OGOBAGNA , LE FESTIVAL DOGON : L’architecture du pays DOGON, transmission du savoir et du savoir-faire

Bamako abrite depuis le 21 et c,e jusqu’au 27 Janvier 2018, la 4ème Edition du festival culturel Dogon nommé OGOBAGNA sur la place du cinquantenaire. Cette Edition a pour thème « l’architecture du pays Dogon : transmission du savoir et du savoir-faire ». Cet évènement est présidé par Madame la ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo, avec à ses cotés les ministre de la sécurité intérieure et de la protection civil, celui de la solidarité et de l’action humanitaire, le ministre du tourisme, l’ex ministre Kassoum Tapo des droits de l’homme et de la réforme de l’Etat ainsi que plusieurs autres personnalités dont l’ex premier ministre Moussa Mara, les cadres Dogon et sympathisants. Madame N’diaye Ramatoulaye Diallo s’est dit satisfaite du geste de Ginna Dogon, à travers lequel, elle dit trouvé une expression de paix. Elle ajouta que « la culture est une identité et qui dit identité dit valeur sacrée à défendre de toutes forces étrangères »

M.Ambassagou Duo, Président de la commission d’organisation : «Le festival Ogobagna a enregistré en moyenne 25.000 à 30.000 visiteurs au cours des trois dernières éditions. Il se déroule à Bamako sur un site unique de vie et de convivialité, d’expression commerciale, artistique et d’animation culturelle ». Il comprend notamment un village, une foire exposition, un carré de restaurants et des espaces de spectacles. Au nom de la commission d’organisation, je suis particulièrement honoré de souhaiter la bienvenue à tous les festivaliers de Ogobagna4 et plus particulièrement à l’importance délégation venue de la République sœur de Côte d’Ivoire ». A ce festival cosmopolite dont l’autorité suprême est le chef du village Hogon, il est donné au public l’opportunité de découvrir et de redécouvrir les prestations des troupes traditionnelles venues du pays Dogon et d’ailleurs (Ivoiriens et Ivoiro-maliens, Sonrhaï, Peulh, Bambara, Arabe, Touareg, Malinké, Bozo, Bobo etc). Le programme prévoit des cérémonies officielles d’ouverture, de clôture et des récompenses. Le site du festival est ouvert au public 24h/24h sauf en cas de restriction inhérente au plan de sécurité. L’animation du festival est essentiellement assurée par les artistes et les artisans dont ceux venus du pays Dogon. En outre, le festival se déroule à travers plusieurs activités que sont (des consultations médicales et tradipraticiens, des conférences débats, une foire et exposition d’artisans maliens, des prestations de masques, des consultations médicales traditionnelles, des concerts géants, des contes et légendes Dogon, la lutte traditionnelles, des jeux).

M.Amadigué Sagara, membre de la Commission communication du festival Ogobagna4 : « Ogobagna c’est le plat du Hogon et le « Hogon, c’est le chef. Donc, le plat autour duquel tout le monde peut se retrouver. L’idée du festival, c’est que depuis un certain temps, avec l’insécurité dans le pays, le tourisme ne marche plus et le pays dogon vit en grande partie du tourisme. Les artisans se trouvent du coup priver d’activités. Donc, on s’est dit pourquoi ne pas organiser un festival, où on va inviter les gens du villages à venir exposer leurs œuvres d’art, faire des affaires et retourner avec un peu de sous au village. En un mot, on délocalise le pays Dogon pour l’amener à Bamako et aussi, il y’a beaucoup de gens à Bamako qui ne peuvent pas aller là-bas pour découvrir la richesse de la culture Dogon, mais qui peuvent venir au festival durant une semaine pour visiter le village. Le festival est ouvert à tout le monde, cette année principalement, car il y’a plusieurs ethnies qui sont invitées dans les soirées traditionnelles. Comme nous nous trouvons dans un contexte de crise, on a voulu que le message de la paix et de la cohésion sociale soit véhiculer durant ce festival-là, c’est pourquoi on a choisi des parrains et des marraines pour chaque groupe ethnique. Au cours de la soirée traditionnelle, ils vont véhiculer ce message de paix et de cohésion sociale. Pour résumer le festival s’ouvre à tout le monde, tous les Maliens, tous les africains vu que cela à dépasser même les frontières du Mali. Et l’idée, c’est mettre en valeur nos cultures, nos valeurs traditionnelles et ancestrales ».

Mme Moro Aminata Moro, transformatrice de Moringa à l’Institut d’Economie Rurale (IER) : « je suis en train de travailler sur le Moringa pour la promotion et valorisation de la plante, pour que les gens sachent vraiment ce qu’est-ce le Moringa. Le faire consommer aux gens pour qu’ils puissent connaître les bienfaits du Moringa. Nous sommes à la foire pour exposer nos produits, qui sont (les feuilles, les racines, l’huile de Moringa, les graines, ainsi que d’autres espèces d’arbres qu’on peut valoriser. Rien que les plantes, il ne faut pas que les gens oublient que les plantes sont un atout pour le bien-être d’une personne ».

 

Dia N’Doula Dia, créateur de Bogolan : « je suis à ma 4ème Edition du festival Dogon, c’est une identité, c’est le dernier rempart de l’identité culturelle malienne qu’on peut se permettre, de transférer du village dans la capitale. Et nous, nous faisons de l’Arica pinte, l’impression sur la photo du bogolan dans toute sa diversité que ça soit dans la décoration, dans l’ameublement et les tenues vestimentaires, car la charité bien ordonnée commence par soit même. On est fière d’être malien, on est fière d’être africain. Que la paix revienne dans notre pays, que l’eau soit versée pour enterré ce conflit, les maliens sont des frères et sœurs.».

 

Binta Nango, membre de l’Association Ambadigne des femmes de Badiangara : « Nous sommes là pour la valorisation de l’indigo naturel du plateau Dogon. Nous faisons du Bogolan aussi, mais notre base est sur l’Indigo. L’indigo est le bogolan de chez nous, c’est fait avec des plantes cueillies de chez nous et puis mélanger avec d’autres plantes qui viennent aussi de chez nous. L’indigo est purement naturel. C’est depuis nos ancêtres, moi je suis venue trouver ma Maman dedans et je l’ai suivi, et c’est pour cela que je suis là pour l’imiter, car c’est elle la fondatrice de notre association pour qu’on puisse s’entraider ».

Ramatoulaye  Diakité (Stagiaire)

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