour des défis et difficultés du métier.

Yacouba COULIBALY

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